Marc Márquez : "Je suis là grâce à l'airfence"

Marc Márquez sent que l'airfence du virage 7 de Jerez, dans lequel il est lourdement tombé, lui a épargné des blessures malgré un choc violent.

Pour la première fois depuis l'accident qui l'a mis sur la touche pendant neuf mois, Marc Márquez est lourdement tombé, ce samedi matin pendant les EL3 du Grand Prix d'Espagne. Une chute à grande vitesse, dans le virage à gauche n°7 du circuit andalou, où il a dû compter sur les protections de bord de piste pour que sa course folle s'arrête.

"On savait que cette première chute arriverait tôt ou tard. J'ai peut-être choisi un des plus mauvais endroits pour ça et je ne m'y attendais pas, mais quand on attaque pour un tour on ne pense pas aux risques, on ne fait qu'attaquer. Hier j'ai été plus conservateur, mais aujourd'hui j'ai essayé d'attaquer. Malheureusement, quand j'ai attaqué je suis tombé. Ça a été une grosse chute, surtout l'impact contre l'airfence qui s'est passé à grande vitesse. Mais grâce à l'airfence, je suis là", explique-t-il.

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Secoué, le pilote espagnol s'est relevé titubant, les cuirs lacérés au niveau du bras gauche, avec à côté de lui une Honda en piteux état. Passé au centre médical pour y subir un contrôle avec les médecins officiels du championnat, il a vite été rassuré sur son état général. Quelques minutes plus tard, toutefois, il a été décidé de l'emmener à l'hôpital pour un scanner de contrôle.

"Ça a été un peu effrayant, parce que je ne me souvenais par exactement ce qui s'était passé, j'étais un peu commotionné, et pour cette raison je suis allé à l'hôpital pour un contrôle", explique le pilote. "J'ai fait un contrôle médical au circuit. Ils ont tout contrôlé et à ce moment-là je me sentais bien. Je suis allé à mon motorhome, mais au bout de dix minutes j'ai commencé à perdre un peu la tête, à ne pas savoir exactement où j'étais. J'ai immédiatement appelé le docteur, je lui ai dit que je ressentais ça et il a dit 'OK, on doit aller faire un contrôle à l'hôpital'."

"Quand je suis arrivé à l'hôpital, je me sentais bien à nouveau. Ils ont tout contrôlé, ils ont fait un scanner et toutes ces choses-là, puis quand je suis revenu au circuit ils ont tout contrôlé à nouveau. Mais ensuite je me sentais bien."

Aucun souci sur le bras droit

Bien entendu, lorsque les caméras ont montré ce qui est une première chute du champion espagnol depuis son retour à la compétition, les regards se sont naturellement braqués sur son bras droit, fracturé l'an dernier et sujet à une longue convalescence avant qu'il ait été autorisé à remonter en selle. S'il comprend l'inquiétude qui persiste à ce sujet, Márquez tient toutefois à assurer qu'il est parfaitement apte à prendre à nouveau les risques inhérents au pilotage sans risquer d'aggraver l'état de ce bras.

"Quand je suis allé passer le check-up, c'était plus pour un contrôle de conscience et un contrôle du cou, de la tête et du dos. C'est ce qui a le plus souffert dans le choc. Au bras, je n'ai rien senti. Je veux aussi clarifier que je suis ici, je pilote et j'attaque, parce que les médecins m'ont dit qu'en cas de choc j'ai les mêmes possibilités de me casser le bras gauche que le bras droit. L'os est complètement réparé."

Un contrôle de routine a malgré tout été effectué à l'hôpital. "Mon bras n'a pas été blessé aujourd'hui et je ne sentais aucune douleur, mais le Dr Charte a toutes les radios et toutes les informations sur mon bras et quand je suis retourné à l'hôpital on a fait une autre radio sur le bras, juste pour être sûrs. Je ne sentais rien, mais on était à l'hôpital et le Dr Charte a dit qu'il voulait une radio du bras", explique-t-il.

La machine accidentée de Marc Marquez, Repsol Honda Team

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