Sponsoring F1 - McLaren se passe (pour l'heure) d'un sponsor titre

Alors que nous évoquionsla nécessité pour les équipes de diversifier leurs méthodesafin d’attirer de nouveaux sponsors, le modèle McLaren apparait comme étant unique en Formule 1

Alors que nous évoquions

la nécessité pour les équipes de diversifier leurs méthodes

afin d’attirer de nouveaux sponsors, le modèle McLaren apparait comme étant unique en Formule 1.

Éric Boullier déclarait il y a peu que l’écurie basée à Woking bénéficiait d’une bonne santé financière et n’était pas prête à baisser ses exigences pour signer avec un nouveau sponsor-titre, malgré un contexte économique global assez difficile : "Cela peut sembler arrogant, mais je vous promets que ça ne l’est pas," affirmait le directeur de course chez McLaren.

"Nous pouvons nous permettre de courir sans partenaire titre, c’est un privilège. Nous souhaitons en trouver un afin de réaliser de nombreux projets mais en toute honnêteté, nous pouvons fonctionner sans cela aujourd’hui. Contrairement à d’autres équipes, nous ne baisserons pas nos prix. Nous saisirons la bonne opportunité au bon moment."

McLaren, l’entité privée par excellence, pourrait-elle dès lors se permettre de fonctionner plusieurs années sans sponsor principal ? Les propos de Boullier semblent rassurants, mais la communication fine est un art fort bien cultivé à Woking.

Première sur l’innovation

N’hésitant pas à dépasser le cadre du simple sponsoring, McLaren a longtemps fait preuve d’innovation en la matière, en développant plusieurs partenariats avantageux pour les deux parties. Grâce à McLaren Applied Technologies, les conclusions tirées par l’équipe de course peuvent être transformées et appliquées aux entreprises extérieures en visant à améliorer entre autres l’efficacité, l’organisation et les processus de développement.

Le partenariat entre McLaren et le groupe GlaxoSmithKline (GSK) est aussi un exemple du genre. L’histoire débute en 2011 entre deux entreprises qui désirent "partager des connaissances et de l’expertise." Lucozade fait ainsi son apparition sur les McLaren et le groupe GSK en profite également. En évaluant la production dans une usine de fabrication de dentifrice, ils ont réussi à accroître l’efficacité de 60%.

Le partenariat stratégique n’a toutefois pas si bien porté ses fruits durant les années suivantes mais l’objectif actuel est de construire le "McLaren-GSK Centre for Applied Performance". Plutôt impressionnant, et méconnu.

L’intérêt d’un sponsor-titre

Malgré l’expertise de McLaren dans le domaine du partenariat, la présence d’un sponsor principal pourrait très vite redevenir indispensable pour la firme anglaise.

Entre les lignes, il faut déduire des propos tenus par Boullier que certaines opportunités ne se présentent que lorsqu’un partenariat très fort est créé entre l’entité McLaren et son principal soutien : l’impact au niveau commercial et publicitaire est en effet bien plus fort. Et même si McLaren va quelque peu profiter de l’arrivée de son nouveau motoriste Honda, il n’est pas (encore) question aujourd’hui que la firme japonaise investisse directement dans la marque de supercars.

Pour l’heure, McLaren peut donc se passer des avantages d’un partenaire principal mais cela ne veut pas dire que le même scénario est envisageable à long terme. Ni Éric Boullier, ni Ron Dennis ne l’ont affirmé clairement, mais il y a fort à parier pour qu’en coulisse, McLaren soit toujours très activement à la recherche d’un nouveau nom à associer de près au leur. La présence d’un Fernando Alonso à bord n’est alors qu’un plus.

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