Aston Martin s'élance "trop loin" pour décrocher plus de points

Le directeur de l'équipe Aston Martin, Mike Krack, reconnaît que le manque de vitesse de l'AMR22 en qualifications complique la tâche de Sebastian Vettel et de Lance Stroll le dimanche, alors que les gros points continuent de leur échapper.

Aston Martin s'élance "trop loin" pour décrocher plus de points

Le bilan de mi-saison d'Aston Martin n'est pas reluisant. Après 13 Grands Prix, l'équipe occupe la neuvième place du championnat, ne devançant que Williams. En dehors du top 6 de Sebastian Vettel au GP d'Azerbaïdjan, Aston Martin n'a enregistré qu'une arrivée en huitième et neuvième positions et six arrivées à la dixième place, soit 12 unités seulement et un total de 20 à ce stade du championnat.

Pour essayer d'expliquer ces petites performances, Mike Krack, le directeur d'équipe, a estimé que les qualifications étaient le principal problème : selon lui, l'habituel manque de rythme du samedi oblige Vettel et Lance Stroll à s'employer à fendre le peloton le dimanche pour remonter.

"Il semble que nous accumulons les bonnes courses", a déclaré Krack. "Mais nous devons aussi partir de l'avant. Je pense que ça fait déjà plusieurs fois que nous avons eu un très bon rythme en course et que nous avons pris de bonnes décisions mais nous prenons le départ trop loin. C'est un problème. On voit que l'on marque un point, deux points, un point, un point, un point... Cela n'est pas suffisant pour combler l'écart avec les [équipes] devant nous."

Aston Martin est conscient qu'il est nécessaire de rendre une meilleure copie le samedi, néanmoins Krack a regretté le fait que l'équipe n'a pour l'instant aucune explication face à la différence de rythme entre les qualifications et la course.

"Pour être honnête, nous essayons de comprendre", a commenté le Luxembourgeois. "Parce que si nous savions pourquoi [le rythme n'est pas aussi bon le samedi], nous essaierions de changer ça. Donc nous devons vraiment comprendre quelle en est la cause. La meilleure approche pour comprendre est de toujours se référer à la différence de temps au tour entre les voitures et non au classement. Parce qu'avec ce milieu de grille serré, il arrive très, très souvent de perdre trois ou quatre positions si l'on se trompe sur quelque chose."

"Donc, si quelqu'un voit vraiment juste, il gagne trois positions sur la grille, ou peut-être même cinq ou six, parce que le milieu de grille est si serré. Il est donc très important de rester objectif, de surveiller la différence de temps au tour et ensuite de voir où nous devons nous améliorer. Mais il est clair que nous avons plus de mal le samedi que le dimanche."

Sebastian Vettel, Aston Martin AMR22

Sebastian Vettel, Aston Martin AMR22

Plus tôt cette saison, Vettel et Stroll avaient pointé du doigt un problème de feedback sur le système de direction, qui avait contribué aux accidents du GP d'Australie. Krack a toutefois confié que le problème avait été résolu.

"Je pense que tout va bien concernant les problèmes de feedback auxquels nous faisions référence [en début d'année]", a-t-il indiqué. "Nous avons bien progressé sur toutes ces courses et je pense que l'on voit notre principal point faible sur des circuits comme Silverstone, [le Red Bull Ring] en Autriche. Lorsqu'il y a beaucoup de virages rapides, nous connaissons des difficultés. Donc de ce point de vue, nous devons travailler sur l'aérodynamique, mais je pense que nous pouvons encore améliorer cette voiture."

Motorsport.com a demandé à Krack de résumer ses premiers mois à la tête d'Aston Martin. L'intéressé a répondu : "Pour être honnête, les sentiments sont mitigés. Je suis très heureux de la façon dont l'équipe fonctionne, de la façon dont j'ai été accueilli, de la façon dont les choses évoluent."

"Mais je suis très déçu par notre performance. Nous aurions aimé progresser plus vite que nous ne le faisons. Nous progressons, c'est mesurable, mais les autres progressent au même rythme, voire plus vite pour certains. C'est donc l'une des choses sur lesquelles nous devons nous pencher pour l'avenir. Comment pouvons-nous progresser plus rapidement ou partir directement sur de meilleures bases ?"

Lire aussi :
partages
commentaires
Pérez : "Les abandons ont tué ma première partie de saison"
Article précédent

Pérez : "Les abandons ont tué ma première partie de saison"

Article suivant

Hamilton sur le GP d'Abu Dhabi 2021 : "Mes pires peurs ont pris vie"

Hamilton sur le GP d'Abu Dhabi 2021 : "Mes pires peurs ont pris vie"