Les plus belles courses de McLaren-Mercedes : Europe 2007

Une victoire d'une McLaren au Nurburgring a toujours eu une saveur particulière pour Mercedes, étant donné que le circuit se situe non loin de Stuttgart, la maison-mère de la firme à l'étoile

Une victoire d'une McLaren au Nurburgring a toujours eu une saveur particulière pour Mercedes, étant donné que le circuit se situe non loin de Stuttgart, la maison-mère de la firme à l'étoile. Comme en 1998, cette victoire fut acquise au détriment d'une Ferrari. Mais dans des circonstances complètement différentes.

A ce moment, McLaren comportait dans ses rangs un des meilleurs duos de son histoire, ce qui en dit long : Fernando Alonso, alors double Champion du Monde en titre, et Lewis Hamilton, alors rookie mais déjà bien installé dans son costume de pilote de F1. Les deux visaient le titre mondial, de même que les pilotes Ferrari, à savoir Felipe Massa et Kimi Räikkönen, ancien pensionnaire de la maison.

Ce dernier signa d'ailleurs la pole position au détriment d'Alonso, là où Hamilton n'eut pas le temps de boucler un tour rapide dans la dernière séance qualificative : son pneu avant droit éclata, le propulsant dans la barrière de pneus. Heureusement pour lui il s'en sortit indemne, et put participer à la course le lendemain, en partant de la dixième place.

Or à peine les lumières se sont éteintes que la pluie commença à tomber. Hamilton n'eut guère le temps de s'en soucier puisqu'après un départ canon, il rétrograda, touché à l'arrière gauche. Peu après, le déluge noya le circuit, et une demi-douzaine de pilotes, dont Hamilton, se laissèrent prendre dans la vague du premier virage. L'Anglais réussit cependant à ne pas caler, et vit la grue le transporter pour le remettre sur la piste ! La McLaren étant en effet située dans une zone dangereuse – principalement à cause des conditions et du nombre de monoplaces échouées – celle-ci était donc en droit d'être aidée par les commissaires.

Ce sauvetage quelque peu inédit fit cependant polémique, si bien que désormais, il n'est plus possible de demander l'aide des commissaires en cas de sortie de piste. Entre temps, il avait cependant perdu un tour, et perdit tout espoir de continuer sa série de podiums, inaugurée dès son premier Grand Prix !

L'averse s'estompa très rapidement, rétablissant un peu plus d'ordre dans le classement – le néophyte Winkelhock, parti d'emblée avec les bonnes gommes, menait en effet la course avant l'interruption de la course – avec Massa en tête et Alonso à ses trousses. L'Espagnol se résigna un temps à aller chercher le Brésilien, d'autant que l'abandon de Raikkonen et la position de Hamilton (qui échouera à la neuvième place) pouvait lui permettre d'assurer huit bons points.

Or la pluie fit à nouveau son apparition, mais plus légèrement cette fois-ci. Une fois les pneus intermédiaires chaussés, Alonso se montra bien plus rapide que son futur équipier. Ne perdant pas de temps, il doubla la Ferrari à l'extérieur, dans un virage en descente, non sans que la roue de Massa ne touche le ponton de la McLaren. Mais rien n'y fit, Alonso prit la tête pour ne plus la lâcher.

La touchette entre les deux provoqua une vive discussion avant la cérémonie du podium, où le vainqueur accusa le second d'avoir cherché à le mettre hors piste, ce dont Massa se défendit. Mais la frustration laissa vite place à la joie, qu'Alonso laissa éclater sans détour sur la plus haute marche. Une des rares occasions qui fut donnée à l'Espagnol de sourire en cette saison où les tensions avec son équipe devinrent de plus en plus criantes. Mais c'est une autre histoire...

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A propos de cet article
Séries Formule 1
Pilotes Kimi Räikkönen , Fernando Alonso , Lewis Hamilton , Felipe Massa
Équipes McLaren , Mercedes , Ferrari
Type d'article Actualités