Petrucci se sent "adoré, mais pas respecté" en MotoGP

Sur le départ du MotoGP, Danilo Petrucci estime qu'il aura été très aimé dans les Grands Prix, mais qu'il n'est pas possible d'être également respecté.

Petrucci se sent "adoré, mais pas respecté" en MotoGP

Danilo Petrucci s'apprête à clore sa carrière MotoGP la semaine prochaine, prêt à se tourner vers une nouvelle carrière qui débutera par sa première participation au Dakar au mois de janvier. Mais alors qu'il est unanimement salué pour son attitude, le pilote italien admet avec un certain cynisme que sa gentillesse et son allure débonnaire l'ont sans doute privé d'un plus grand respect dans le milieu.

"Je pense qu'on ne peut pas être adoré et respecté en même temps", réfléchit-il. "Peut-être que j'ai été adoré, mais pas respecté. Au fil des années, j'ai travaillé et parlé avec beaucoup de gens, au point qu'il m'est très difficile de traverser le paddock parce que je dois dire bonjour et parler avec beaucoup de monde. Je n'ai jamais crié dans le box, j'ai toujours pris mes responsabilités. Quand les résultats ne venaient pas, je me suis toujours mis sous le feu des projecteurs pour progresser, au lieu de hurler sur les autres pour essayer de trouver une raison à des résultats qui ne venaient pas."

"Alors, oui, j'ai eu une longue carrière, mais peut-être qu'elle aurait pu être plus longue si je m'étais mis à crier sur les autres et si je n'avais pas pris mes responsabilités, comme le font peut-être d'autres pilotes. J'agis toujours d'une manière qui me ressemble, je n'essaye jamais de faire quoi que ce soit de différent, que ce soit ici ou ailleurs. On ne peut pas être à la fois adoré et respecté, et sur cette dernière année en particulier, j'ai été adoré mais pas respecté."

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Familier du paddock MotoGP depuis l'enfance, Petrucci l'a intégré en tant que pilote il y a dix ans, entrant alors par la petite porte, celle des motos répondant au règlement Open et CRT. Passé chez Ducati en 2015, il a gravi les échelons jusqu'à se classer au mieux sixième au championnat. Il a parfois fait preuve d'une autocritique rude lorsque les résultats n'étaient pas à la hauteur de ses ambitions, mais a eu le mérite d'obtenir dix podiums et la consécration de deux victoires – une au Mugello, l'autre au Mans – alors qu'il était devenu pilote officiel de la marque.

Aujourd'hui au guidon d'une KTM dans le team Tech3, il veut vivre sa fin de saison sereinement. "J'ai commencé ce matin avec comme état d'esprit de ne pas trop me soucier des résultats, de simplement apprécier de piloter une MotoGP sur cette piste", décrit-il ce vendredi depuis le Portugal. "J'ai dit à l'équipe que, sur cette course, je ne m'énerverais pas comme je le fais tout le temps. Je leur ai dit : 'vous pouvez éteindre la télévision, parce que je ne veux même pas voir où je me situe'. J'ai vraiment essayé de monter sur la moto, d'être au point, sans chercher à en faire plus pour m'améliorer, comme on le fait habituellement."

Sur cette première journée, Petrucci a été le pilote KTM le plus rapide, classé 13e, à 55 millièmes seulement du top 10. "Je suis bien en confiance sur l'avant", se félicite-t-il. "Il est clair qu'il manque encore des choses mais toutes les KTM sont en difficulté, et être le meilleur [du groupe] me rend assez content même si ce n'est que le premier jour et que ça compte bien peu. Mais j'ai de bonnes sensations, c'est clair."

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