Le patron d'Aprilia veut "un nombre maximum d'équipes par constructeur"

Le déséquilibre qui s'est mis en place sur la grille MotoGP avec un escadron de huit Ducati n'a pas fini de faire grincer des dents. Le patron du programme Aprilia en appelle à la mise en place d'une limite.

Maverick Vinales, Aprilia Racing

Photo de: MotoGP

Au printemps 2021, Ducati a frappé un grand coup en s'accordant avec Gresini Racing et VR46 pour que les deux équipes alignent des Desmosedici à partir de la saison 2022, lorsque la première aurait récupéré son statut de team indépendant et que la seconde se serait inscrite en MotoGP avec une formation à part entière. Elles rejoignaient alors Pramac Racing, partenaire fidèle de Ducati, ce qui avec les deux motos du team d'usine portait l'escadron italien à huit machines au total.

Aujourd'hui, ce déséquilibre sur une grille MotoGP qui compte 22 engagés au total continue de faire grincer des dents. L'an dernier, Ducati a su en tirer profit en écrasant le championnat : en 20 courses, la marque a obtenu 12 victoires, un total de 32 places sur le podium et 16 pole positions. Tous vus tour à tour aux avant-postes, les pilotes Ducati ont verrouillé la première ligne de la grille de départ à six reprises (deux fois, ils ont trusté les cinq premières places) et ils ont obtenu 12 doubles podiums.

Au championnat, le verdict a été très clair. Pour la première fois, Ducati a compté deux pilotes dans le trio de tête final, avec le titre de Pecco Bagnaia et la troisième place d'Enea Bastianini. La triple couronne lui est par ailleurs revenue, grâce à une moyenne de plus de 22 points par course au classement des équipes (pour son team d'usine) comme au championnat constructeurs. Ce dernier a été particulièrement symptomatique de cette domination avec une avance record sur la deuxième marque classée. Les prix de meilleure équipe indépendante, de meilleur pilote indépendant et de meilleur rookie sont aussi revenus au groupe Ducati.

LIRE AUSSI - Stats : Les chiffres d'une saison étourdissante pour Ducati

Alors que le nombre de Desmosedici ne change pas pour la saison à venir, les essais d'intersaison d'ores et déjà menés ont confirmé le haut niveau de performance des machines de Borgo Panigale, qu'il s'agisse de la nouvelle GP23, visiblement bien née, ou de la GP22 que Luca Marini a placée au sommet de la feuille des temps lors des deux premiers tests collectifs. Voilà qui a de quoi inquiéter la concurrence, et Massimo Rivola, administrateur délégué d'Aprilia Racing, a d'ores et déjà appelé à un changement règlementaire pour endiguer ce déséquilibre.

"Le MotoGP ne doit pas devenir une coupe monomarque", prévient le responsable italien auprès de Speedweek, appelant à "chercher un compromis". "Je suis d'accord pour fixer un nombre maximum d'équipes par constructeur."

"Ce n'est pas agréable de voir Yamaha en piste avec seulement deux motos", souligne Massimo Rivola, bien qu'Aprilia ait indirectement entraîné cette situation en s'associant à celle qui était l'équipe satellite du constructeur japonais. "C'est pourquoi je demande un contrôle et une réglementation du nombre de motos autorisées par constructeur."

Cette saison, en dehors des huit Ducati (quatre GP23 et quatre GP22), on trouvera sur la grille MotoGP quatre Aprilia, une première pour ce programme, quatre Honda, quatre KTM (même si deux rouleront sous la bannière de GasGas) et seulement deux Yamaha. Avec le départ de Suzuki, seules cinq marques sont techniquement engagées dans la catégorie reine.

Lire aussi :

Be part of Motorsport community

Join the conversation

Related video

Article précédent Luca Marini résigné mais "en paix" face au désavantage de son poids
Article suivant Oliveira rêve d'une victoire au Portugal pour son 1er GP avec Aprilia

Top Comments

Il n'y a pas de commentaire pour le moment. Souhaitez-vous en écrire un ?

Sign up for free

  • Get quick access to your favorite articles

  • Manage alerts on breaking news and favorite drivers

  • Make your voice heard with article commenting.

Motorsport prime

Discover premium content
S'abonner

Edition

Suisse