Hill - La F1 et les ambitions qui sèment le chaos

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Hill - La F1 et les ambitions qui sèment le chaos
Par : Benjamin Vinel
28 janv. 2017 à 15:30

C'est par l'image très britannique d'un groupe de chats que Damon Hill décrit le rôle du berger Bernie Ecclestone, qui va désormais être endossé par Ross Brawn et Sean Bratches pour Liberty Media.

Conférence de presse : Frederic Vasseur, directeur de la compétition Renault Sport F1 Team Yusuke Hasegawa, responsable du programme Honda F1, Eric Boullier, directeur de la compétition McLaren, Maurizio Arrivabene, Ferrari Team Principal, Toto Wolff, directeur exécutif Mercedes GP et Christian Horner, Red Bull Racing Team Principal
Dietrich Mateschitz, Propriétaire et Fondateur de Red Bull
Sergio Marchionne, Président de Ferrari et CEO de Fiat Chrysler Automobiles et Maurizio Arrivabene, Team Principal de Ferrari lors de la conférence de presse
Damon Hill, Présentateur Sky Sports
Chase Carey, Président du Formula One Group avec Bernie Ecclestone et Christian Horner, Team Principal du Red Bull Racing
Ron Dennis avec Bernie Ecclestone sur la grille
Bernie Ecclestone, avec Toto Wolff, Directeur Exécutif Mercedes AMG F1 et Niki Lauda, Président Non-Exécutif de Mercedes
Bernie Ecclestone, avec Maurizio Arrivabene, Team Principal Ferrari

Ecclestone gérait la catégorie reine du sport automobile d'une main de maître depuis plusieurs décennies, mais le rachat de la Formule 1 par Liberty Media avait remis son rôle en cause. Initialement, les nouveaux propriétaires lui avaient demandé de conserver son poste à la tête du F1 Group pendant trois ans, mais Liberty a finalement décidé de se priver des services du grand argentier de la F1.

Ce dernier est remplacé par Ross Brawn (pour les aspects sportif et technique) et Sean Bratches (responsable du marketing). Selon Damon Hill, c'est une tâche particulièrement ardue qui attend les deux hommes.

"C'est très difficile en Formule 1", souligne le champion du monde 1996 pour Sky Sports News HQ. "imaginez être le berger d'un groupe de chats, tout le monde a ses ambitions personnelles et ce sont des gens très, très déterminés, donc toutes les équipes sont difficiles à gérer."

Hill ne manque pas de faire référence au nébuleux Groupe Stratégique, où sont représentés les équipes, le détenteur des droits commerciaux et la FIA avec un total de dix-huit voix. Cette démocratie est parfois remise en question.

"L'argument de Bernie a toujours été que si une personne gère, c'est simplement oui ou non et il peut finir par prendre une décision", confirme Hill. "Mais je pense qu'il y a de nombreux angles différents pour que ça fonctionne. Nous avons le côté technique, où Ross Brawn sera impliqué, puis il y a le côté sportif, peut-être Ross à nouveau, et il y a le marketing de ce sport, c'est davantage le travail de Liberty et Chase Carey."

"C'est là que Bernie était bon. Il n'était pas bon pour concevoir une réglementation sportive, comme le montrent certains des formats qualificatifs qu'il a suggérés et le système d'arrosage de la piste qui a été suggéré une fois ; je pense très sérieusement qu'il pensait que cela pimenterait le spectacle. Il a eu des idées très excentriques par le passé, mais son vrai talent, c'était de vendre notre tout au plus offrant."

Les artifices

Reste à savoir la direction que va prendre la Formule 1 sous la houlette de Liberty Media lors des années à venir. Certains artifices sont fréquemment remis en question de nos jours, en particulier le DRS.

"L'une de nos inquiétudes était d'avoir trop de gadgets pour essayer de gagner en popularité quand ce qui rend le sport attirant, c'est d'être le meilleur de la compétition automobile, avec les meilleurs pilotes du monde qui participent aux courses les plus féroces du monde. Donc je pense qu'au fond, le cœur du sport est bon", conclut Damon Hill.

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Auteur Benjamin Vinel