Nasser Al-Attiyah échappe à la disqualification

Nasser Al-Attiyah a été "disqualifié avec sursis" du Dakar 2022 après une irrégularité technique découverte sur son Toyota Hilux lors de la deuxième étape.

Nasser Al-Attiyah échappe à la disqualification

Nasser Al-Attiyah a frôlé la correctionnelle sur le Dakar, entre la deuxième et la troisième étape. Le pilote qatari, leader du classement général, a été sanctionné pour une irrégularité technique qui aurait toutefois pu lui coûter beaucoup plus cher. Le pilote Toyota est arrivé lundi soir au bivouac d'Al Qaisumah avec la boîte noire FIA débranchée. Cette dernière est un instrument obligatoire, fourni par Magneti Marelli, et qui enregistre toutes les données de performance sur chaque voiture. 

Le fait qu'il soit déconnecté constitue une infraction à l'article 13.1.2 du Règlement Sportif, énonçant que la collecte de données est obligatoire pour "tous les véhicules T1 dotés d'un moteur turbo à essence et pour tous les véhicules R1 dotés d'un moteur turbo diesel"

C'est l'équipe Toyota qui a elle-même alerté le délégué technique de la FIA en fin de deuxième étape après s'être rendu compte de son erreur. Sans cet appareil, il était impossible de vérifier les données du Toyota Hilux tout au long de la deuxième étape. "Il n'y a aucun moyen de vérifier si la pression du turbo a dépassé les valeurs définies dans l'annexe VIII du règlement", explique un communiqué. 

Le représentant de l'équipe, Jean-Marc Fortin, est allé s'expliquer et les commissaires ont décidé d'infliger une amende de 5000 € ainsi qu'une disqualification avec sursis du Dakar 2022 en cas de nouvelle infraction du même ordre dans les dix prochains jours. 

"C'était une simple erreur de nos mécaniciens", a plaidé Jean-Marc Fortin. "Ils ont juste oublié de connecter l'enregistreur de données à la batterie. Nous le déconnectons chaque soir pour des raisons de sécurité. Je vérifierai personnellement tous ces prochains jours que l'enregistreur est correctement connecté."

Les commissaires ont eux-mêmes reconnu que ce type d'infraction, même non intentionnelle, devait théoriquement mener à une disqualification, "conformément à la jurisprudence par le passé". Ils ont néanmoins estimé que "des circonstances exceptionnelles existent dans le cas présent, dans la mesure où le rallye se compose de 12 journées de compétition, que l'infraction a été découverte lors de la deuxième étape et que la voiture était conforme lors de la première étape."

"Une disqualification de l'ensemble de l'épreuve ne semble donc pas proportionnée, d'autant plus que le concurrent a confirmé rectifier le problème rapidement afin que sa voiture soit conforme au règlement pour les dix jours de compétition suivants."

Avec Sergio Lillo

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