Dossier - L'Allemagne mène la révolution électrique de l'industrie automobile (Partie 1)

Comme dans de nombreux domaines, l'Allemagne est le pivot européen central des efforts réalisés dans le but de faire muer non seulement l'industrie automobile, mais également ses méthodes de production et sa place économique et politique.

G.N., Francfort - Ils poussent tous dans la même direction : les magnats de l'industrie automobile allemande que sont le Dr Dieter Zetsche (Président du Board Daimler), le Dr Norbert Reithofer (Président du board BMW), les Professeurs Rupert Stadler et Martin Winterkorn (respectivement Président des boards Audi et Volkswagen) ou encore Mr Mattias Müller (Président exécutif Porsche), investissent ardemment dans leur idée de futur de l'automobile et du développement industriel bâti autour de la technologie électrique.

Les constructeurs allemands et les grands fournisseurs se sont ainsi donné de la force en s'associant sous l'appellation VDA pour faciliter les échanges internationaux et les conditions d'exportation entre l'Europe et la zone "Amériques".

Révolution en profondeur de toute la société

Le potentiel d'une coopération transatlantique, incarnée derrière le nom TTIP, pousse Outre-Rhin les acteurs à non seulement travailler main dans la main pour promouvoir publiquement la nouvelle technologie, mais à agir politiquement et économiquement parlant, en refondant tout le secteur de la productivité allemande jusqu'au domaine de l'éducation supérieure (qui a besoin de préparer le virage pris par l'industrie en alimentant les tuyaux d'ingénieurs qualifiés pour les thématiques de demain).

Sites de productions, fournisseurs et exploitants ont tous besoin de travailler de concert pour créer une dynamique capable d'offrir des volumes et des conditions de compétitivité permettant de rendre l'électrique viable en tant que business-model.

Car, les constructeurs allemands l'ont bien compris, derrière les changements d'attitude des consommateurs ne demandant qu'à évoluer selon ce que le marché peut proposer, se trouve actuellement une réelle limite d'offre alternative aux véhicules pétrole.

Il faut dire que les véhicules "traditionnels", qui représentent 98% des ventes mondiales en 2015, sont moins coûteux à l'achat comme à l'entretien, mais aussi plus fiables et plus autonomes, sans présenter de contraintes liées à leur utilisation (points de recharge, parkings spéciaux, aménagements à domicile, etc). Bref, qu'il s'agisse de percée auprès des consommateurs comme de l'industrie, rien n'est possible sans une réelle politique commune et sans efforts conjugués de tous les acteurs, allemands comme européens...

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Type d'article Actualités
Tags allemagne, alliance, business, europe, industrie, politique, stratégie, économie