Le Mans - Buemi : Impossible d'être favori contre Audi, mais...

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B.D., Le Mans - Le temps a passé depuis la première participation de Sébastien Buemi aux 24 Heures du Mans en 2012. Pour lui comme pour son équipe, le projet Toyota a grandi et les ambitions du constructeur nippon se sont aiguisées. En revenant en Endurance, Toyota visait la victoire dans la Sarthe, et les conditions n’ont jamais semblé être aussi bien réunies que pour cette édition 2014. Une épreuve que le Suisse disputera avec Nicolas Lapierre et Anthony Davidson pour équipiers.

Dans le clan Toyota transpirent une sérénité certaine et une confiance décuplée par les deux victoires obtenues plus tôt cette saison à Silverstone puis Spa, conduisant à un carton plein en WEC. Néanmoins, on ne peut pas aborder Le Mans avec une assurance totale de s’y imposer, même avec un avantage de performance qui s’est confirmé en piste lors de la Journée Test. Plus que Porsche, qui effectue son retour cette saison en LMP1, Buemi sait à quel point Audi est un adversaire redoutable, capable de l’emporter dans toutes les conditions.

« On est dans le match, on peut rouler contre Audi. Ce n’était pas le cas l’année passée », reconnait le Suisse au micro de ToileF1. « On est plus confiants mais on ne part pas du principe que l’on est favori. C’est impossible d’être favori contre Audi, mais on est bien préparés et on est confiants, on a une bonne chance d’être à la lutte pour la victoire jusqu’au bout. » Celui qui est toujours un pilote du programme Red Bull en tant que réserviste F1 sait à quel point le début de saison a mis une certaine pression de victoire sur son équipe. « On ne peut pas se voiler la face après avoir gagné les trois dernières manches du championnat », lâche-t-il avec un large sourire. « La voiture est super bonne. La seule chose, c’est que c’est une course différente ici, où c’est peut-être moins la performance qui compte que la fiabilité. »

L'hybride vecteur d'incertitude

Une fiabilité qui reste l’épée de Damoclès au-dessus de très nombreuses équipes, et plus particulièrement en LMP1 étant donnée la complexité des systèmes hybrides, qui ont pris une part bien plus importante cette année. Les caprices de l’hybride, c’est justement ce que craint Buemi. « On a fait les simulations en arrivant au bout, on a même fait plus que 24 Heures », assure-t-il. « Mais le fait que ce soit un système hybride, on n’est jamais vraiment sûr. Il suffit d’une humidité dans le système, ce n’est pas comme quelque chose de mécanique. L’électronique dépend de tellement de choses. On reste donc sur nos gardes, on n’est jamais sûr à 100%. »

Cependant, lorsque la Toyota TS040 Hybrid affiche son plein potentiel, elle est d’une redoutable efficacité. Sans pareille mesure avec sa devancière, la TS030. « Le fait d’avoir les quatre roues motrices permet de stabiliser l’arrière. On a plus de puissance, plus d’hybride et plus de stabilité. C’est plus rapide, plus facile à conduire, juste mieux ! », conclut Buemi.

Pas de chasse à la Pole Position

Les premiers tours de roues auront lieu ce mercredi sur le tracé manceau, avec quatre heures d’essais libres puis une première séance qualificative. Chez Toyota, la rapidité est une chose, mais la pole position ne sera pas chassée coute que coute. L’essentiel est ailleurs.

« On n’ira pas cherche la pole position à tout prix », insiste Buemi. « Le plus important pour nous sera d’avoir une bonne voiture pour la course. On tentera peut-être quelque chose selon le timing, selon les opportunités. Mais notre objectif principal reste de se préparer pour la course. Pour la qualif il faut aussi avoir un peu de chance, avec le trafic notamment. »

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Séries Endurance
Pilotes Anthony Davidson , Nicolas Lapierre , Sébastien Buemi
Type d'article Actualités