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Les débuts studieux de Vandoorne au Mans

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Les débuts studieux de Vandoorne au Mans
Par :
Co-auteur: Basile Davoine
14 juin 2019 à 18:30

À l'âge de 27 ans, Stoffel Vandoorne prépare sa première participation aux 24 Heures du Mans avec SMP Racing, après un titre GP2 en 2015, deux saisons en Formule 1 et des débuts récents en Formule E.

Stoffel, nous entamons cette interview et il pleut à verse ! Quand on est rookie au Mans et que l'on voit ces trombes d'eau, que se dit-on ?

Il faut faire avec ! C'est sûr que ce sont des conditions compliquées, mais c'est pareil pour tout le monde. Ça a l'air d'être la pire journée de la semaine [mercredi, ndlr]. On verra ; le plus important est de construire son week-end, de ne pas faire d'erreur, de faire nos petits essais.

Vous avez découvert Le Mans lors de la Journée Test ; est-ce conforme à vos attentes ?

Oui, c'est un circuit que j'ai très bien aimé dès mon premier tour. Il est compliqué, parce que c'est un circuit de route. Même s'il y a beaucoup de lignes droites, les virages sont très difficiles, ils sont quand même rapides. Ce qui est le plus compliqué, je dirais, c'est que la voiture est en version Le Mans. Tout est fait pour la vitesse en ligne droite, on n'a pas beaucoup d'appui, donc on freine relativement tôt par rapport à ce dont on a l'habitude sur un autre circuit. Les passages en virage aussi, c'est beaucoup moins vite, la voiture bouge beaucoup plus. Quand on vient ici après une course comme Spa où l'on avait beaucoup d'appui, on a l'impression que rien ne fonctionne sur la voiture.

#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Stoffel Vandoorne

Aviez-vous échangé avec Fernando Alonso au sujet du Mans quand vous étiez chez McLaren ?

Oui, parce que Fernando l'avait fait l'an dernier aussi. C'est sûr que nous en avions parlé à son retour. C'est une expérience qu'il a beaucoup aimée, et quand on a annoncé que j'allais faire Spa et Le Mans, il est l'un des premiers à m'avoir envoyé un texto pour dire que j'allais vraiment m'amuser et que c'est quelque chose de différent de ce qu'on connaît.

Comment se passe la collaboration avec vos coéquipiers ? Stéphane Sarrazin court au Mans depuis 2001, on imagine qu'il vous aide beaucoup ?

Ça se passe très bien. J'ai déjà eu l'opportunité de rencontrer tout le monde à Spa. C'est important d'avoir des équipiers qui ont de l'expérience au Mans. Ce sont une course et un circuit qui sont quand même très particuliers. Ils peuvent me donner plein d'infos : où positionner la voiture, où l'on passe dans le trafic, où l'on ne passe pas. De mon côté, j'ai regardé plein de vidéos pour voir où dépassent les voitures et ne pas commettre d'erreurs.

D'autant qu'il est déjà arrivé aux LMP1 de se faire piéger dans le trafic auparavant…

C'est vrai. La course est très, très longue, et chaque seconde où l'on peut rester en piste sans être dans le box à cause de problèmes techniques ou quoi que ce soit, ça va jouer en notre avantage. Le but est vraiment de faire une course sans problème, sans faire d'erreur, et d'arriver jusqu'au bout. Si nous arrivons à faire ça, nous devrions être en bonne condition en fin de course.

#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Stoffel Vandoorne

Vous qui avez l'habitude de n'avoir qu'un coéquipier, comment se passe la collaboration avec cinq pilotes à la fois ? Apprécie-t-on le feedback supplémentaire ?

C'est différent, je dirais. Je ne pense pas que ça change énormément, parce que le concept de l'Endurance est très différent. En F1 par exemple, ou en Formule E, on se concentre vraiment sur la performance pure de la voiture, sur le fait de peaufiner jusqu'au dernier détail pour être le plus performant possible, alors qu'ici, ce n'est pas forcément le cas. On essaie toujours de faire une voiture qui va très, très vite, mais il faut penser au fait que la course est très longue, avec un pilotage différent des qualifications. Il y a plein de choses qui sont différentes d'une course sprint.

Rebellion et SMP paraissent très proches jusqu'à présent. La différence peut-elle se faire au niveau de l'exécution, par exemple les arrêts au stand, la stratégie ?

C'est sûr. Je pense que c'est vraiment là que la différence va se faire pendant la course. Nous faisons la course avec Rebellion ; on a vu lors des dernières que nous étions très proches en termes de performance. La différence se fait sur les erreurs de stratégie, des pilotes, et toutes ces petites choses-là.

Dans un scénario fou, admettons que l'on ait deux Toyota qui disparaissent, vous vous retrouvez face à Rebellion. Est-ce une situation dans laquelle la pression monterait d'un cran sur les épaules des deux équipes ?

Je ne pense pas que ça changera énormément. Ce sont des équipes très professionnelles qui font de leur mieux de toute façon. On ne peut pas maîtriser ce que Toyota va faire. Tout est possible au Mans, la course est très longue. On l'a vu à Spa, il y a une Toyota qui a rencontré des problèmes, qui a perdu quelques tours et le podium. Ça peut arriver ici aussi. Il faut attendre de voir la course. L'avantage qu'ils ont, c'est un écart de performance qui est quand même assez important sur nous. Ils ne sont pas toujours obligés de rouler à 100%, ils peuvent économiser un peu plus la voiture, la soumettre à moins de stress. Ça les aide un peu.

#11 SMP Racing BR Engineering BR1: Mikhail Aleshin, Vitaly Petrov, Stoffel Vandoorne

Comment allez-vous gérer la partie sommeil ? Il y a des approches très différentes : certains dorment, d'autres non…

Nous en avons beaucoup parlé, avec mes équipiers. Apparemment, ça ne dort pas beaucoup ! Je pense vraiment que le plus important – déjà aujourd'hui, ça se termine très tard [les qualifications s'achèvent à minuit, ndlr] – est de bien récupérer lors de ces journées avant la course, de ne pas rester au circuit plus longtemps qu'il ne faut, pour aborder la course le plus frais possible. La course sera très longue ; le début ça va, on est encore dans la même journée, mais quand on arrive à 1h, 2h, 3h, c'est là que ça commence à être très compliqué pour tout le monde.

Il y a neuf ans, vous étiez pilote en F4 à l'Autosport Academy, qui est basée au Mans. C'étaient vos premiers pas en monoplace, et vous veniez sur ce circuit régulièrement. Les 24 Heures vous faisaient-elles déjà rêver, ou n'aviez-vous d'yeux que pour la F1 ?

À ce moment-là, j'étais plutôt focalisé sur la F1. Cependant, j'ai toujours dit que je suivais Le Mans chaque année. Je regardais sur l'ordinateur, parfois plus, parfois moins, mais c'est une course que j'ai toujours suivie et qui m'a toujours intéressé. En revanche, je ne croyais pas être déjà ici cette année, je dirais.

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À propos de cet article

Séries 24 heures du Mans , WEC
Événement 24 Heures du Mans
Pilotes Stoffel Vandoorne
Équipes SMP Racing
Auteur Benjamin Vinel