Sentiments mitigés pour Jorge Lorenzo en Aragón

Troisième en Aragón, Jorge Lorenzo engrange son deuxième podium de la saison pour Ducati, et s'est montré dans le rythme tout au long du week-end.

Parti de la deuxième position sur la grille de départ, le Majorquin a, comme à Misano, pris le départ et est sorti en tête du premier virage. S'il n'a pas pu autant prendre la poudre d'escampette que sous la pluie du Grand Prix de Saint-Marin, il a cette fois-ci mené l'épreuve pendant les deux premiers tiers, avant de devoir s'incliner face à Marc Márquez et Dani Pedrosa.

Montant pour la deuxième fois de la saison "sur la boîte", après la troisième place acquise à Jerez, le numéro 99 exprime toutefois des sentiments mitigés, après être passé plus près que jamais d'une première victoire pour Ducati.

"D’un côté, je préfère ce podium à celui de Jerez, car on se rapproche de la victoire, mais d’un autre côté, c’est dommage de mener si longtemps et de voir Marc si proche et passer à côté. C’est la pire position dans laquelle finir d’une certaine façon. Mais on progresse et je comprends mieux quelle est la meilleure façon de piloter la moto, et le team fait de son mieux pour me rendre la vie plus aisée avec de petits détails."

Parti avec le pneu le plus tendre proposé par Michelin à l'arrière, Lorenzo n'a pas choisi de maîtriser le rythme en début de course, partant plutôt à fond, "à la Lorenzo". Le pilote espagnol a souffert lors des dernières boucles mais n'avait pas le choix d'une autre stratégie, vu le groupe imposant de pilotes se formant derrière lui dans les boucles initiales.

"Si je réduisais mon rythme, je passais P10", analyse Lorenzo. "Je contrôlais l’accélération et restais délicat pour économiser les pneus. Mais pour l’arrière, 23 tours, c’est beaucoup. Dans les sept derniers tours, comme je m’y attendais, c’était très dur de rester dans le rythme des 1’49’’. Il n’y avait pas grand-chose de plus à faire, le pneu était détruit du côté gauche."

Pour sa première saison au guidon de la Ducati Desmosedici, le triple Champion du monde MotoGP est en retrait par rapport à son équipier Andrea Dovizioso. Mais ce week-end, malgré une journée disputée sous la pluie vendredi, c'est lui qui a mené l'écurie italienne samedi en qualifications et dimanche en course. Signe encourageant de ses progrès et de ceux de son côté du garage.

"La progression a lieu à deux niveaux : j’essaie de tirer profit des points forts de la moto. Mais j’ai encore besoin de temps pour comprendre ces choses. C’est pourquoi j’ai besoin souvent de tout le week-end pour obtenir le meilleur. Ici, j’ai eu besoin de moins de temps. L’équipe me donne de petits détails pour rendre les choses plus simples à angle maximal dans les virages, là où nous avons le plus de mal. Donc je dirais que ce sont deux choses [qui font progresser]."

Le Continental Circus va maintenant prendre la direction du Japon, pour la première des trois courses outre-mer en trois semaines. De quoi rendre Jorge Lorenzo optimiste, le Twin Ring Motegi étant traditionnellement une bonne piste pour la marque italienne. Et de quoi rêver de décrocher cette première victoire en rouge ?

"Ce n’était pas le circuit le plus idéal pour notre moto. Ce n’est pas la meilleure piste depuis cinq ans pour Ducati ; mais Motegi l’est. Beaucoup de freinages et d'accélérations, et j’adore ce circuit. Ça peut être une autre bonne chance pour la victoire."

Avec Guillaume Navarro

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