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Roberts : Le peu de blessures explique la longévité de Rossi

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Roberts : Le peu de blessures explique la longévité de Rossi
Par :
25 avr. 2019 à 06:06

Le triple Champion du monde 500cc ne cache pas son admiration pour la résistance de l'Italien, toujours aux affaires et performant à 40 ans.

Rossi ? "Incroyable ! Il devrait être dans un rocking chair !" s'étonne Kenny Roberts, observateur stoïque du MotoGP moderne, mais pourtant bel et bien frappé par celui qu'il voit évoluer en piste depuis plus de deux décennies et qu'il croisait déjà dans les paddocks au début des années 1980, lorsque lui-même vivait les dernières années de sa carrière.

Fils de Graziano Rossi, avec qui l'Américain a partagé la piste, Valentino est aujourd'hui devenu à son tour une référence de la discipline, qui après avoir construit sa légende en se forgeant un palmarès parmi les plus reluisants, la peaufine en y ajoutant une longévité hors-norme. "Passer des deux-temps aux MotoGP modernes, avec l'angle qu'elles ont… C'est incroyable qu'il ait réussi à faire cela !" salue le triple Champion du monde, admiratif.

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"Je pense que Wayne Rainey aurait probablement suivi ce chemin-là", suggère Roberts, qui fut le team manager du Californien après avoir lui-même stoppé la compétition à 32 ans. "Mais je pense que les motos à cette époque étaient un peu plus violentes et vous en faisaient baver plus physiquement", souligne-t-il cependant, convaincu que Valentino Rossi a façonné sa résistance en ne connaissant que peu de coups durs physiques. "L'une des choses concernant la longévité de Valentino, c'est qu'il n'a pas tout le temps été blessé. C'est le principal facteur pour vieillir et continuer avec le rythme qu'il parvient à afficher."

Si l'on demande au principal intéressé comment il explique sa forme actuelle, il la met justement sur le compte de sa récupération après sa fracture de la jambe en août 2017, l'une des deux blessures importantes qu'il ait subies. "Je suis meilleur cette année parce que j'arrive à plus m'entraîner en courant, l'année dernière j'avais encore mal à la jambe", explique le pilote italien, actuellement deuxième du championnat. "Il fallait que je fasse un peu de vélo ou du tapis roulant, mais j'avais mal si je me mettais vraiment à courir. Cet hiver j'ai pu courir, parce que je me suis senti bien, et je suis mieux."

Pour Dovizioso, il aurait pu s'auto-détruire

Andrea Dovizioso, lui aussi, connaît bien Valentino Rossi et ne cache pas son admiration pour cette inhabituelle longévité, bien qu'il lui faille également le considérer comme un adversaire direct. Pour lui, c'est la capacité qu'a eue Rossi à s'adapter et à évoluer au fil des années qui explique qu'il puisse encore se battre à un tel niveau, bien que le dixième titre après lequel il court lui échappe depuis désormais dix ans.

"Ça n'est pas tellement une question de ne pas gagner. Il a changé de mentalité, il a été obligé de le faire", jugeait le pilote Ducati en marge d'un événement à Rome ces derniers jours. "S'il avait continué à aborder les courses comme il le faisait il y a dix ans, il se serait auto-détruit. Mais il est intelligent, il a donc compris qu'il ne pouvait plus aborder les défaites de la même manière et il s'est adapté. Mais il a bien fait, parce qu'il est arrivé à 40 ans et regardez ce qu'il réalise ! Ces deux dernières années et demie, il a réussi à gérer quelqu'un comme Viñales."

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

Malgré les titres qui lui échappent, et même 30 courses consécutives dont il a pris le départ sans parvenir à s'imposer, Valentino Rossi semble toujours habité par la même soif de gagner, systématiquement au rendez-vous lorsque les feux s'éteignent. "L'année dernière, il n'avait rien en jeu. Il jouait la deuxième place contre moi, mais cela ne compte que dans une certaine limite", rappelle Dovizioso, qui voit toutefois le numéro 46 grappiller chaque place possible. "S'il a gagné neuf titres, il sait bien comme se gèrent les championnats et il est l'un des plus malins, il sait donc très bien qu'il doit toujours rapporter des points et qu'il ne peut pas se permettre d'encaisser des zéros. L'année dernière, même s'il a eu beaucoup de courses qui n'étaient pas bonnes, avec de gros écarts, il a presque réussi à finir deuxième au championnat."

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"Même si cela fait de nombreuses années qu'il ne gagne pas, il est prêt à se battre contre plein de jeunes pilotes forts, parce qu'il veut vivre de cette manière-là. Chapeau, bravo, c'est bien que chacun fasse ce qu'il a envie de faire", salue Dovizioso, qui y voit un choix de vie personnel et se refuse en ce sens à émettre la moindre critique. "Chacun a ses propres priorités. La mienne, par exemple, c'est de faire du motocross et de courir en motocross, alors si j'avais gagné neuf titres, je ne serais plus en MotoGP. Lui, par contre, il préfère vivre comme ça et c'est bien, mais chacun fait les choses à sa manière."

"Je ne crois pas que j'arriverai jusque-là, parce que ça n'est pas dans mon idée d'être encore en MotoGP à 40 ans. Pas parce que je pense que je n'y arriverai pas, mais parce que ça n'est pas mon objectif. Chacun décide de vivre la vie à sa manière, mais Valentino fait bien : il a la possibilité de décider lui-même s'il continue à courir ou non, et en ce moment sans MotoGP il se sentirait moins bien."

Avec Matteo Nugnes

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Séries MotoGP
Auteur Léna Buffa