Todt : Le droit de veto de Ferrari sera "discuté"

La possibilité pour la Scuderia Ferrari de mettre son veto à tout changement réglementaire fera partie des éléments qui seront discutés dans le cadre du renouvellement des accords liant les écuries à la Formule 1.

Au rang des dossiers épineux qu'il faudra gérer dans les années qui viennent, la question du renouvellement des accords entre chacune des écuries, la FOM et la FIA, qui arrivent à leur terme à la fin 2020, devrait susciter bien des discussions car ils sont pleinement liés à la question des primes versées aux équipes (et notamment les primes historiques qui sont très critiquées et potentiellement anticoncurrentielles) et aux privilèges qui peuvent être les leurs.

Et parmi ces privilèges, il en est un qui n'est accordé qu'à une seule structure et qui fait souvent grincer des dents : le droit de veto permettant à Ferrari de bloquer toute modification réglementaire qui irait à l'encontre de ses intérêts, tout en devant le justifier. Cette possibilité a été incluse dans les tout premiers Accords Concorde, dans les années 1980, afin d'offrir à Enzo Ferrari, alors isolé au milieu des constructeurs britanniques privés, une possibilité de pouvoir se défendre.

Jean Todt, président de la FIA, avait expliqué en 2015 que lors de la dernière négociation des accords commerciaux, en 2013, ni Bernie Ecclestone, alors à la tête de la FOM, ni les autres écuries n'avaient remis ce droit en cause. 

Cependant, à l'aube des prochaines discussions sur la question, le Français affirme que le sujet sera mis sur la table. "Ça fait des décennies que Ferrari a ce qui est appelé un droit de veto. Quand nous allons discuter du renouvellement de l’accord, ça fait partie des choses qui seront discutées", a-t-il assuré lors d'un événement médiatique à Abu Dhabi.

Un sujet qui pourrait s'avérer particulièrement sensible, à l'heure où, face au projet présenté conjointement par la FIA et Liberty Media de moteur pour 2021, la Scuderia a clairement brandi la menace d'un départ, rejointe en cela par des prises de position plus mesurées mais similaire de la part de Mercedes et Renault.

"Est-ce que j’ai peur de voir Mercedes ou Ferrari partir ?", reprend Todt. "C’est leur choix. Ce qui est sûr, c’est que nous voulons que personne ne s’en aille. Mais bien sûr, Ferrari est une des marques emblématiques. C’est une compagnie, une équipe, qui a participé à tous les championnats de Formule 1 depuis sa création."

"Donc je ne veux pas voir Ferrari partir, je ne suis pas sûr que ce serait une bonne chose pour Ferrari de quitter la Formule 1, parce que la raison pour laquelle il s’agit d’une marque unique est une combinaison entre les voitures de course et de route."

"Je pense que ce serait également douloureux pour Ferrari de ne pas être en Formule 1, mais ce n’est plus ma responsabilité."

Écrire un commentaire
Montrer les commentaires
A propos de cet article
Séries Formule 1
Équipes Ferrari
Type d'article Actualités
Tags accords concorde, droit de veto, fia, fom, jean todt, liberty media, réglement, veto