Haas : "Il y avait un gros risque que nous ne soyons plus là"

De manière la plus limpide possible, Günther Steiner a confirmé que Haas F1 était passé tout près de ne pas survivre à la saison 2020.

Haas : "Il y avait un gros risque que nous ne soyons plus là"

Les difficultés financières rencontrées par Haas F1 Team en 2020 sont une réalité connue depuis un bon moment, et plusieurs fois Günther Steiner a insisté sur ce point. Aujourd'hui, à l'heure où la saison approche de son terme avec trois derniers Grands Prix au Moyen-Orient, le directeur de l'écurie américaine ne cache plus le fait que le couperet ne soit pas passé bien loin… Dans une année marquée par la crise du coronavirus, venue exacerber des soucis économiques qui touchaient déjà Haas, mettre la clé sous la porte était bel et bien un scénario sur la table.

L'éventuelle opportunité que suscite toute crise pour en sortir, la F1 a su la saisir en mettant tous les acteurs autour de la table dès le printemps dernier. Des mesures fortes ont été prises, essentiellement dans l'optique de la réduction des coûts, jusqu'à la signature des nouveaux Accords Concorde garantissant l'engagement des dix écuries actuelles pour cinq années supplémentaires, soit jusque fin 2025. Gene Haas, propriétaire de l'équipe, n'avait pas caché remettre sérieusement en question son projet. L'Américain a finalement confirmé la présence de son écurie, même si celle-ci va connaître de sérieux changements avec un nouveau duo de pilotes en 2021, lequel sera "bientôt" officialisé.

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Sportivement, Haas vit une année morose, avec seulement trois points inscrits et une lointaine neuvième place au championnat constructeurs. Alors, à la question de savoir ce que son écurie a réussi de bien cette saison, Günther Steiner n'y va pas par quatre chemins. "Nous avons survécu, voilà ce que nous avons fait de bien", lance-t-il. "Je pense que je vais rester là-dessus. Il y avait un gros risque que nous ne soyons plus là, tout le monde s'est rassemblé et nous sommes ici pour rester. Nous n'avons peut-être pas été bons sur la piste cette année, mais je crois que nous avons été bons pour l'avenir de Haas F1, ainsi que pour la F1, car même si l'on pense qu'ils n'ont pas besoin de nous, la F1 a besoin d'équipes comme Haas F1."

Pour toutes les raisons décrites auparavant, Günther Steiner admet également ne pas être fâché de voir l'épilogue de la saison se profiler, à Abu Dhabi dans quinze jours. "Absolument, je suis heureux", confirme-t-il. "Nous vivons une saison difficile au niveau de l'équipe, une saison difficile pour la F1 plus globalement. Je ne suis pas mécontent que ça se termine bientôt. Tout le monde est un peu fatigué. Trois courses consécutives pour terminer, ce n'est pas ce que l'on veut, surtout si proche de Noël. Nous sommes tout de même plutôt chanceux d'avoir pu faire cette saison. C'est une bénédiction que ça se termine, mais c'en est aussi une d'avoir eu quelque chose à faire cette année."

Sur ce dernier point, le patron de Haas F1 ne manque pas de souligner le travail des organisateurs, qui ont échafaudé un championnat complet, lancé en juillet et malgré une pandémie de COVID-19 qui sévit toujours. "C'est incroyable qu'ils aient réussi ce coup", insiste Steiner. "Après l'Australie, il y avait une mauvaise nouvelle par jour. C'est formidable ce qu'a fait la FOM en organisant 17 Grands Prix, mais c'est la même chose pour les équipes qui étaient là, les dix équipes. Ils ont fait ce qu'il fallait faire. Nous avons vécu une saison très intéressante au niveau sportif, tout s'est bien passé, excepté le fait de ne pas avoir eu de spectateurs et pas de revenus. La F1 a continué et elle n'a pas connu une mauvaise année. Je ne dirais pas non plus une bonne année, mais elle n'était pas mauvaise, ça aurait pu être bien pire."

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