Lorenzo comprend les problèmes de départs de Viñales

partages
commentaires
Lorenzo comprend les problèmes de départs de Viñales
Par :
23 avr. 2019 à 16:50

À son arrivée en MotoGP, le pilote Honda a connu les mêmes problèmes que son compatriote lors des départs, et comprend donc parfaitement la situation qu’il vit. Pour autant, Viñales continue d’être handicapé en course et va devoir redresser la barre.

Depuis son arrivée chez Yamaha, Maverick Viñales a toujours souffert lors des départs, mais ceux-ci commencent à véritablement poser problème depuis le début de la saison puisque pas un seul ne s’est déroulé correctement. Le pilote espagnol perd systématiquement de précieuses places et un temps conséquent qu’il ne parvient pas à récupérer sur la fin de course. Un problème compris par l’ancien pilote Yamaha, Jorge Lorenzo, qui a lui aussi vécu cette situation.

Lire aussi :

"Je comprends qu'il a du mal à bien partir avec l'embrayage, alors ça n'importe pas tellement qu'il soit en pole position ou sur la première ligne, il perd toujours quelques places", constate le Majorquin. Régulièrement aux avant-postes lors des essais, Viñales disparaît effectivement du groupe de tête une fois le dimanche venu, alors qu’il a pourtant le rythme pour y rouler. Auteur de la pole position au Qatar, il a rétrogradé en quatrième position au bout de la ligne droite, et cela a été pire en Argentine, où il est passé de la seconde à la septième place une fois arrivé dans le premier virage.

"Il est clair que je ne suis pas à mon meilleur niveau avec cette moto en ce moment, nous devons donc continuer à travailler, continuer à attaquer, et une fois que ces problèmes se seront envolés nous serons dans le coup", déclarait le pilote Yamaha, optimiste, à la veille du Grand Prix des Amériques, conscient qu'il va lui falloir progresser pour correctement enclencher l'embrayage.

En plus de cela, Viñales a beaucoup de mal à maintenir sa position dans les premiers tours de course, se trouvant en difficulté lorsqu'il roule en groupe alors qu'il peut être particulièrement rapide en roulant seul, et le tout cumulé créé un véritable handicap. Pour autant, il n’est pas le seul à avoir vécu cette situation, puisque Lorenzo, lui aussi passé par la Yamaha, a fait savoir qu'il avait connu des problèmes similaires.

"J'ai aussi eu ce problème, surtout au début de ma carrière en MotoGP, alors que j'étais normalement en pole position ou en première ligne ; je perdais moi aussi une ligne parce que je prenais un mauvais départ", explique le Majorquin. "Ensuite, c'est difficile parce que personnellement j'avais des trajectoires assez différentes en comparaison des autres pilotes."

"Quand vous êtes derrière un pilote, vous avez toujours besoin d'avoir une zone de confort au cas où vous fassiez une erreur, pour ne pas le toucher", ajoute le numéro 99. "Si vous êtes derrière un pilote vous devez donc freiner un peu plus tôt et vous perdez alors du temps, juste pour avoir cette marge de sécurité. Je pense que c'est ce qui se passe avec Maverick."

Si Viñales a progressé sur son début de course au Texas, il n’a cependant pas résolu son problème du départ et en a même été une nouvelle fois victime, puisque l’embrayage s'est enclenché trop prématurément, ce qui lui a valu de légèrement bouger et d’être pénalisé pour départ anticipé. Une sanction mal comprise par-dessus, et sa course a été gâchée.

"C'est difficile à comprendre, car je n'avais pas ce genre de problèmes en 2016", regrette-t-il. "Avec la Suzuki je prenais de très bons départs. Je pense que c'est lié au style de la Yamaha. Cela fait deux ans, mais je dois encore comprendre comment faire. Mais nous allons essayer de progresser course après course."

Lire aussi :

Après trois départs manqués sur les trois premières courses de la saison, Viñales n’occupe que la 12e place du championnat, et compte 37 points de retard sur son coéquipier, Valentino Rossi, classé deuxième. S’il travaillait déjà sur l’amélioration de ses départs, celle-ci va devenir son objectif numéro un pour les prochaines courses.

Avec Léna Buffa et Willy Zinck

Article suivant
Dovizioso : les Michelin n'aiment pas les changements de pression

Article précédent

Dovizioso : les Michelin n'aiment pas les changements de pression

Article suivant

Face à Márquez, Ducati a "une grande moto et un grand pilote"

Face à Márquez, Ducati a "une grande moto et un grand pilote"
Charger les commentaires
Soyez le premier à recevoir toute l'actu