Débarrassé des tests, Rossi ne ferme pas la porte pour l'avenir

Valentino Rossi reprendra-t-il le guidon d'une MotoGP après avoir mis un terme à sa carrière de pilote ? Lui-même laisse cette possibilité ouverte, curieux de savoir si le pilotage des prototypes lui manquera dans quelques mois.

Débarrassé des tests, Rossi ne ferme pas la porte pour l'avenir

À l'approche de la fin de sa carrière en MotoGP, Valentino Rossi peut se réjouir d'une chose : il a réalisé cette semaine son tout dernier test. Notoirement peu enthousiaste lorsqu'il s'agit de se lancer dans des roulages fatigants et souvent rébarbatifs comme le sont ces tests privés, le #46 a, certes, décidé de rester deux jours à Misano au lieu d'un seul, mais il n'était pas mécontent de pouvoir raccrocher son casque mercredi soir.

"Je n'aime pas faire des tests", a-t-il asséné sans détour au site officiel du MotoGP. "C'est toujours dur, c'est une partie difficile dans notre travail. Les essais de pré-saison sont clairement plus intéressants car cela fait alors longtemps que l'on n'a pas essayé une moto et généralement on en change, on essaye un nouveau modèle. Mais les journées d'essais pendant la saison, pfff… Les essais le lundi après une course, surtout, c'est un cauchemar ! C'est la partie difficile de notre travail, alors je ne suis pas désespéré à l'idée que c'était mon dernier test !"

"Franchement, je ne pense pas que les tests me manqueront à l'avenir ! [rires] C'est toujours un travail difficile, physiquement et mentalement, c'est dur. C'est la partie difficile de notre boulot, je préfère les week-ends de course", a ajouté Valentino Rossi, modestement classé 14e lors des essais de cette semaine, avec une petite centaine de tours au compteur.

Lire aussi :

Pourtant lorsqu'il lui a été demandé s'il n'aimerait pas en refaire de temps en temps, une fois que sa carrière de pilote aura pris fin, le nonuple Champion du monde a laissé la porte ouverte : "Je ne sais pas. Il faudra voir à quel point ça me manquera de piloter une MotoGP quand je ne le ferai plus. Ce serait bien de le faire de temps en temps. Comme je l'ai dit, les tests ne sont pas la partie la plus sympa de notre travail, et à la base ce ne sont pas les moments les plus inoubliables pour un pilote MotoGP. Mais peut-être que le MotoGP me manquera et que ça me plairait d'avoir l'occasion d'en piloter une de temps en temps."

Cette dernière séance n'aura clairement pas été la plus mémorable pour le pilote italien, contraint à un simple travail de réglages et de préparation des quatre derniers Grands Prix, sans avoir aucune pièce à évaluer, les évolutions 2022 ayant été réservées aux pilotes de l'équipe officielle Yamaha. Mais d'autres roulages bien plus importants au cours de sa carrière lui ont laissé le souvenir d'émotions fortes.

"Les tests dont on se souvient sont habituellement ceux où l'on essaye pour la première fois une moto, alors je me souviens très bien de mon premier test avec la 250cc, mais surtout du premier avec la Honda 500cc, à Jerez avec Jeremy [Burgess] et Bernie [Bernard Ansiau]. Je crois que c'était en novembre ou décembre 1999. C'était très impressionnant", se remémore-t-il.

"Ensuite, je me souviens de mon premier test avec la Honda quatre-temps, à Suzuka après les 8H. On a gagné les 8 Heures avec Colin [Edwards], et ensuite on a fait un premier test avec la MotoGP. C'était en août 2001, je pense. L'autre test dont je me souviens très bien, c'est le premier avec la Yamaha, à Sepang en janvier 2004. Premier test, première fois que j'essayais la M1, toujours avec Jeremy. Ce sont les meilleurs tests de ma carrière."

partages
commentaires

Related video

Le podium de Bastianini a "meilleur goût" que celui de Zarco pour Xaus

Article précédent

Le podium de Bastianini a "meilleur goût" que celui de Zarco pour Xaus

Article suivant

Bagnaia plus sûr de lui et de sa moto depuis ses victoires

Bagnaia plus sûr de lui et de sa moto depuis ses victoires
Charger les commentaires