McLaren - Alonso et Button peuvent mettre une pression positive sur Honda

Après un Grand Prix de Hongrie qui avait laissé entrevoir la lumière au bout du tunnel en juillet dernier, McLaren a vécu un week-end noir en Belgique. 

L’introduction des évolutions promises par Honda a été plus compliquée que prévu, et la MP4-30 n’a jamais été dans le bon rythme à Spa-Francorchamps. L’écurie de Woking a d’ailleurs sacrifié cette course en changeant volontairement de moteurs par deux fois, sur les deux monoplaces, afin de purger de lourdes pénalités avant des jours meilleurs en fin de saison. 

Tandis qu’un début de malaise était né entre l’écurie britannique et son partenaire moteur il y a quelques semaines, tout le monde semble de nouveau regarder dans la même direction. Les divergences de points de vue portaient notamment sur le refus de Honda de solliciter un recrutement extérieur pour progresser plus vite, mais McLaren a finalement accepté la politique du constructeur japonais.

"Nous sommes heureux avec Honda et Honda est heureux avec nous, même si nous ne sommes pas là où nous voulons être", a souligné Eric Boullier, directeur sportif, au micro de Sky. "Nous devons respecter la culture. C’est une position forte qu’ils ont, et une suggestion forte que nous avions chez McLaren, mais nous devons respecter la décision de Honda. Honda a ses propres plans et nous devons faire en sorte que leur timing concorde avec le nôtre."

Garder les pilotes excités par le défi

L’impatience est toutefois logiquement palpable chez les pilotes McLaren, qui attendent de pouvoir disposer d’une monoplace leur permettant de rejoindre les avant-postes. Que ce soit du côté de Fernando Alonso ou de Jenson Button, certains commentaires lors du week-end belge ont laissé percevoir cette impatience, voire un certain agacement. 

Une telle attitude, qui reste mesurée, n’embarrasse pas Boullier. Au contraire, tout en respectant le plan de vol de Honda, le Français estime que la pression mise par les pilotes ne peut être que bénéfique pour alerter le motoriste. 

"Ce que je ne veux pas, c’est qu’ils soient frustrés et qu’ils ne soient pas excités par le challenge", note Boullier. "Nous sommes ouverts avec eux et en fait, si je peux utiliser les pilotes pour mettre la bonne pression aux bons endroits, cela peut aider le timing à être bon."

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Séries Formule 1
Pilotes Jenson Button , Fernando Alonso
Équipes McLaren
Type d'article Actualités
Tags eric boullier, honda, moteur, pression, woking