Joan Mir "un peu frustré" de ne pas avoir pu exploiter son bon rythme

Des qualifications décevantes et des difficultés dans les dépassements ont empêché Joan Mir de se battre pour le podium à Jerez. Le pilote Suzuki pense pourtant qu'il avait le rythme pour se battre avec Jack Miller.

Joan Mir "un peu frustré" de ne pas avoir pu exploiter son bon rythme

Le GP d'Espagne a vu Joan Mir décrocher la cinquième place et confirmer ainsi sa régularité aux avant-postes, puisqu'il s'agit de son troisième top 5 en quatre courses cette année. Le résultat n'est cependant pas totalement satisfaisant pour le Champion du monde, resté englué dans un groupe très dense durant toute la course et en difficulté pour gagner des positions, alors qu'il avait un bon rythme.

"Le sentiment était correct", a déclaré Mir après la course. "On s'attend toujours à plus car pendant le week-end, on a fait des progrès et j'avais un bon feeling avec la moto, notamment sur le rythme de course. J'étais particulièrement fort. Et pendant la course, eh bien, je pense que ça arrive à tout le monde, probablement plus avec la Yamaha ou la Suzuki, nous n'avons probablement pas la puissance pour dépasser et ensuite stopper la moto derrière les autres."

"C’est comme s'il y avait un mur. En étant une demi-seconde derrière certains pilotes, il y a un mur, tu ne peux pas stopper la moto, tu surchauffes le pneu avant et ensuite, c’est comme si tu en avais plus mais que tu ne peux pas. C’est un peu frustrant mais ce n’est pas la première fois que cela se produit ici à Jerez, surtout avec les températures élevées, tu vois davantage ce problème avec la chaleur. Je pense que je ne suis pas le seul à avoir eu ce problème."

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Remonté au sixième rang à l'issue du premier tour, Joan Mir a perdu une position au profit de Takaaki Nakagami dans le troisième tour, en sortant large au dernier virage. Le pilote Suzuki reconnaît une "erreur" coûteuse au regard de la difficulté des dépassements sur le circuit de Jerez .

"Quand j'ai vu que j'étais large, je me suis dit 'Wahou, ça va encore être difficile de doubler' et je pense que c’est ce qu’il s’est passé pour tout le monde : Morbidelli n’a pas pu être fort car il avait Bagnaia devant, pareil pour Bagnaia, pour Taka [Nakagami] et moi aussi", a expliqué Mir au site officiel. "C’est ce qu’il se passe ici à Jerez. Il faut être intelligent et essayer de partir plus à l’avant la prochaine fois."

Comme son équipier Álex Rins, Joan Mir déplore en effet son rythme samedi après-midi, les qualifications étant un point faible que Suzuki n'a pas pu corriger cette année, en partie en raison du gel du développement des moteurs. Mir est convaincu qu'une meilleure position sur la grille aurait pu lui permettre de se battre pour une place sur le podium.

"Je pense que nous devons améliorer nos qualifications car je suis sûr à 100% que si je n’ai personne devant moi, je pourrai vraiment améliorer mon temps par tour. Je pense que c’est ce que Jack [Miller] a fait. Il n’avait probablement pas un meilleur rythme que nous. Il a juste été super intelligent et capable de faire du bon travail."

Le déficit de puissance du quatre cylindres en ligne de la GSX-RR a également limité Joan Mir dans sa remontée : "C’est le problème : je n’ai pas pu dépasser le pilote que j’avais devant. Il est arrivé la même chose pour lui avec l'autre [pilote devant] mais avec un meilleur moteur, tu peux toujours faire des progrès. C'était ça le problème. Si j'avais eu devant moi un pilote une demi-seconde plus rapide, j'aurais été capable de le suivre mais je n'aurais pas pu le dépasser."

Jon Mir a été l'un des rares pilotes à opter pour le pneu tendre à l'avant. Il a senti des mouvements qui ont compliqué les phases de freinage et avec le recul, il se demande s'il n'aurait pas mieux fait de privilégier la gomme dure : "Avec le medium, je n’avais pas les sensations pour disputer la course en connaissant bien le pneu. C’est pourquoi nous avons choisi le [tendre]. Ce n’était pas un mauvais choix, nous avons juste eu ce problème. Peut-être que ça aurait pu être mieux avec l’autre pneu mais maintenant, nous ne cherchons pas d’excuses."

Avec Chloé Millois

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