Valentino Rossi et la F1 – Le premier test Ferrari du Champion MotoGP

Rossi se souvient de son premier test avec Ferrari. Les attentes étaient élevées, et un grand point d’interrogation résidait concernant la faculté de l’Italien à se mouvoir de façon compétitive à bord d’une monoplace n’ayant rien à voir avec son univers de travail habituel, tout en délivrant un compte-rendu technique précis aux ingénieurs.

« Quand je me suis préparé à piloter une F1 pour la première fois de ma vie, j’ai entendu les ingés Ferrari prendre des paris sur moi ! », raconte Rossi, hilare. « Ils disaient : ‘si tu arrives à tourner sur Fiorano en 60 secondes, ça veut dire que tu peux piloter la Ferrari plutôt vite ! Si tu es plus lent, tu n’es pas un pilote F1’. La plupart des ingénieurs a mis de l’argent sur le fait que je n’allais jamais passer sous la barre de la minute. J’ai gardé le sourire, mais en moi-même, je voulais leur prouver quelque chose ».

Le premier contact n’est pas naturel pour Rossi. « Je n’aime pas ça », décrit-il au sujet du sentiment d’enfermement et de la position allongée dans le cockpit. « Sur ma moto, je me sens libre. J’ai une relation avec la moto. Mais en Formule 1, je me sens comme dans une cage, dans laquelle je ne peux pas bouger. Ce n’est pas naturel ».

Et le test ? Le début fut laborieux.

« Je suis parti deux fois en tête-à-queue dans mes trois premiers tours », se marre Rossi. « Ensuite, j’ai calé. Puis un ingénieur est venu et m’a dit : ‘regarde, pour que ça marche, cette auto doit être pilotée vite. Tu comprends ?

Mais c’était si étrange. Même le freinage faisait peur, en raison de l’appui. Les ingénieurs m’ont montré que Michael [Schumacher] utilisait deux fois la force de sa jambe pour freiner. Et plus vite il allait, plus la voiture était stable. Mais j’étais lent et je n’arrivais pas à maintenir l’auto droite ! Les pneus ne montaient même pas en température ».

Rossi impressionna cependant par sa capacité rapide à comprendre son nouvel environnement et les besoins pour exploiter correctement le matériel mis à sa disposition, en dépit d’une expérience nulle.

« Je ressors dans l’après-midi », relate l’Italien. « Il est plus de cinq heures, et la piste devient sombre. J’adore ça. Quand je ne roule pas, je suis ouvert et lumineux ! Mais en piste, je suis sombre et agressif. Je suis de plus en plus rapide dans la Ferrari. Mon dernier tour arrive : 59’1s ! Beaucoup de monde a perdu son argent ! »

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