Bilans Saison 2021
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Bilan 2021 - George Russell, nouvelle étoile de Mercedes

George Russell a continué de faire ses gammes chez Williams cette saison, avec des performances qui lui ont valu une promotion chez Mercedes pour l'an prochain. De quoi entrer dans une autre dimension.

Bilan 2021 - George Russell, nouvelle étoile de Mercedes

Tout vient à point à qui sait attendre. George Russell en est le parfait exemple, après avoir mangé son pain noir pendant trois ans au volant de monoplaces peu compétitives chez Williams. Les récompenses, elles, ont commencé à se multiplier.

Marquer un point. Un objectif que Russell a longtemps attendu, après avoir vu le top 10 lui échapper notamment au Grand Prix d'Émilie-Romagne 2020, et de manière très malheureuse, puisqu'il avait eu un accident sous le régime de la voiture de sécurité. La Williams FW43B s'est toutefois avérée plus compétitive que ses devancières – nettement plus véloce que la Haas tout en affichant un niveau similaire à l'Alfa Romeo. Et contre toute attente, Russell a engrangé une belle moisson de 16 points. Inespérée, on oserait le dire.

Les circonstances ont joué un rôle là-dedans, ne le nions pas, mais ce n'est pas pour autant que ces résultats sont dénués de mérite. Le double carambolage survenu au départ du Grand Prix de Hongrie a évidemment contribué à la huitième place de Russell à l'arrivée, mais il a résisté pendant une dizaine de tours à la pression de Max Verstappen et n'avait que trois secondes de retard sur la sixième place occupée par Yuki Tsunoda sous le drapeau à damier.

Russell a été à nouveau récompensé de ses efforts dès le Grand Prix suivant, à Spa-Francorchamps où il s'est montré flamboyant lors de qualifications pluvieuses : cinquième en Q1, huitième en Q2 puis second en Q3, accrochant une remarquable place en première ligne derrière Max Verstappen… laquelle allait se transformer en podium, la course ayant été interrompue après quelques tours derrière la voiture de sécurité. Seule la moitié des points a été attribuée, mais ces neuf unités se sont avérées très précieuses pour Williams dans l'optique de la huitième position du championnat face à Alfa Romeo.

Le deuxième George Russell, Williams, soulève son trophée

George Russell sur le podium au Grand Prix de Belgique

Le Britannique a ensuite accroché la neuvième place à Monza (devant Ocon, Latifi et Vettel), puis la dixième à Sotchi après une nouvelle performance époustouflante en qualifications, où il a signé le troisième chrono en Q3 et s'est maintenu à cette position dans le premier relais.

Globalement, celui qui est surnommé Mr Saturday n'a pas failli à sa réputation en maintenant un niveau très élevé dans l'exercice du tour lancé : au volant de l'une des trois monoplaces les moins compétitives du plateau, il n'a été éliminé en Q1 que trois fois, atteignant la Q2 à 15 reprises et faisant même irruption en Q3 lors de quatre Grands Prix… même s'il a été battu par son coéquipier Nicholas Latifi pour la toute première fois à São Paulo, avec 0"056 de déficit, puis à Abu Dhabi, avec 0"085 de retard.

En course, George Russell a tout simplement passé un tour sur cinq dans les points, et si c'est en partie lié à ses performances qualificatives, encore fallait-il s'y maintenir le dimanche. Il y a logiquement eu quelques régressions par rapport à la hiérarchie du samedi, mais aussi des progressions intéressantes, comme à Imola où Russell attaquait un certain Valtteri Bottas pour la neuvième place lorsqu'ils se sont accrochés… Bref, compte tenu de ces performances, il n'est pas étonnant que Mercedes ait enfin fait appel à celui qui est son protégé depuis le début de la saison 2017, avant son titre en GP3, pour épauler Lewis Hamilton.

Cependant, dans un top team, l'esprit d'équipe est tout aussi important que les performances. Russell a prouvé le sien de la meilleure des manières au Hungaroring, en demandant à son écurie de sacrifier sa course si cela devait permettre à son coéquipier Nicholas Latifi, troisième lors du premier relais, d'obtenir un meilleur résultat. Nul doute que ça n'est pas passé inaperçu du côté de la marque à l'étoile.

George Russell, Williams FW43B

George Russell, rattrapé mais pas doublé par Max Verstappen, au Grand Prix de Hongrie

Quoi qu'il en soit, Lewis Hamilton prédit un grand avenir à son nouveau coéquipier. "C'est un jeune homme super talentueux et je crois qu'il y a déjà un respect immense entre nous", déclarait le septuple Champion du monde en novembre. "Je veux vraiment le voir réussir. Il y aura un stade où je ne continuerai pas dans ce sport, et il est mon coéquipier, il sera le prochain Britannique que je veux voir remporter un Championnat du monde. Même si nous serons concurrents et que je veux gagner en piste, j'espère vraiment pouvoir avoir une influence positive sur son comportement au sein de l'équipe, que ce soit le temps qu'il consacre à l'ingénierie ou la manière dont il épluche les données – ou même dont il pilote en piste."

En attendant, ils vont être partenaires mais donc rivaux. Hamilton lui-même s'attend à ce que Russell lui donne du fil à retordre. Peut-être l'entente parfaite de l'ère Bottas a-t-elle atteint son terme, sans que l'on puisse forcément s'attendre à retrouver une relation comme à l'époque Rosberg : après tout, Hamilton fait désormais office de vieux sage et n'a plus grand-chose à prouver.

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