Davidson - Le sport auto a besoin d'une F1 qui a du succès

L’ancien pilote de Grand Prix Anthony Davidson estime que le sport automobile dans son ensemble a besoin d’une Formule 1 forte et en bonne santé. 

Davidson - Le sport auto a besoin d'une F1 qui a du succès
Anthony Davidson
Anthony Davidson et Johnny Herbert dans un paddock pluvieux
Anthony Davidson, Sky Sports F1
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H mène au départ de la course
La photo de famille de début de saison des pilotes
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H mène au départ de la course
Kevin Magnussen, Renault Sport F1 Team R.S.16 avec une crevaison au départ de la course
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H, mène au départ de la course

Alors qu’une vague de critiques s’abat depuis plusieurs semaines sur la F1 suite à la controverse autour du format des qualifications, et l’incapacité à modifier les choses après le fiasco de la Q3 à Melbourne, Anthony Davidson estime que la discipline reste un formidable spectacle pour les fans. Désormais pilote Toyota en Endurance, le Britannique pense également que la F1 pourrait apprendre du WEC. 

"Il y a beaucoup de commentaires négatifs [en F1], mais les voitures sont toujours phénoménales", explique Davidson à Motorsport.com. "Ça draine une foule immense, peu importe où l’on va dans le monde ; même quelque part comme Bahreïn, par exemple. Il y a la foule à Bahreïn. Sur cette petite île, il y a toujours du monde dans les tribunes. C’est un grand spectacle, c’est un grand show, c’est quelque chose de grand."

"En WEC, nous avons un formidable championnat et il y a une ambiance harmonieuse. Il y a beaucoup d’optimisme, même de la part des médias. Il n’y a jamais un mot de travers au sujet du WEC. C’est peut-être quelque chose que la F1 pourrait apprendre. Car ils se tirent parfois une balle dans le pied, avec de mauvaises choses qui sont dites au sujet de la discipline. Mais au final, c’est énorme. C’est la plus grande catégorie du sport automobile dans le monde, c’est un fait. Et je crois que le reste du monde du sport automobile en a besoin pour réussir."

Changer les qualifications n’était pas nécessaire

Davidson reconnaît toutefois que la Formule 1 n’avait pas besoin de toucher à son format de qualifications, et que le nouveau système à élimination introduit en Australie n’a fait aucune différence. 

"Est-ce que le nouveau format de qualifications a changé drastiquement l’issue prévisible des qualifications ? Non. Est-ce que c’était mieux ? Probablement pas. Est-ce que cela a rendu le dimanche meilleur ? Non", affirme Davidson. "Alors pourquoi changer ? Si cela pimente soudainement les choses au point d’avoir beaucoup d’action le dimanche, d’accord. Mais ce n’était pas le cas."

"Il ne faut pas tomber dans la politique, il ne faut pas tomber dans la stratégie. Car nous ne sommes pas des stratèges. Même les fans invétérés qui pensent l’être chez eux, ils ne le sont pas. Ils n’ont pas les ordinateurs avec les outils de simulation que les les équipes ont. C’est facile de juger et de commenter ce genre de chose. Si l’on regarde de manière simple, ça n’a pas vraiment changé quoi que ce soit, à part que nous avons eu une Red Bull éliminée en Q1, ce que nous avons parfois vu auparavant."

Propos recueillis par Erwin Jaeggi

partages
commentaires
Symonds - Les équipes ont trop de pouvoir en F1
Article précédent

Symonds - Les équipes ont trop de pouvoir en F1

Article suivant

Technique - Les écuries recherchent la limite absolue des freins

Technique - Les écuries recherchent la limite absolue des freins
Charger les commentaires