Les pertes de la FOM plus importantes en 2018

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Les pertes de la FOM plus importantes en 2018
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Co-auteur: Adam Cooper
2 mars 2019 à 12:38

La nouvelle tombe alors que la F1 et les équipes abordent une phase de plus en plus critique dans la négociation de l'entente liant commercialement chaque acteur au Championnat du monde de F1 à compter de 2021.

Les résultats financiers de la FOM (Formula One Management) ont fait état de plus grands revenus en 2018 par rapport à l'année précédente mais cachent une hausse des dépenses faisant par ailleurs que l'organisation a été plus déficitaire sur le dernier exercice.

Les résultats annuels de Liberty Media, publiés jeudi, indiquent que les revenus des activités de la branche F1 jouissent d'une hausse de 44 millions de dollars (de 1783 millions à 1827 millions). Seuls six millions proviennent selon la classification mise en place de "revenus principaux", tels que les frais de courses, TV et de publicité/sponsoring ; le reste provenant de la ligne intitulée "autres revenus".

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Après avoir réalisé un bénéfice de 46 millions de dollars en 2016, la FOM a déclaré une perte de 37 millions en 2017. Un émargement en rouge passé à 68 millions de dollars pour l'exercice 2018.

La somme versée aux dix équipes F1 a continué de dégringoler. Établie à un total de 966 millions de dollars en 2016, elle fut de 919 millions en 2017 et de 913 millions en 2018. Liberty note que les revenus provenant des courses ont été "équilibrés", en dépit de la tenue de 21 courses contre 20.

Pas de hausse des revenus TV ; le passage au digital coûte cher

Liberty ajoute que les revenus télévisuels, manne historique pour la discipline, sont eux aussi similaires à ceux de l'année passée et qu'ils ont été heurtés par des problèmes avec certains partenaires.

"Les revenus de diffusion sont essentiellement plats pour la totalité de l'année 2018, du fait que les augmentations contractuelles et les mouvements de sommes en monnaies étrangères favorables ont été contrebalancés par une clôture prématurée de l'un des contrats avec un détenteur de droits défaillant", annonce le promoteur, sans nommer directement la chaîne américaine NBC et les supposés 40 millions de dollars associés.

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De manière révélatrice, Liberty Media a admis dans son rapport annuel que les revenus de sponsoring et de publicité, vus comme l'un des secteurs-clés de potentiel développement post-acquisition, n'ont pas vu de hausse en 2018 et ont même diminué.

"Les revenus en provenance de nouveaux accords de sponsoring et la croissance de certains accords n'ont pas totalement équilibré les changements susmentionnés, [cela] ayant entraîné une réduction des revenus publicitaires", fait remarquer le rapport, qui ajoute que l'augmentation, en revanche, des revenus apparaissant dans la catégorie "autres" provient de plusieurs sources et "principalement de revenus logistiques augmentés, de plus grands revenus liés aux médias digitaux et à la production TV [à la demande, ndlr], et de revenus à la hausse sur les activités engageant les fans." La FOM pointe aussi une augmentation des revenus liés à des activités de promoteur des championnats de support que sont la F2 et le GP3.

Pas de bénéfices, mais de l'investissement

Globalement, Liberty Media insiste sur le fait que la performance commerciale de la F1 en 2018 a été simplement affectée dans son résultat final "par le fait que le business continue à investir".

Une manière de rassurer les investisseurs et actionnaires, à l'heure où l'action dévisse grandement, notamment en raison de la crainte de ceux-ci de voir Liberty Media malmené dans la renégociation des Accords Concorde liant le promoteur et les équipes F1 au-delà de 2020 : il n'existe pour l'heure aucun accord entre le sport et les teams pour le futur, mais Liberty a aussi besoin de rappeler aux équipes qu'outre les revenus versés directement à chacune d'entre elle, le groupe investit grandement pour donner de la valeur au sport, et donc globalement, à leur propre engagement dans la compétition.

"Les coûts liés aux revenus de la F1 ont principalement augmenté en raison des dépenses d'ordre logistique et sur les voyages, de plus grands coûts pour la fourniture des châssis et composants des équipes F2 et GP3, du développement des médias digitaux [sur lesquels Liberty a engagé des sommes conséquentes, notamment pour les réseaux sociaux, ndlr] et les dépenses sur l'engagement des fans, réduisant les paiements aux équipes."

Enfin, Liberty note que l'exercice 2018 s'est aussi heurté à de vilaines dettes laissées par des partenaires. "Les dépenses de ventes et administration générale ont augmenté en conséquence principale d'un marketing et de coûts de recherche augmentés par des dettes issues de paiements de deux partenaires commerciaux", lit-on dans le rapport.

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Auteur Guillaume Navarro
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