Newey - Sans la March 881, je n'aurais pas eu la même carrière

À quelques encablures de sa "retraite", Adrian Newey se penche sur ses accomplissements en Formule 1 et revient sur les pilotes qui l’ont marqué au cours de sa longue carrière.

Newey - Sans la March 881, je n'aurais pas eu la même carrière
Sebastian Vettel et Adrian Newey, Red Bull Racing
Adrian Newey, Directeur Technique Red Bull Racing avec Jackie Stewart
Sebastian Vettel, Red Bull Racing et Adrian Newey, Red Bull Racing
Adrian Newey, Red Bull Racing
Adrian Newey, Directeur Technique Red Bull Racing
Adrian Newey, Directeur Technique Red Bull Racing avec sa femme Marigold Newey
Museau de la March 881
Michele Alboreto et Mauricio Gugelmin
Mauricio Gugelmin dans la Leyton House March 881
Leyton House March 881 testing
Les vainqueurs Bobby Rahal et Adrian Newey
Adrian Newey, à gauche, et Frank Williams regardent la course
Nigel Mansell, Williams
Ayrton Senna
Le Champion du Monde Damon Hill
Adrian Newey et David Coulthard
Nigel Mansell

Depuis deux saisons, l’ingénieur britannique prend du recul sur son rôle de directeur technique de l’écurie Red Bull, après quatre saisons couronnées de succès.

Sa carrière en discipline reine s’étire sur près de trente années, avec des expériences diverses chez March/Leyton House entre 1988 et 1990, chez Williams entre 1990 et 1997 où il a connu les premiers succès de ses monoplaces et les premiers titres, puis chez McLaren entre 1997 et 2005 et enfin chez Red Bull depuis 2006.

"Mon rôle en F1… j’ai pris un peu de recul pour le moment pour m'intéresser à différents projets", explique-t-il pour The National, journal d’Abu Dhabi en langue anglaise. "J’ai énormément apprécié ma carrière. Ça a été une carrière fantastique. J’aimerais être impliqué dans d’autres domaines de l’ingénierie avant de finalement prendre ma retraite."

"Donc j’envisage d’être un peu plus impliqué dans un projet de voiture de route. J’ai aussi effectué un peu de travail sur un bateau de la Coupe de l’America. Donc différentes choses juste pour me stimuler, parce que je dois admettre qu’à la fin de ces quatre années de championnat [de 2010 à 2013], j’étais assez fatigué."

"Il y a beaucoup de pression en F1. Si vous le faites année après année, ça peut être assez épuisant. Donc j’ai juste senti que j’avais besoin d’un petit break et j’ai juste pris un peu de recul pour l’instant. Toujours impliqué, mais en prenant du recul."

Leyton House

Au moment de tirer un premier bilan, quand il lui est demandé quelle est la meilleure voiture qu’il ait dessinée, Adrian Newey fait le choix de revenir à ses débuts.

"Je pense que, d’une certaine manière, la voiture que je regarde avec tendresse est en fait ma première F1, qui était la March 881 de l’équipe Leyton House March Racing de 1988", affirme-t-il. "Elle n’a pas gagné de course, mais elle était construite dans une très petite équipe et c’était à l’époque où vous aviez un mix entre moteurs turbo et V8 3.5 litres."

Sans [la March 881], je n'aurais pas eu les opportunités que j'ai eues depuis.

Adrian Newey

"Parce que nous avions un désavantage de puissance, nous essayions de dessiner un package très petit, très aérodynamique et la voiture, par rapport à ses moteurs, était très rapide. Elle a même mené une course et a terminé sur le podium. Donc c’est ce qui, si vous préférez, a lancé ma carrière. Sans cette voiture, je n’aurais pas eu les opportunités que j’ai eues depuis."

La Leyton House March 881 équipée d’un moteur V8 Judd a permis à ses pilotes, Ivan Capelli et Mauricio Gugelmin, de signer trois podiums en 1988 et 1989.

L'amitié avec Bobby Rahal

Et quand la question du pilote avec lequel il a préféré travailler est posée, il revient sur son passage outre-Atlantique, là aussi pour le compte de March.

"Le pilote que je regarde comme étant le plus pédagogue pour moi est Bobby Rahal. C’était un pilote d’IndyCar. Mon début de carrière était en IndyCar et j’étais très proche de lui. Nous nous comprenions l’un l’autre très bien. J’étais tout nouveau, donc il a été très patient avec moi et nous avons progressé ensemble."

Parmi ses pilotes favoris, il cite quatre autres noms, en plus de celui de l'Américain : "C’est très difficile à dire pour moi parce que, au moins, je ne veux pas laisser de côté des pilotes… et un tel exercice est très subjectif et émotionnel."

"Je dirais Bobby Rahal parce qu’il est juste un gars fantastique avec qui j’ai eu une relation très proche en IndyCar. Ayrton Senna. Ayrton était simplement une personne extraordinaire, pas seulement un pilote, il avait une vraie présence. Quand vous le rencontriez, il avait cette aura."

"Les autres seraient des pilotes dont j’ai aimé la compagnie – Damon Hill, David Coulthard – tous les deux en tant que personnes et en tant qu'amis, et aussi en tant que pilotes. Nigel Mansell aussi, comme ami et comme pilote."

Moins proche des pilotes actuels

Il admet que, depuis une vingtaine d’années, il était plus difficile pour lui de nouer de véritables relations avec des pilotes, en raisons de la taille des structures et des nombreux impératifs pesant sur eux.

"Les pilotes que j’ai mentionné viennent des années 1980 et 1990. Comme la F1 est devenue de plus en plus grande, les amitiés ne sont pas communes parce que l’équipe est très grosse et nous sommes aussi occupés."

"L'après-midi, il y a les sponsors et d’autres choses. Donc nous ne semblons pas entretenir des amitiés aussi proches qu’auparavant. Un changement de vie."

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