Retraite de Vettel : "Le bon moment", selon Horner

Selon Christian Horner, directeur de Red Bull Racing, Sebastian Vettel a choisi le bon moment pour quitter la Formule 1.

Retraite de Vettel : "Le bon moment", selon Horner

Cela fait peut-être huit ans que Sebastian Vettel a quitté le giron Red Bull, néanmoins les quatre titres de Champion du monde décrochés avec Milton Keynes le rendent indissociable de l'écurie autrichienne. Et alors que les hommages ont fleuri à l'annonce de la retraite de Vettel à la fin de la saison, Red Bull y allé de son petit mot. Christian Horner, le directeur d'équipe, a ainsi salué son ancien prodige, jugeant que sa décision tombait à pic.

"Pour nous, c'était un plaisir de l'avoir dans notre équipe", a commenté Horner. "Nous avons accompli de grandes choses ensemble. Nous l'avons vu grandir, passer de garçon à jeune homme. C'est un homme de principes, il a des convictions très fortes. Nous l'avons vu à la fin de sa carrière, il défend des choses qui le passionnent, à juste titre. Sa famille est importante pour lui. C'est un homme très privé. Je suis heureux de voir qu'il s'est mis à Instagram récemment !"

"Et alors que sa carrière en F1 touche à sa fin, je suis sûr qu'il veut faire beaucoup de choses dans sa vie. Et je suis sûr qu'il va continuer à faire de grandes choses. Ce sera triste de ne pas le voir dans le coin mais je pense que c'est le bon moment pour lui. Ce n'est pas agréable de le voir rouler au milieu du peloton, il ne mérite pas d'être là. Je pense que l'heure est venue de dire : 'C'est le moment pour moi d'arrêter la F1'."

Ce n'est pas agréable de le voir rouler au milieu du peloton, il ne mérite pas d'être là. Je pense que l'heure est venue de dire : 'C'est le moment pour moi d'arrêter la F1.'

Christian Horner

Soutenu par la marque de boissons énergisantes au début de sa carrière, Vettel a fait ses gammes chez Toro Rosso, décrochant un succès retentissant au GP d'Italie 2008, avant de rejoindre la maison mère l'année suivante. Désigné vice-Champion du monde en 2009, échouant à onze points de Jenson Button, l'Allemand a ensuite aligné quatre titres mondiaux de 2010 à 2013.

Et même si l'histoire d'amour entre Vettel et le taureau rouge s'est achevée sur une note amère, avec une saison 2014 particulièrement difficile, Horner garde encore un excellent souvenir de l'engagement de Vettel sur et en dehors de la piste avec Red Bull.

"Je pense que ce qui est remarquable chez Seb, c'est que dès le début, on pouvait voir que c'était un jeune homme très concentré et que son éthique de travail était complètement germanique. Il travaillait dur, il travaillait tard et il avait un grand sens de l'humour. En s'intégrant dans une équipe britannique, il en a immédiatement adopté la culture. Il s'est fait aimer dans tous les coins de l'entreprise, en amenant des chocolats pour les secrétaires ou en apprenant le jargon dans le garage ; sa maîtrise de l'argot cockney rimé est devenue légendaire."

Adrian Newey et Christian Horner fêtent avec Sebastian Vettel le troisième titre du pilote, en 2012.

Adrian Newey et Christian Horner fêtent avec Sebastian Vettel le troisième titre du pilote, en 2012.

"Il était formidable dans les voitures que nous produisions à cette époque. C'était une époque faste pour la F1 : une grosse concurrence, de grandes équipes contre lesquelles nous nous battions et quelques succès exceptionnels. À ce stade, il était non seulement très concentré sur la victoire mais aussi sur les records et leur conquête. Ça comptait beaucoup pour lui."

Et le directeur d'ajouter : "Il s'est simplement amélioré. En 2009, nous étions une équipe jeune, tout comme lui, et nous avons fait quelques erreurs. En 2010, il a été le pilote sortant du lot, il a eu beaucoup de problèmes de fiabilité et, contre toute attente, il a remporté le championnat à la fin de l'année. En 2011, il a continué sur sa lancée."

"L'année 2012 a été très difficile. Il n'avait gagné qu'une seule course avant que l'on quitte l'Europe. Puis il en a gagné quatre d'affilée pour se retrouver en face à face avec Fernando [Alonso] lors de la dernière course, au Brésil. En 2013, il a absolument dominé et les neuf victoires consécutives qu'il a remportées ont été, pour moi, son apogée. Il a tout réuni et a été vraiment exceptionnel cette année-là."

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