Analyse - Caterham toujours plus près de son dernier souffle?

“Pas à vendre” mais “à la recherche de nouveaux investisseurs”, l’équipe Caterham ne va pas bien

“Pas à vendre” mais “à la recherche de nouveaux investisseurs”, l’équipe Caterham ne va pas bien. En piste, tout d’abord, où elle a reçu un coup fatal de la part de Marussia lorsque le team marqua les deux premiers points de son Histoire, notamment avec un dépassement opportuniste sur la monoplace de Kamui Kobayashi, mais surtout, dans les bureaux, où le service comptabilité ne disposerait plus de liquidités pour signer des chèques à de nombreux fournisseurs.

L’ardoise de Caterham serait lourde, même si le team affiche un bilan officiel dans le vert de 9,5 millions d’euro sur les trois années cumulées 2010-2011-2012, un montage avantageux en raison de la négativité de nombreux chiffres année par année. Mais quoi qu’il en soit, l’année 2013 a creusé un trou béant, et le team sait déjà que les recettes sur les droits FOM liés aux résultats ont de grandes chances de rester désespérément bas.

Quant à Tony Fernandes, il ne cache pas que le choix sera facile pour lui au moment de choisir entre devoir conserver son équipe F1 ou son club de football, les Queenspark Rangers. Pour autant, l’homme d’affaire ne se rend pas la vie aisée au moment de stimuler l’acquisition de son team ou l’arrivée d’investissements, en répétant à l’envi que la F1 est loin d’être l’Eldorado espéré et que la valeur d’un team est somme toute relative…

Pas de volonté politique pour un sauvetage

Aujourd’hui, Caterham voit la FIA pousser pour l’arrivée de deux nouvelles équipes en F1 d’ici l’horizon 2015, et regrette de ne voir l’institution user de son influence pour avant tout tenter de préserver sa position précaire. Dans l’esprit de beaucoup, Caterham est remplaçable. Et le nouveau repreneur pourrait être le projet Forza Rossa, par ailleurs intéressé par l’unité de puissance Renault.



Renault (maison mère), qui a officiellement annoncé son divorce d’avec Caterham (encore une fois, la marque, par opposition à l’équipe de course), a par ailleurs dégainé il y a quelques semaines, en lâchant par la voie de Jean-Michel Jalinier que des paiements de clients avaient été excessivement retardés, mettant en péril le développement du programme de l’unité de puissance F1. Si la Régie n’avait alors nommé aucune équipe, Lotus et Caterham avaient été promptes à immédiatement sortir les boucliers pour assurer que tous les montants étaient dûment réglés (sans pour autant préciser si cela avait été fait avec le retard annoncé).

La question qui reste désormais en suspend concerne la viabilité de l’équipe jusqu’au terme de la saison 2014. Caterham sera-t-elle en mesure de disputer le reste de la saison jusqu’à son terme ? Verra-t-elle un coup de pouce providentiel arriver ?

Le "miracle" Force India

On se souvient qu’en 2009, Force India, alors en proie à de grosses difficultés financières était arrivé à Spa-Francorchamps avec un motorhome de location, officiellement, en raison de la difficulté logistique d’amener le matériel depuis Valencia.

Mais la vérité était que la police était intervenue pour saisir le matériel à la demande d’un fournisseur impayé. Exsangue, Vijay Mallya avait par la suite été la star du weekend : Giancarlo Fisichella avait miraculeusement signé la première pole position du team le samedi, puis manqué la victoire pour un souffle, avant de signer un contrat Ferrari en remplacement d’un Luca Badoer bien encombrant pour la Scuderia, qui avait gagné à Spa.

Mais Bernie Ecclestone n’a jamais caché le fait que les petites équipes que sont Caterham, Marussia, et feu-HRT ne faisaient pas partie de ses priorités immédiates…

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Giancarlo Fisichella , Luca Badoer , Kamui Kobayashi , Bernie Ecclestone
Équipes Force India , Ferrari
Type d'article Actualités