Quelques éléments clefs du Grand Prix de Chine

Le Circuit International de Shanghai impose des contraintes modérées aux moteurs

Le Circuit International de Shanghai impose des contraintes modérées aux moteurs. Il n’y a qu’une seule véritable ligne droite où le moteur est poussé à son maximum. Étant donné le nombre (16) et le type de virages, les voitures nécessitent une configuration aéro avec des appuis importants, le moteur étant utilisé à des régimes relativement plus faibles le reste du tour.

La rapide transition entre la Malaisie et la Chine est toute aussi bien préparée à Viry que dans les propres quartiers généraux des équipes. Bien que la préparation pour le Grand Prix de Chine ait commencée bien avant le début de la saison, les derniers ajustements se poursuivent jusqu’au jour J, voire tout au long du week-end de course. Immédiatement après le Grand Prix de Malaisie, RSF1 avait un moteur au banc afin d’aplanir les petits problèmes décelés lors de la course de Sepang et à affiner la cartographie du moteur avec son échappement avant Shanghai. Un seul moteur est utilisé, mais les échappements et les admissions sont modifiés en fonction de la configuration de chaque voiture.

Les résultats des tests spécifiques à chaque équipe sont ensuite transmis aux ingénieurs piste concernés. Ce moteur d’essai servira également lors d’événements de course pour vérifier les informations recueillies par les ingénieurs de Renault lors des différents Grand Prix. Ce travail « dédoublé » signifie aussi que les problèmes peuvent être anticipés avant qu’ils ne surviennent réellement et que le développement se poursuit même lorsque les moteurs sont sur la piste.

La forme du circuit, vu du dessus, ressemblant au caractère chinois Shang, ou "haut" en français, est un ensemble diversifié de virages, regroupant des épingles à cheveux très serrées, des courbes fluides, parfois radiales et deux lignes droites. Les changements constants de direction signifient que la cartographie moteur est extrêmement importante pour s’extraire correctement en sortie de courbe. Les virages 12 et 13 à rayon constant débouchent sur la plus longue ligne droite du circuit, demandant une attention toute particulière.

Shanghai a une des plus longues lignes droites du calendrier de la F1. Les rapports de boite sont donc soigneusement calculés afin de trouver le meilleur compromis entre accélération et vitesse maximale en tenant compte des réglages aéro, la puissance du moteur, la météo, le KERS et l’utilisation du DRS ; un rapport court favorise l’accélération ; un rapport démultiplié permet une meilleure vitesse maximale. Les ingénieurs travaillent donc à créer un ensemble voiture - moteur pouvant faire face à toutes les situations en qualifications et en course, visant à optimiser la performance globale.

[Communiqué de Renault Sport F1]

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Type d'article Actualités