A 40 ans et en LMP2, Marc Gene veut encore gagner Le Mans

B

B.D., Le Mans - Après sept participations au Mans en LMP1, d’abord avec Peugeot puis avec Audi ces deux dernières années, Marc Gene va découvrir une autre facette de l’épreuve mancelle cette année en prenant le volant d’un proto LMP2. A 40 ans, c’est une première pour le pilote espagnol, qui reste le pilote de réserve attitré d’Audi en cas de pépin au Mans cette semaine.

« Il n’y a pas beaucoup de différences entre le LMP1 et le LMP2 pour ce qui est d’aborder la course », a-t-il confié à ToileF1. « On se prépare de la même façon. La seule différence pour moi cette année, c’est que j’avais le double programme en roulant pour Audi en test, avec le programme Ferrari en plus. » En plus de rester dans le giron Audi, Gene reste l’un des nombreux pilotes essayeurs dont dispose la Scuderia en F1.

Après avoir piloté la Peugeot 908 puis l’Audi R18, on pourrait imaginer une petite frustration au moment de prendre le volant de la Zytek-Nissan du team britannique Jota Sport. Il n’en est rien pour un Marc Gene qui prend toujours autant de plaisir sur le circuit manceau.

Le frisson des Hunaudières

« Les LMP2 ont évidemment moins de puissance, mais ça ne fait pas une grosse différence par rapport aux sensations. C’est sûr, dans les Hunaudières la vitesse de pointe est moins importante et on tourne 14 secondes moins vite que les LMP1, mais il y a beaucoup de plaisir et on reste au-delà des 300 km/h », assure-t-il. Des Hunaudières pour lesquelles il porte une affection particulière, et dont il n’hésite pas à glisser deux mots à ses amis pilotes en F1. Quand on écoute Gene, on comprend que dépasser les 300 km/h sur la ‘route de Tours’ reste une expérience à vivre au moins une fois.

Les virages Porsche, eux aussi spectaculaires, sont plus délicats à aborder pour le vainqueur du Mans en 2009 avec le Lion. Il a encore en mémoire sa grosse sortie de route il y a quelques années à cet endroit. Pour le reste, le pilotage d’une LMP2 lui procure certains avantages. « La voiture est ouverte, il y a plus d’air et il y a plus de visibilité, donc c’est mieux. Par contre, c’est vrai qu’en cas d’accident c’est mieux d’être dans une voiture fermée. »

Pour son huitième Le Mans, le changement de catégorie n’affecte en rien les ambitions de Marc Gene. L’objectif est identique : gagner ! « Jota a gagné beaucoup de courses mais n’a jamais gagné au Mans, et je sais que ça leur tient à cœur », souligne-t-il. « Je garde évidemment un grand souvenir de la victoire en 2009 avec Peugeot, et ce serait formidable de retrouver ce podium avec la foule en bas ! »

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Endurance
Pilotes Marc Gene
Type d'article Actualités