Ferrari - Montréal, un challenge difficile pour le pilote et la voiture

Alors que les promesses du début de saison tardent à se matérialiser, le Grand Prix du Canada se dresse devant les hommes de la Scuderia.

Ferrari - Montréal, un challenge difficile pour le pilote et la voiture
Sebastian Vettel, Ferrari lors de la parade des pilotes
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Felipe Massa, Williams FW38, devant Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H, et Nico Hulkenberg, Force India VJM09
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Mattia Binotto, directeur des moteurs de course de Ferrari lors de la conférence de presse de la FIA
Sebastian Vettel, Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari SF16-H
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari
Sebastian Vettel, Scuderia Ferrari SF16-H

En début de saison, Ferrari semblait être l’unique menace pour Mercedes. Mais, incapable de tirer profit des difficultés de Lewis Hamilton, du double abandon des Flèches d’argent en Espagne et d’une course dans des conditions de piste compliquées à Monaco, l’équipe de Maranello a été rejointe dans ce rôle par Red Bull, qui semble aujourd’hui en capacité de la supplanter.

Pour Montréal, Ferrari s’est démené pour apporter des évolutions notables - au niveau du turbo et des suspensions - afin d’obtenir ce supplément de performance qui pourrait faire la différence, tandis que Red Bull disposera pour ses deux voitures de l’évolution du moteur Renault.

Mais, avant tout, Sebastian Vettel se réjouit de retrouver un circuit apprécié du monde la F1. "Montréal est un super endroit", explique-t-il. "Je pense que c’est excellent que nous courrions au Canada. Je pense que c’est une course que tous les fans de Formule 1 et tous les pilotes apprécient. C’est un super circuit, pas une piste de course à proprement parler. C’est un de ceux à l’ancienne, […] les murs étant proches, avec des gros freinages, des changements rapides de direction avec les chicanes."

"Donc il est incroyablement important d’avoir le bon timing au freinage. C’est un challenge assez difficile pour le pilote, mais aussi pour la voiture, pour les freins et les pneus, parce que vous arrêtez la voiture avec une très basse vitesse pour accélérer de nouveau. Donc la traction est très importante aussi."

L'importance du système hybride

La traction, une zone essentielle de travail au Québec, où Mattia Binotto, responsable du département moteur de la Scuderia, aura forcément sa part. "Le Grand Prix du Canada est une des courses les plus haletantes de la saison. Il y a des longues lignes droites, des épingles très serrées, et des virages très lents, où l’accélération fournit toute la puissance que vous pouvez avoir."

"C’est un circuit où les conditions peuvent changer pendant la course, par exemple avec les interventions du Safety Car, les barrières que des pilotes touchent parfois avec leurs roues, en effleurant les murs. C’est un circuit où la puissance du moteur est assez importante, comme Monza ou Spa."

La puissance moteur est particulièrement prégnante dans la ligne droite de retour, qui est aussi l'une des principales opportunités de dépassement du Circuit Gilles Villeneuve. "La ligne droite principale, qui précède la ligne droite finale, est très longue : vous sortez d’une épingle lente et accélérez tout au long des vitesses. C’est une ligne droite intéressante pour les ingénieurs moteur aussi, parce que d’une certaine manière c’est là que vous avez les dépassements, l’accélération, que vous atteignez la vitesse de pointe, en essayant de dépasser."

"Le système hybride est important également, parce que la ligne droite principale nécessite de fournir toute la puissance et de s’assurer que dans la partie mixte de la piste vous récupérez correctement l’énergie et que le stockage de l’énergie soit assez plein au moment d’accélérer après l’épingle et dans la ligne droite principale."

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