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En progrès, Rossi ne veut plus seulement "saisir des occasions"

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En progrès, Rossi ne veut plus seulement "saisir des occasions"
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8 sept. 2019 à 13:45

Le pilote Yamaha continue à pousser fort pour faire son retour aux avant-postes, un retour qu'il espère durable, car des performances sporadiques ne témoigneront pas de la résolution réelle des problèmes.

Valentino Rossi a vu ses performances s'améliorer depuis la reprise du championnat après la pause estivale, faisant notamment son retour sur la première ligne de la grille de départ à Silverstone et enchaînant deux quatrièmes places lors des dernières courses. C'est, certes, encore insuffisant pour pleinement contenter le septuple Champion du monde MotoGP, néanmoins c'est un début de redressement qu'il accueille avec plaisir et sur lequel il entend capitaliser.

"Une des premières lignes les plus belles de ces dernières années", se réjouissait-il en Grande-Bretagne, "parce qu'on sort vraiment d'une période difficile. Sur la partie du championnat où l'on pensait être compétitifs, au contraire on a été vraiment lents. Il y a eu des pistes qui me plaisent vraiment beaucoup, où les autres Yamaha étaient rapides et moi au contraire j'étais très lent, alors ça a été dur."

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"Sur la deuxième partie du championnat on a progressé, petit à petit, on a réussi à bien remonter, course après course, et [à Silverstone j'ai été] compétitif comme je ne l'ai peut-être été qu'à Austin cette année", soulignait-il. Bien qu'il n'ait malgré tout pas pu monter sur le podium, le #46 jugeait ce Grand Prix "très bon", en tout cas très prometteur. "Durant la seconde partie de la saison, j'ai été assez compétitif, même pendant les essais. Ça a été un très bon week-end. En mieux il y a eu, disons, Austin où j'avais aussi été fort en course", évaluait-il. "J'espère qu'on va continuer comme ça. Mais je dois dire que je souffre un peu plus sur le grip arrière par rapport à Maverick [Viñales], alors il faut qu'on essaye de comprendre pourquoi et surtout qu'on trouve une solution. Quand les conditions sont un peu plus difficiles, je semble être un peu plus en difficulté."

Alors qu'en parallèle Maverick Viñales a augmenté sa propre courbe de résultats depuis Assen, où il s'est imposé, Valentino Rossi observe une progression conjointe de l'ensemble du projet Yamaha et du travail mené dans son propre stand, où une mauvaise orientation avait été prise dans le set-up. "Avant toute chose, avec mon équipe ça a été un problème de réglages. On a changé beaucoup de choses sur la moto après la pause, comme la répartition des masses, et on a essayé de comprendre pourquoi je n'y arrivais pas : au freinage j'étais lent, dans les virages je n'arrivais pas à la faire tourner, alors que d'habitude au freinage et en entrée de virage je suis très rapide. Alors petit à petit, on y est arrivé."

"Et puis, à mon avis, ils [Yamaha] commencent à travailler sur des choses intelligentes : sur l'accélération, un peu sur l'électronique pour faire tenir le pneu… Des choses que je demande depuis deux ans et demi, mais pour lesquelles, franchement, je n'avais jamais vu de réponse avant ces derniers mois. C'est donc quelque chose de positif, peut-être qu'on va réussir à progresser en vue des dernières courses et de l'année prochaine."

On ne sera jamais aussi rapides que la Ducati en ligne droite, mais il faut diviser par deux notre retard.

Valentino Rossi

"Il y a encore énormément de courses", souligne le #46, en quête de victoire depuis plus de deux ans. "Au championnat, heureusement j'ai réussi à prendre beaucoup de points jusqu'au Mans alors je suis là et je peux encore viser un bon classement. Entre la troisième place et celle de Quartararo [huitième, ndlr], on est tous très proches. Il y a Petrucci, Rins, Viñales, Quartararo, moi, alors c'est quand même un objectif important. Et puis, c'est surtout pour l'année prochaine, parce qu'on a progressé mais on reste loin. On prend sept ou huit secondes en course, les autres motos font 12 km/h de plus en ligne droite. On ne sera jamais aussi rapides que la Ducati en ligne droite, mais il faut diviser par deux notre retard et ça n'est pas facile. Ils doivent donc travailler."

Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

"Il faut qu'on travaille non pas pour saisir des occasions, mais pour être tout le temps aussi rapides", prévient Valentino Rossi, à qui il reste un an sur son contrat actuel et qui veut donc voir des progrès tangibles. "La dernière partie de la première moitié de la saison qui a été vraiment difficile. On a changé certains choses sur la moto et maintenant je pilote mieux, je suis en progrès, je suis tout le temps un peu mieux. Mais l'objectif dans notre position est de tout le temps être rapides."

Une certaine tristesse avant la pause estivale

Difficile de voir une quelconque lassitude dans les propos toujours incisifs du Docteur, et pourtant la baisse de ses résultats a alimenté cet été une énième rumeur de retraite prochaine. Des spéculations récurrentes qui l'agacent, mais face auxquelles il se montre aussi plutôt compréhensif, car elles suivent précisément le cours de ses performances. "C'est normal qu'à mon âge, si je fais trois mauvaises courses, les gens commencent à dire que je suis vieux et qu'il faut rester à la maison", reconnaît-il.

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S'il concède avoir eu quelques moments d'abattement, Rossi assure toutefois ne pas avoir laissé la déception prendre le dessus. "Je sais que j'ai la motivation et que je peux être fort. Je me sens bien physiquement aussi. Mais ça dépend vraiment des sensations avec la moto. À la mi-saison, j'étais optimiste car il y avait des circuits que j'aimais beaucoup comme le Mugello, le Sachsenring, Assen ou Barcelone. Mais on se trouvait dans une très mauvaise situation, un peu perdus, je n'arrivais pas à piloter la moto. On le voit aussi avec Lorenzo : si tu n'es pas à 200%, tu n'es plus septième, tu es 18e, car tout le monde est fort."

Était-il déprimé ? "Déprimé non, j'allais assez bien, mais j'étais très triste [avant la pause estivale]. Ceci dit, franchement, j'arrivais sur les courses en étant optimiste, parce que de toute façon Viñales a gagné à Assen, Quartararo est tout le temps fort, donc il fallait que j'y arrive. Mais je n'arrivais pas à piloter alors j'étais très, très triste. Mais il a suffi d'un peu mieux régler la moto et à Brno j'ai tout de suite senti qu'elle pourrait déjà être plus mienne, et même si je n'ai pas fait une course extraordinaire au moins je pilotais et comme ça c'est amusant. À ce stade de ma carrière, à mon âge, il faut aller sur les courses et s'amuser, bien piloter, être compétitif, sinon tout devient lourd, un peu comme le discours qu'on a fait sur Zarco."

Avec Michaël Duforest

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Auteur Léna Buffa