Grosjean : Le crash de Bahreïn "a rendu ma vie meilleure"

Plus de cinq mois après le terrible accident qui a mis fin à sa carrière en F1, Romain Grosjean est revenu sur ses conséquences dans sa vie, et notamment dans sa manière de le surmonter.

Grosjean : Le crash de Bahreïn "a rendu ma vie meilleure"

Romain Grosjean est désormais connu dans le monde entier pour être l'homme qui a survécu à l'un des pires accidents de ces dernières années en sports mécaniques. Les images de sa sortie de piste puis de l'explosion de sa Haas coupée en deux, encastrée dans le rail de sécurité, ont fait le tour de la planète. Le Français est revenu sur la manière dont il a surmonté cette épreuve mais aussi sur ce qu'elle lui a apporté en positif.

Car au-delà de la survie, cet accident a refermé un chapitre important, souvent le plus important pour un pilote de sport auto, à savoir sa carrière en F1, tout en laissant sur le corps du natif de Genève des traces toujours visibles, notamment aux mains. Mais alors qu'il a justement ouvert un nouveau chapitre, il a su tirer de ce traumatisme des forces.

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"Évidemment, c'est quelque chose d'énorme dans ma vie, mais je dois dire que je suis très heureux aujourd'hui", a-t-il déclaré à la BBC. "Cette expérience a été difficile, je ne souhaite à personne de passer par là, mais elle a aussi rendu ma vie meilleure."

Lui qui ne s'est jamais caché de faire appel à un psychologue pour travailler sur l'aspect mental de son métier, Grosjean a rapidement entamé une thérapie après Sakhir. "J'ai travaillé très rapidement après l'accident, le mardi soir, je crois que c'était à Bahreïn, avec mon psychologue. Nous sommes passés par différentes choses parce que vous ne pouvez pas sortir d'une expérience comme celle-ci sans qu'il y ait des conséquences. Mais nous avons travaillé sur toutes les phases qui étaient un peu difficiles à ce moment-là."

Le nouveau chapitre ouvert, c'est celui de l'IndyCar avec jusqu'ici deux courses disputées et une dixième place lors de la première comme meilleur résultat. "Lorsque je suis à nouveau monté dans une voiture de course, les choses étaient plutôt normales", a-t-il expliqué. "Je me sentais [chez moi], même s'il s'agissait d'une voiture différente."

"Ensuite, la grande question était de savoir comment ça allait se passer lors de la première course au moment de commencer la saison en IndyCar. Et en fait, ça s'est très bien passé et depuis je me sens bien dans une voiture de course."

"C'est ma passion, c'est ma vie. Et je suppose que ça a aussi fait de [moi] le père que je suis parce que je vis ce que j'aime vivre. Nous avons vraiment fait du bon travail avec le psychologue. Les premières semaines ont été un peu délicates, mais après ça, les choses se sont vraiment arrangées et comme je le dis, je suis heureux."

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Physiquement, les séquelles de l'accident restent présentes, même s'il estime que s'être fixé l'objectif d'un retour rapide à la compétition a contribué à accélérer sa récupération. "Le côté droit est absolument parfait, je dois juste éviter le soleil pendant quelques années."

"La main gauche est encore assez rouge. Ce n'est pas joli. Ce n'est pas très agréable. Mais avec une crème toutes les heures environ, un traitement et un peu de travail pendant la journée, en fait ça fonctionne très bien. La chose la plus importante est que je peux jouer avec mes enfants, les câliner, et aussi piloter une voiture de course."

"Je pense toujours qu'un sportif a besoin d'un objectif pour revenir d'une blessure. Et pour moi, le 31 janvier était en quelque sorte la date à laquelle je voulais être en mesure d'utiliser mes mains correctement, et mon pouce gauche avec les problèmes de ligament, [parce que] j'ai dû me faire opérer."

"Mais j'ai toujours considéré [cette date] comme une échéance parce que je savais qu'en février je voulais piloter l'IndyCar. Donc pour moi, c'était un moyen d'accélérer le processus, de continuer à faire la rééducation et de pousser mon corps à guérir plus vite."

Grâce à Mercedes, Grosjean va retrouver le volant d'une F1 dans le cadre d'une démonstration au Grand Prix de France puis d'une journée d'essais privés sur le circuit du Castellet. Un moyen de boucler la boucle. "Ce sera un jour très, très spécial. La première fois, ce serait au Grand Prix de France, le 27 juin, pour quelques tours devant mon public. C'est génial de voir que même avec le COVID, le GP de France est capable d'accueillir quelques fans. Ce sera donc une bonne façon de dire au revoir à mes supporters."

"Ensuite, le mardi suivant, nous aurons une journée complète d'essais. C'est plutôt pour moi l'occasion de profiter d'une journée entière dans la voiture, de donner autant de feedback que possible aux ingénieurs et de travailler autour. Mais ça va juste être une belle expérience et je suis très chanceux d'avoir ça parce que c'est très rare en Formule 1."

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