Freiné par Nieto en 2004, Elías tempère les critiques envers Fenati

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Freiné par Nieto en 2004, Elías tempère les critiques envers Fenati
Oriol Puigdemont
Par : Oriol Puigdemont
Co-auteur: Léna Buffa
12 sept. 2018 à 14:00

Le pilote espagnol, à qui Fonsi Nieto a fait un geste comparable à celui de Romano Fenati en 2004, estime que les attaques que subit l'Italien sont exagérées.

Toni Elías, Champion en titre en MotoAmerica (le championnat Superbike disputé aux États-Unis), a lui-même subi par le passé une action similaire à celle que Fenati a menée dimanche dernier, à Misano, à l'encontre de Stefano Manzi.
Depuis sa manœuvre, le jeune homme de 22 ans originaire d'Ascoli, en Italie, est la cible de commentaires tous plus méprisants les uns que les autres de la part de toutes les branches de la moto.

Outre la sanction de deux grands prix imposés par la direction de course, son équipe a annoncé lundi son licenciement immédiat, tandis que MV Agusta et Forward, avec qui Fenati aurait dû courir la saison prochaine, ont mis un terme à leur accord avec lui. La Fédération italienne lui a retiré sa licence et la Fédération internationale a annoncé mardi soir l'avoir convoqué à son siège suisse avant d'évaluer toute action à prendre à son encontre. Le pilote, quant à lui, a exprimé son intention de cesser définitivement la compétition.

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Dans une interview accordée à la radio catalane RAC 1, Toni Elías a fait savoir qu'il trouvait exagérées toutes les attaques subies par Romano Fenati ces deux derniers jours. Dans le même temps, cet épisode lui fait revivre ce qui s'était passé avec Fonsi Nieto dans le dernier tour de la course 250cc de Welkom, en 2004, alors qu'ils se battaient pour la sixième place.

"Ce que Fenati a fait est indéfendable, dangereux et on ne peut pas faire ça, mais c'est la raison pour laquelle on lui a imposé deux courses de sanction. Il a fait une erreur, il a été pénalisé et c'est tout. Il y a un problème et il faut le résoudre. Mais détruire la carrière sportive de quelqu'un en brisant les contrats actuels et futurs me semble hors de propos", a déclaré l'Espagnol.

"Romano est jeune et doit apprendre. Il a manifestement un problème de maîtrise de soi, mais il peut se faire aider. Nous sommes tous passés par un psychologue ou un coach à un moment donné pour savoir gérer nos impulsions sur la moto", a ajouté Elias, avant de raconter ce dont il se souvient de cet épisode de 2004.

"J'ai remarqué que la roue avant s'est bloquée brusquement et a perdu de l'adhérence, mais la vitesse et l'inertie ont fait en sorte que la moto reste droite. C'est risqué, mais ce n'est pas l'une des choses les plus dangereuses qui puissent arriver en moto", a décrit l'actuel pilote Suzuki, qui n'avait évidemment pas bien pris ce geste, et ce d'autant plus que Nieto n'avait pas été sanctionné. "À ce moment-là, j'avais envie de le tuer, j'étais très en colère, mais nous sommes toujours amis", a-t-il conclu.

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Séries Moto2
Pilotes Fonsi Nieto , Toni Elias , Romano Fenati
Auteur Oriol Puigdemont
Type d'article Actualités