Comment Tatiana Calderón a marqué son premier point en GP3

Contrairement aux autres formules de promotion, le GP3 Series accueille fréquemment des femmes en son sein. Tatiana Calderón est devenue la deuxième à marquer un point, à Hockenheim.

Comment Tatiana Calderón a marqué son premier point en GP3
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Tatiana Calderon, Arden International
Vicky Piria
Carmen Jorda
Alice Powell
Samin Gomez
Beitske Visser

Après trois campagnes en F3 Europe lors desquelles elle a signé une cinquième place pour meilleur résultat, Calderón n'a pu continuer au sein de ce championnat, la FIA ayant interdit aux pilotes y ayant déjà passé trois saisons d'y rester.

La Colombienne s'est donc tournée vers le GP3, connaissant un début de saison difficile. Lors des quatre premiers meetings, elle n'a jamais fait mieux que 14e en course, avec une position moyenne de 15e en qualifications.

Calderón a toutefois redressé la barre à Hockenheim, parvenant à se hisser au dixième rang le samedi avec un point à la clé. La pilote Arden a ensuite signé une neuvième place en course 2, là où seul le top 8 marque des points. Lors des deux courses du week-end, elle n'a franchi le drapeau à damier qu'à deux dixièmes du pilote qui la précédait. Et dire qu'elle s'était qualifiée bonne dernière en 22e place !

"C'est surtout dans les virages rapides que je perdais du temps [en qualifications], parce que j'avais la sensation que la direction était extrêmement lourde", déclare Calderón pour Motorsport.com. "Il y avait quelque chose qui n'allait pas. J'étais à 1,4 seconde, mais je n'avais pas le sentiment de pouvoir tout donner, parce que la direction me limitait."

"Pour la première course, nous avons changé la colonne de direction et fait quelques autres changements de réglages expérimentaux. Mais ça a fonctionné : je me suis bien battue avec Dennis, Fuoco et Jörg, de grands noms. J'ai failli battre de Vries dans la deuxième course. Si seulement ça avait duré un peu plus longtemps !"

Julian Rouse, team manager d'Arden, nous a toutefois déclaré qu'il n'y avait aucun problème avec la colonne de direction de Calderón et que l'amélioration de ses performances venait tout simplement d'un réglage sur cette direction permettant de "l'aider à trouver un peu plus de force pour piloter la voiture à la limite".

Nouvelle approche

Calderón a désormais bon espoir de continuer sur cette lancée à Spa-Francorchamps, sur un circuit où elle avait mené une course en F3 Europe l'an passé.

"Je comprends quelle approche je dois adopter pour les week-ends de course à partir de maintenant", ajoute-t-elle. "Il faut juste que je sois détendue et que je fasse davantage confiance à mon instinct, car il s'agit simplement d'être à l'aise et confiant dans la voiture."

"À Spa, nous utiliserons le même composé pneumatique et nous nous attendons à de la dégradation, ce que je pense pouvoir gérer. Je pense que parfois, je me mets trop de pression, parce que je sais que je peux le faire et que j'ai la vitesse pour."

Pas la première femme

Tatiana Calderón est loin d'être la première femme à avoir couru en GP3. Elles ont été nombreuses par le passé, notamment en 2012 où l'on dénombrait trois d'entre elles : Vicky Piria, Alice Powell et la désormais célèbre Carmen Jordá.

Piria, qui n'est jamais montée sur le podium lors de ses cinq saisons en monoplace de 2009 à 2013, n'a pas brillé lors de cette campagne de GP3 avec une 12e place pour meilleur résultat. Et que dire de Jordá qui, en trois saisons dans l'antichambre du GP2, n'est rentrée qu'une fois dans le top 15 ?

Powell, en revanche, s'est régulièrement classée dans le top 12 et a obtenu le point de la huitième place lors de la dernière course de la saison, à Monza. Malgré des victoires dans des formules de promotion mineures, sa carrière n'est pas allée beaucoup plus loin.

Samin Gómez a rejoint le championnat en 2013, mais n'a jamais fait mieux que 13e. Trois autres meetings en 2015 n'ont pas donné de résultats plus probants.

Beitske Visser, qui évolue en Formule V8 3.5 depuis 2014, a quant à elle participé à deux meetings en GP3, à Barcelone en 2014 et à Spa-Francorchamps en 2015, sans réussite. Son niveau de performance était pourtant honnête sur le toboggan des Ardennes, à 1"4 de la pole position avec une faible connaissance de sa monture.

On attend donc encore de voir une femme briller en GP3. Tatiana Calderón pourrait-elle devenir celle-ci, alors que le plateau semble être plus relevé que jamais ?

Propos recueillis par Jamie Klein

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