Lorenzo - Les pneus n'étaient que "20% du problème" à Assen

Les pneus proposés sur le Grand Prix des Pays-Bas ont fait débat. Si les options destinées à la roue avant reprenaient logiquement les mélanges les plus tendres de Bridgestone pour garantir un bon grip malgré des températures généralement basses à Assen, le pneu arrière en revanche n'a pas été du goût de tout le monde.

Le manufacturier nippon avait décidé de fournir le même pneu arrière que sur l'édition 2014 mais dans une construction asymétrique présentant un mélange un cran plus dur sur le flanc droit. Le but était ainsi de s'adapter aux virages à droite très rapides du circuit néerlandais, en particulier ceux qui s'enchaînent entre les secteurs 3 et 4.

Ce choix d'un mélange tendant vers le dur intéressait tout particulièrement les Yamaha et les Honda Factory, sachant que le règlement ne les autorise pas à piocher dans les gammes plus tendres mises à disposition des Open et des machines Factory bénéficiant de concessions. Ces pilotes - parmi lesquels Rossi, Lorenzo ou encore Márquez - pouvaient donc choisir entre un pneu medium ou dur à l'arrière, avec une bande latérale dure ou extra-dure.

Lorenzo a manqué de feeling

Lui qui préfère généralement les flancs plus tendres, Jorge Lorenzo n'a que peu apprécié ces options et le choix d'une bande latérale plus dure. Sa huitième place sur la grille (sa plus mauvaise qualification depuis... Assen 2014) ou son retard de 14 secondes sur le vainqueur à l'arrivée de la course témoignent aisément des difficultés rencontrées par l'Espagnol tout le week-end. Il a continué à manquer de grip et de feeling, malgré le travail abattu en essais et malgré son choix de prendre le départ de la course avec les gommes les plus tendres qui lui étaient proposées - tendre à l'avant et medium à l'arrière - une sélection identique à celle de ses adversaires directs à la seule exception de Márquez qui a préféré une paire medium-medium.

Si le choix de Bridgestone de revenir à d'anciens produits n'a pas été publiquement justifié, Jorge Lorenzo évite habilement de tomber dans l'explication la plus simpliste voulant qu'un "complot" soit mis en place pour favoriser Valentino Rossi, amateur notoire de gommes dures.

"20% du problème venait des pneus," a indiqué le Majorquin sur le site officiel du Championnat. "Les 80% restants venaient des deux secteurs que l'on ne rencontre tout simplement pas sur aucun autre circuit, avec des changements de direction à très grande vitesse."

Deux des quatre secteurs de la piste ont en effet posé problème à Jorge Lorenzo durant tout le week-end, les T2 et T4, où son style de pilotage ne trouve pas ses aises. Ce n'est pas une nouveauté, Assen faisant partie des circuits les moins favorables au pilote Yamaha qui, en huit participations en catégorie reine, y a signé une pole position et trois podiums dont une seule victoire.

Avec le Sachsenring, la semaine prochaine, il retrouvera un autre circuit qui lui réussit peu et l'un des rares sur lesquels il ne s'est jamais imposé. Les pneus ne l'aideront probablement pas beaucoup à y améliorer son palmarès, puisque la sélection Bridgestone devrait être la même qu'à Assen.

Jorge Lorenzo peut en revanche compter sur le nouveau châssis Yamaha. Celui-ci reçoit l'aval du pilote espagnol grâce à son apport de traction, en particulier lorsque le pneu arrière commence à perdre de l'adhérence, même si le gain de performance semble rester limité.

 

A propos de cet article
Séries MotoGP
Événement GP des Pays-Bas
Sous-évènement Course
Circuit Assen
Pilotes Jorge Lorenzo
Équipes Yamaha Factory Racing
Type d'article Actualités
Tags bridgestone, jorge lorenzo, motogp, pneus, problèmes, yamaha