McLaren compte jouer le titre en 2025

McLaren se laisse trois ans pour être candidat au titre mondial de Formule 1, la mise à jour des infrastructures touchant à sa fin.

Daniel Ricciardo, McLaren MCL36

L'écurie McLaren n'a pas été en lice pour un titre mondial depuis plus de dix ans, et son PDG Zak Brown a hâte que cela change. Au fond du trou en 2017, l'écurie alors motorisée par Honda a fait des pas de géant dans la hiérarchie avec de nouveaux groupes propulseurs fournis par Renault puis Mercedes, jusqu'à atteindre la troisième place du championnat en 2020. Depuis, elle semble avoir atteint un plafond de verre et a même quelque peu reculé dans la hiérarchie.

Des travaux sont toutefois en cours à Woking pour mettre à jour les infrastructures, avec notamment un nouveau simulateur et surtout une nouvelle soufflerie à venir, ce qui devrait avoir un impact non négligeable sur la conception et le développement des monoplaces futures. "Nous pensons malheureusement que nous travaillons avec l'une des souffleries les moins développées techniquement, et c'est un énorme désavantage", estimait Zak Brown en août 2021.

Ainsi, Brown donne à son écurie une échéance qui s'avère finalement similaire à celle d'Alpine. "Je crois qu'il nous faut deux à trois ans", déclare l'Américain à ESPN. "J'adorerais que cette année soit comme 2021, où nous nous mêlons au top 3. Mais nous n'avons pas encore toutes nos infrastructures. D'ici 2024, elles seront opérationnelles, mais pas pour tout le développement de la voiture 2024. J'aime à penser que 2024 serait donc un bon pas en avant, où nous pourrions rejoindre cette bataille de manière plus régulière."

"Puis, en 2025, nous aurions tout ce dont nous avons besoin : les pilotes, le personnel, les ressources, la soufflerie, le simulateur. Sur le papier, il n'y a pas de raison que nous ne puissions pas être en position de nous battre aux avant-postes de manière régulière d'ici 2025. C'est certainement notre ambition."

"Il y a des investissements que nous ferions en tant qu'écurie de Formule 1 mais que nous avons décidé de ne pas faire, car nous avons investi dans notre soufflerie [à la place]. La situation n'est donc pas optimale, mais cela va changer vers le milieu d'année."

Zak Brown, PDG de McLaren Racing

Zak Brown sur la grille de départ de l'E-Prix de Mexico

On ne peut toutefois que remarquer le changement de discours par rapport aux propos de Brown il y a un an et demi mais aussi ceux de Lando Norris en août dernier : dans les deux cas, les intéressés affirmaient que McLaren n'aurait aucune "excuse" dans le cas d'un manque de performance en 2024. Désormais, ils se donnent un peu plus de temps pour tirer le meilleur des nouvelles infrastructures – peut-être ces dernières ont-elles par ailleurs pris encore plus de retard qu'auparavant, la pandémie de COVID-19 ayant grandement retardé les travaux à Woking.

Zak Brown se satisfait en tout cas de la saison 2022 – malgré la perte de la quatrième place du championnat des constructeurs au profit d'Alpine – ainsi que de la progression réalisée depuis son arrivée à la tête de l'écurie. "Dans une année positive, il y a des leçons et il y a des échecs", souligne-t-il. "Je pense que nous sommes une meilleure écurie qu'il y a un an. C'est positif. Je repense à la manière dont nous avons commencé 2022, avec notre problème de freins à Bahreïn… nous n'étions même pas sûrs de faire la course. Le positif là-dedans, c'est que j'ai été impressionné par la réaction de l'équipe, par la rapidité avec laquelle elle a résolu le problème."

"Quand j'ai pris le poste de PDG en 2016, McLaren sortait de la pire année de son histoire – neuvième – nos fans étaient déçus de nous, le moral était en berne à l'usine, nous avions très peu de sponsors. Cinq ans plus tard, nous avons gagné une course, nous avons failli en gagner une autre, nous avons fait une pole, nous avons fait neuf podiums, nous avons fini troisième, quatrième, cinquième, nous nous sommes battus aux avant-postes. Le soutien de compagnies parmi les plus grandes au monde est visible sur notre voiture : Google, Goldman Sachs, Coca-Cola, Dell, Cisco. Nous perdions plus de 100 millions de dollars par an, nous sommes désormais rentables."  

"Mais ce n'est que la moitié du chemin, n'est-ce pas ? Nous voulons gagner des courses, des championnats et tout ça. Je pense que nous avons les bases, le personnel, la technologie et le soutien financier pour voir la lumière au bout de ce tunnel. Mais ça va être super dur."

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