La FIA rejette toutes les demandes de réexamen de Williams

L'écurie Williams n'a pas obtenu gain de cause de la part des commissaires de la FIA du Grand Prix d'Azerbaïdjan qui ont rejeté sa requête en réexamen de certaines décisions prises lors de la course.

La FIA rejette toutes les demandes de réexamen de Williams

Trois décisions étaient plus particulièrement dans l’œil de l'écurie britannique : la collision entre Sergey Sirotkin et Sergio Pérez (le Russe ayant écopé de trois places de pénalité sur la grille du GP d'Espagne), la collision entre Kevin Magnussen et Pierre Gasly (le Danois ayant écopé de dix secondes de pénalité ajoutées à son temps de course à Bakou) et la collision entre Esteban Ocon et Kimi Räikkönen (qui n'avait donné lieu à aucune sanction).

Williams avait également mis en avant des situations n'ayant pas fait l'objet de décisions : l'accrochage entre Sirotkin, Fernando Alonso et Nico Hülkenberg au premier tour du GP et le retour au stand d'Alonso après sa double crevaison.

Lors d'une audience préliminaire qui s'est tenue ce mardi en milieu de journée, il a été considéré par les commissaires, en téléconférence, qu'aucun nouvel élément, comme l'exige le Code Sportif International en pareil cas, ne justifiait la réouverture de ces cas et ce "de façon unanime" souligne la décision rendue suite à cette audience.

Après avoir indiqué cela, les Commissaires ont également listé les dix justifications de cette décision, que voici :

"1. En lien avec l'incident décrit dans le Document 34 (SIR/PER), il est noté qu'il s'agit d'un cas où une voiture en a percuté une autre par l'arrière et que cela n'était pas similaire aux autres incidents du premier tour où des voitures étaient côte à côte. La pénalité a été similaire aux autres pénalités pour des collisions similaires et a été cohérente par rapport aux pénalités minimum sur la grille infligées auparavant.

2. Le fait que la décision écrite dans le Document 34 n'ait pas été communiquée à l'équipe avant 17h28 n'a pas été jugé pertinent car cela se situe bien avant l'heure limite pour déposer toute requête ou appel. Cela est mentionné dans le contexte de l'argumentation de l'équipe selon laquelle d'autres incidents n'ont pas été sanctionnés ou insuffisamment sanctionnés.

3. En lien avec l'incident décrit dans le Document 43 (MAG/GAS), l'équipe, dans sa requête écrite en réexamen, a argué du fait que la pénalité pour MAG était "sans conséquence". Il est rappelé à l'écurie que depuis la réunion de 2013 entre la FIA, les représentants des équipes et les pilotes, les conséquences d'une pénalité ne sont pas prises en compte.

4. En plus de ce qui figure ci-dessus, et en lien avec les autres pénalités depuis le début de 2016, il y a eu un total de 87 incidents impliquant des cas présumés [où un pilote] "cause une collision" en Formule 1. De ceux-ci, suite à [la mise en place de] la politique "Let them race" ["Laissez-les faire la course", ndlr], 55 ont débouché sur l'absence de sanction, 14 ont débouché sur des pénalités de 10 secondes et neuf ont débouché sur des pénalités de trois places sur la grille de la course suivante. Un très faible nombre ont débouché sur d'autres pénalités. En conséquence, les pénalités imposées à MAG, ERI et SIR sont totalement cohérentes avec la pratique précédente et les lignes directrices en matière de sanctions. Les cas où il n'y a pas eu de sanction ont aussi été cohérents vis-à-vis de la pratique précédente.

5. Le Directeur de course a spécifiquement mentionné les actions du pilote de la voiture 14 en revenant au stand après son incident au premier tour et a noté que premièrement le Safety Car était présent et deuxièmement que le pilote a pris soin d'éviter la ligne de course, d'éviter le trafic arrivant et de minimiser les risques.

6. Williams Martini Racing était au courant des actions du pilote de la voiture 14 au moment où elles se sont produites. Leur équipe au "mission control" au Royaume-Uni l'a vu à la télévision en direct et l'équipe sur le muret des stands a dû voir le pilote de la voiture 14 rentrer aux stands, puisqu'il devait passer devant eux. Cela ne peut pas être considéré comme un "nouvel élément".

7. En plus des incidents mentionnés ci-dessus, tous les incidents ne requérant "aucune action supplémentaire" ont été annoncés bien avant la publication des résultats. De ce fait, l'équipe avait tout le temps, ayant pris connaissance des pénalités ci-dessus, de faire appel des décisions n'ayant pas résulté en une pénalité (il est à noter qu'un appel n'est pas possible lorsque des pénalités de temps ou de places sur la grille sont imposées).

8. Par rapport à l'incident impliquant les voitures 14, 27 et 35 lors du premier tour, comme les commissaires n'ont pas pris de décision sur ce problème, l'équipe aurait pu faire appel de la situation avant la limite définie, mais a décidé de ne pas exercer ce droit.

9. Des pénalités différentes imposées ou des incidents où aucune sanction n'a été prise, ne peuvent pas constituer de nouveaux éléments.

10. Par rapport aux reportages média utilisés par Williams Martini Racing dans sa demande de réexamen, ces reportages ne sont pas considérés comme significatifs et pertinents."

Avec Michaël Duforest

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