Márquez : Le coude au sol ? Je l'ai lancé et tout le monde le fait

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Márquez : Le coude au sol ? Je l'ai lancé et tout le monde le fait
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18 févr. 2019 à 17:34

Depuis son arrivée en MotoGP en 2013, le pilote espagnol a renouvelé en partie le pilotage, ce qui n'a pas été sans faire des émules et poser des défis techniques.

Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Maverick Vinales, Yamaha Factory Racing, Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Márquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Márquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team
Marc Marquez, Repsol Honda Team

Depuis son arrivée en MotoGP en 2013, il est clair que Marc Márquez a apporté un regard nouveau sur le pilotage, et notamment une agressivité rarement vue avant lui et une recherche permanente de la limite que seule une confiance absolue en sa machine rend possible.

Un style agressif qui a justement amené Honda à ajuster sa RC213V aux desiderata du pilote espagnol, alors que même chez Michelin on a déjà reconnu par le passé que l'apparition dans la catégorie reine d'un pilote tel que Márquez avait rendu nécessaire une nouvelle approche dans la construction des pneumatiques.

D'ailleurs, ce n'est pas par hasard que l'entreprise française a étrenné de nouvelles solutions lors des essais de Sepang début février, dont l'un des objectifs était justement de dispenser les pilotes Honda (et surtout Márquez) de recourir quasi systématiquement à la gomme dure pour l'avant en 2019.

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Márquez perfectionniste plus que précurseur 

Au rang des innovations introduites, ou plus exactement remises au goût du jour par le numéro 93, on trouve bien sûr les virages avec beaucoup d'angle, mais aussi l'usage du coude pour se stabiliser et mieux faire pivoter la moto en virage.

Une technique qui a depuis 2013 fait des émules dans le plateau, même si d'autres pilotes ont fait office de pionniers en la matière avant Márquez, tel le pilote français Jean-Philippe Ruggia à la fin des années 80, et plus récemment John Hopkins, Casey Stoner et Ben Spies − à juste titre surnommé "Elbowz" −, pour ne citer qu'eux.

"Mon style, c'est d'essayer d'être heureux et de profiter de chaque moment, parce que quand tu es heureux, tu es détendu, et quand tu es détendu tout se passe bien, tu t'amuses et tes résultats sont meilleurs", a ainsi expliqué Márquez au cours d'une interview accordée à nos confrères de Canal +.

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Revers de la médaille : ce pilotage agressif a jusqu'ici été source de nombreuses chutes pour l'Espagnol. Jugez plutôt : 27 chutes sur l'ensemble de la saison 2017, seulement devancé en la matière par Sam Lowes (29). Et si ce chiffre est légèrement redescendu à 23 l'an dernier, le pilote Honda a été celui qui a le plus été au sol en 2018, quand bien même cela s'est produit majoritairement lors des essais libres. On ne compte par ailleurs pas ici le nombre de sauvetages réalisés par l'Ibère, un autre domaine dans lequel il s'est rendu maître.

"J'ai un style de pilotage plutôt agressif", reprend-il. "J'aime le risque et j'aime aller jusqu'à la limite. Je fais souvent patiner la moto en entrant, en sortant, et en milieu des virages. En 2018, j'ai commencé les sauvetages avec la roue avant. J'essaie de m'améliorer mais j'ai plutôt un style dérivé du tout-terrain. Si tu veux faire la différence, il faut prendre des risques."

Objectif : moins de chutes en 2019

Néanmoins, avec une épaule fragilisée depuis l'an dernier, le quintuple Champion du monde pourrait être amené à revoir sa copie cette année. Ainsi, s'il entend bien réduire le nombre de chutes en 2019, hors de question cependant de se dispenser de rechercher la limite, surtout s'il s'agit de la condition sine qua non pour l'obtention d'un nouveau titre en fin de saison.

"Je ne veux plus être celui qui chute le plus sur la saison", assène-t-il. "Un pilote sait quand il peut prendre des risques ou pas, dans quels virages il peut être à la limite ou pas. Mes chutes ont quasiment toujours lieu dans les virages, lents, et c'est une chose sur laquelle je veux travailler à l'avenir. Je veux maintenir la même vitesse, mais avec moins de chutes. C'est un nouvel objectif, mais un objectif relatif. S'il faut que je tombe encore pour gagner le titre, pas de problème !"

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Mais avec un nouveau coéquipier comme Jorge Lorenzo, réputé pour sa grande maîtrise et sa régularité exceptionnelle, Márquez devra quoi qu'il arrive faire preuve lui aussi d'une très grande constance.

"Bien sûr c'est un nouveau défi, une nouvelle motivation, parce que c'est un pilote très rapide et qui a beaucoup de talent", explique-t-il. "On doit se préparer car on aura tous les deux la même moto. Je dois essayer d'être constant, d'être rapide, pour rester devant lui et devant tous les autres. L'objectif c'est d'essayer de gagner, mais en moto comme dans tous les sports mécaniques, le coéquipier est le principal rival."

Absent pour la reprise des essais officiels en Malaisie il y a un peu moins de deux semaines, Lorenzo sera de retour dans le garage Honda au Qatar ce week-end pour les derniers tests avant le lever de rideau du championnat. Une bonne occasion de voir comment le Majorquin se situe par rapport à son remuant coéquipier catalan.

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Séries MotoGP
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Auteur Willy Zinck
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