La FIA mène des vérifications supplémentaires sur les ailerons arrière

Sur fond de suspicions agitées par Red Bull, la FIA conduit des tests de flexibilité supplémentaires sur les monoplaces à Losail.

La FIA mène des vérifications supplémentaires sur les ailerons arrière

Dans un contexte où Red Bull ne cesse de s'interroger publiquement sur la légalité de l'aileron arrière des Mercedes, la FIA a entamé dès ce samedi, au Qatar, des vérifications supplémentaires. Devant une vitesse de pointe jugée "époustouflante" le week-end dernier au Grand Prix de São Paulo, Red Bull a demandé davantage de renseignements à l'instance internationale sur cette question.

Vendredi, en marge du Grand Prix du Qatar, Red Bull a brandi la menace d'une réclamation d'ici la fin de la saison, notamment si un phénomène similaire était observé lors du prochain rendez-vous, à Djeddah. Christian Horner a également évoqué des "indices clairs" alors que son écurie suspecte une flexibilité du plan principal de l'aileron arrière, qui favoriserait la vitesse de pointe de la W12.

Ce samedi à Losail, le directeur de Red Bull s'est dit "vraiment ravi" au micro de Sky Sports parce que la FIA avait "introduit ici une mission d'enquête", avec la mise en place de vérifications supplémentaires dès la fin des qualifications. La FIA a confirmé à Motorsport.com que des tests supplémentaires au niveau des ailerons arrière avaient bel et bien été introduits, débutant ce samedi soir, afin de réunir des informations techniques.

"Dans le cadre de nos contrôles habituels, nous avons une liste parfaitement définie de tests que nous effectuons, décrits soit dans l'Article 3.9, soit dans la directive technique TD018, sur toutes les voitures pour en vérifier la conformité", explique un porte-parole de la FIA. "Les tests dont vous avez entendu parler sont destinés à recueillir des informations et ne font pas partie des exigences réglementaires, mais pourraient plutôt conduire à l'application de nouveaux critères à l'avenir. Nous examinerons ces tests avec le Groupe Technique."

Christian Horner a évoqué une charge supérieure appliquée pour tester la flexibilité des ailerons arrière, de l'ordre de 70 à 80 kg. "Ça montera en puissance étape par étape, de manière à mesurer la flexion", a-t-il précisé. "C'est très bien que la FIA soit proactive, qu'elle se penche sur la question. Parce que notre préoccupation n'est pas tant ici, où la vitesse en ligne droite n'est pas aussi importante qu'en Arabie saoudite ou qu'à Abu Dhabi. Nous sommes satisfaits qu'ils prennent ça très au sérieux."

L'introduction de ces tests est le dernier épisode en date d'une saga qui commence à durer entre Mercedes et Red Bull, tandis que les deux écuries et leurs pilotes vedettes, Lewis Hamilton et Max Verstappen, sont à la lutte pour le titre mondial dans les deux championnats.

Vendredi, Andrew Shovlin avait répondu à la polémique en assurant que Mercedes était parfaitement serein sur le sujet et sur la légalité de son aileron arrière, conviant même la FIA à faire le travail qui est réalisé à partir de ce week-end. Aujourd'hui, Toto Wolff a lui aussi confirmé l'existence de ces vérifications supplémentaires. 

"Je crois qu'ils essaient un nouveau test de charge, également en vue de l'an prochain, pour que tout ça soit plus solide et pour voir à quel point les ailerons sont flexibles", précise le directeur de Mercedes. "Je crois que ce n'est pas dans la réglementation ni dans la directive technique, c'est davantage une expérimentation. Mais il sera intéressant de voir les résultats, car je crois que nous serons du bon côté."

Avec Luke Smith

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