Mercedes demande révision de l'incident Verstappen-Hamilton

Mercedes a indiqué ce mardi après-midi par voie de communiqué avoir demandé la révision de la décision sur l'incident entre Max Verstappen et Lewis Hamilton au Grand Prix de São Paulo.

Le week-end du Grand Prix de São Paulo de Formule 1 a été tendu tout du long, et notamment entre Mercedes et les instances, ainsi qu'entre l'écurie septuple Championne du monde et Red Bull Racing. L'incident du 48e tour, qui a vu Max Verstappen plonger à l'intérieur sur Lewis Hamilton au virage 4 et les deux voitures sortir de piste, a évidemment focalisé une grande partie de l'attention depuis dimanche, dans ce contexte.

Ce mardi, la F1 a finalement dévoilé publiquement une pièce du puzzle qui manquait dimanche au moment où la direction de course et les commissaires ont décidé de ne pas ouvrir d'enquête sur l'incident, en dépit des protestations radio de Mercedes. Il s'agit de la caméra embarquée vers l'avant de Verstappen, élément dont Michael Masi a reconnu qu'il n'avait pas pu être exploité lors du premier examen de l'incident mais qui pouvait s'avérer crucial pour déterminer s'il y avait lieu, ou non, d'aller plus loin.

Peu de temps après la révélation de ces images inédites, Mercedes a publié sur les réseaux sociaux un court communiqué : "Mercedes-AMG Petronas F1 Team confirme avoir demandé aujourd'hui un droit de révision, en vertu de l'Article 14.1.1 du Code Sportif International, concernant l'incident du Virage 4 entre la Voiture 44 et la Voiture 33 lors du 48e tour du Grand Prix de São Paulo 2021, sur la base de nouvelles preuves qui n'étaient pas disponibles chez les commissaires au moment de leur décision."

L'Article 14.1.1 du Code Sportif International dispose que si "de nouveaux éléments significatifs et pertinents sont découverts, et étaient indisponibles au moment de la compétition concernée", il peut être convenu que les commissaires ou leurs remplaçants aient la possibilité de se pencher une nouvelle fois sur le cas.

Si, la plupart du temps ces dernières années, l'apport de nouveaux éléments a souvent été remis en question par les instances dans les cas de demandes de réexamen des incidents, l'existence ici à la fois d'une vidéo officielle d'un des protagonistes de l'affaire inaccessible aux commissaires et de déclarations du directeur de course indiquant qu'il n'était pas possible d'y avoir accès au moment où la décision de ne pas enquêter a été prise semble d'emblée donner plus de poids à la demande. Toutefois, ce sera aux commissaires de statuer sur tout nouvel élément apporté par Mercedes avant, s'il y a bien de nouveaux éléments, de passer à la phase de réexamen de l'affaire à proprement parler.

La question qui se posait avant cette annonce était de savoir si l'absence d'une décision formelle, puisqu'aucune enquête n'a été jugée nécessaire par la direction de course, n'était pas un frein à toute demande de révision. Toutefois la réglementation implique que les commissaires doivent bien décider de l'opportunité ou non d'ouvrir une enquête une fois que l'incident a été "noté", ce qui a bien été le cas ici.

L'article 47.1 du Règlement Sportif dispose que : "Le directeur de course peut signaler aux commissaires tout incident sur la piste ou toute infraction présumée au présent Règlement Sportif ou au Code. Après examen, il sera à la discrétion des commissaires de décider de procéder ou non à une enquête."

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