Les pilotes veulent le DRS dans le 130R à Suzuka

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Les pilotes veulent le DRS dans le 130R à Suzuka
Par : Benjamin Vinel
Co-auteur: Scott Mitchell
4 oct. 2018 à 09:45

En 2018, comme ces dernières années, il n'y aura qu'une zone DRS à Suzuka. Une décision avec laquelle la plupart des pilotes sont en désaccord.

Les dépassements ont la réputation d'être difficiles sur le très sinueux tracé japonais, composé de nombreux virages à haute vitesse. La plus longue pleine charge de la piste, qui précède la chicane, inclut le 130R, l'une des courbes les plus rapides du calendrier : elle est abordée à plus de 300 km/h.

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La FIA ne souhaite pas que le DRS soit utilisé à cet endroit-là pour des raisons de sécurité, que le 130R soit inclus dans cette zone ou non. L'aileron arrière mobile était autorisé dans le très rapide premier virage du circuit de Silverstone, en juillet dernier, mais plusieurs accidents s'étaient produits et les pilotes s'en étaient plaints.

"Le premier virage à Silverstone est bien plus dur que le 130R", relativise néanmoins Sergio Pérez. "Si le pilote veut lever le pied puis remettre le DRS, ça ne tient qu'à lui. Il y en a qui prennent plus de risques que d'autres, mais laissons le pilote décider, nous sommes suffisamment bons pour ça."

Pour Esteban Ocon, en revanche, ce serait "encore plus dur que le premier virage de Silverstone". Le pilote Force India ajoute : "Cela ne peut que contribuer aux dépassements dans la dernière chicane. En course, ça ne passerait probablement pas à fond, surtout en suivant d'autres voitures, mais en qualifications, ce pourrait être un challenge intéressant."

Selon Lance Stroll, le fait de passer le 130R à fond ou non n'est "probablement pas ce dont il faut débattre quant à la présence d'une zone DRS dans cette ligne droite".

"Je pense que ça ne peut que contribuer aux dépassements", estime le Canadien. "C'est déjà un circuit où, à cause de la nature de la piste, c'est très difficile de suivre une autre voiture dans les virages rapides."

Quant à Romain Grosjean, il juge que l'usage du DRS dans le 130R pourrait creuser l'écart entre le milieu de tableau et les top teams si seuls ces derniers disposent d'une monoplace suffisamment compétitive pour aborder cette courbe dans ces conditions : "Red Bull, ils ont l'appui pour le maintenir ouvert dans le 130R. Nous n'en serions probablement pas capables, et l'écart serait encore plus grand qu'actuellement."

"De façon générale, je pense que le DRS n'est pas génial, mais en même temps, c'est la seule façon de dépasser actuellement."

En 2011, alors que les F1 développaient beaucoup moins d'appui aérodynamique, rares sont les pilotes qui étaient parvenus à le maintenir ouvert à cet endroit. Alors pilote Red Bull, Sebastian Vettel en faisait partie, mais n'apprécie pas l'aileron arrière mobile pour autant.

"Je ne suis pas un grand fan du DRS. Vu que nous sommes au Japon, je pense à Mario Kart. Ce serait plus fun de lancer des peaux de banane, c'est peut-être une meilleure idée que d'avoir le DRS", ironise le pilote Ferrari. "Je ne l'aime pas, il est artificiel, nous devrions trouver une autre manière de faire en sorte que les voitures se suivent de plus près, sans s'appuyer sur le DRS."

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Événement GP du Japon
Auteur Benjamin Vinel
Type d'article Actualités