Pour Steiner, Williams n'a pas volé ses points à Spa

Williams a fait la bonne opération du Grand Prix de Belgique en marquant dix points à l'issue d'une non-course. Günther Steiner ne voit pourtant pas cela d'un mauvais œil.

Pour Steiner, Williams n'a pas volé ses points à Spa

Définitivement interrompu après deux tours complets sous le régime de la voiture de sécurité à cause de la pluie, le Grand Prix de Belgique aura marqué l'Histoire de la Formule 1 par sa brièveté et surtout par le fait que la moitié des points a malgré tout été attribuée, en vertu de la règle qui rend cette attribution automatique lorsque plus de deux tours et moins de 75% de la distance de la course ont été parcourus.

Ainsi, l'impact sur le championnat n'est pas négligeable, notamment chez les constructeurs, puisque Williams a engrangé dix unités – neuf par George Russell, qualifié deuxième, et une par Nicholas Latifi grâce à des pénalités sur la grille notamment – qui semblent creuser un écart irrattrapable avec Alfa Romeo (trois points) et Haas, dont le compteur reste vierge.

Compte tenu des performances de la VF-21, il paraissait de toute façon extrêmement improbable que l'écurie américaine comble le gouffre qui la séparait de Williams, et Günther Steiner se montre pragmatique, quatre jours après ce dénouement insolite.

"Je l'accepte, surtout vu où nous sommes", déclare le directeur d'équipe. "Si je commence à dire que ça aurait pu être nous… Il fallait le faire, alors ! Nous seuls sommes responsables du fait que nous n'étions pas à ce niveau pour marquer les points. Williams – enfin George – s'est qualifié au bon endroit au bon moment, à une bonne position. Il est clair qu'il y a des gens qui sont plus contrariés que nous. Ces choses arrivent, c'est le sport, on ne peut pas tout prédire. Ils ont marqué beaucoup de points, mais ils se sont mis en position de le faire."

Guenther Steiner, Team Principal, Haas F1

Chez Alfa Romeo, qui avait trois points d'avance sur Williams avant un Grand Prix de Hongrie chaotique puis ce fameux week-end belge, la pilule a forcément du mal à passer. L'écurie italo-suisse est-elle légitime dans son mécontentement ? Si c'était elle qui avait marqué tous ces points, se serait-elle abstenue de s'exprimer ? "Vous le savez, toutes les équipes sont très opportunistes, de toute façon", répond Steiner. "La question ne se pose pas, ce devrait être une affirmation ! S'ils avaient marqué ces points, ils ne seraient pas mécontents."

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"J'ai aussi discuté avec Fred [Vasseur, directeur d'Alfa Romeo Racing], il était globalement très contrarié par la manière dont ça s'est passé. Fred a l'esprit de compétition. Forcément, ce n'est pas bon de perdre autant de points sur Williams : ils pouvaient encore se battre pour la huitième place, mais maintenant ça va être très difficile pour eux. Je suis sûr qu'ils ne sont pas contents de ça. Mais d'après ce que m'a expliqué Fred, il n'était pas seulement contrarié par ça, il était contrarié par ce qui s'est passé ce week-end-là en général."

La règle des deux tours, qui existe depuis plus de 40 ans, soulève désormais le débat. "Je pense qu'il faut étudier le règlement", estime Steiner. "Il faut que je sache pourquoi existe cette règle selon laquelle après deux tours de course on attribue la moitié des points. Je ne sais pas du tout d'où elle sort et je ne sais pas depuis quand elle existe. Quand j'aurai le temps, j'essaierai de trouver la réponse, car il doit y avoir une raison à son arrivée dans le règlement. Les temps ont changé et nous ne l'avons simplement pas modifiée. Le week-end dernier, c'était comme ça, c'était décevant pour beaucoup de gens, mais il faut tourner la page et trouver une solution pour que ça ne se reproduise pas."

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