En Endurance, Hartley a appris à ne pas blâmer sa voiture

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En Endurance, Hartley a appris à ne pas blâmer sa voiture
Par : Basile Davoine
26 mars 2018 à 17:01

Après avoir débuté en Formule 1 à la surprise générale lors du Grand Prix des États-Unis l'an dernier, Brendon Hartley dispute cette année sa première saison complète dans la catégorie reine, toujours chez Toro Rosso.

Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR13
Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso, Pierre Gasly, Scuderia Toro Rosso, parlent sur le muret des stands Scuderia Toro Rosso
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Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR13
Hors piste pour Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR13
Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR13
Version manga de Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso
Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR13
Brendon Hartley, Scuderia Toro Rosso STR13

Pilote au parcours atypique, évincé du programme Red Bull il y a quelques années avant de revenir par la fenêtre à l'aube de ses 28 ans, le Néo-Zélandais n'a rien fait comme tous ses prédécesseurs dans le giron de l'écurie de Faenza. Si le manque de noms aptes à rejoindre Toro Rosso dans le vivier Red Bull a forcément contribué à cette promotion, c'est aussi la carrière menée par Brendon Hartley en Endurance qui lui a permis de se rappeler au bon souvenir de tous.

"Je pense que courir en Endurance m'a beaucoup appris", insiste-t-il auprès d'ESPN, après avoir vécu la totalité du programme Porsche LMP1 en WEC de 2014 à 2017, avec notamment une victoire aux 24 Heures du Mans et deux titres mondiaux à la clé.

De par son expérience, Brendon Hartley démontre qu'un passage par un autre Championnat du monde peut encore constituer un tremplin. Selon lui, de jeunes pilotes auraient beaucoup à apprendre en allant faire leurs classes du côté du WEC, principalement en raison du niveau de concurrence et de la possibilité offerte au sein d'un équipage pour comparer les performances.

"Je crois que les jeunes pilotes ont parfois vraiment tort de blâmer immédiatement leur matériel ou leur équipe, plutôt que faire un peu un travail sur eux-mêmes", constate-t-il. "La course en Endurance vous apprend ça, car face à deux coéquipiers de très haut niveau, vous êtes dans la même voiture, il n'y a pas où se cacher, et on commence à apprendre chacun les uns des autres."

"Il y a vraiment cet environnement ouvert où, si quelqu'un est plus rapide, il faut l'accepter très rapidement et dire 'Oui, il était plus rapide aujourd'hui', accepter ce qu'il fait, discuter avec lui et travailler. C'est ce qui m'a énormément appris. Il y a aussi du respect avec ça, car on fait du mieux possible pour réaliser chaque jour les meilleures performances, mais tout en acceptant qu'un jour donné, votre coéquipier peut faire un meilleur travail que vous. L'Endurance vous apprend ça, et ça peut vraiment aider à devenir un pilote bien plus complet." 

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Auteur Basile Davoine
Type d'article Actualités