Surpris par sa chute, Oliveira n'a pas su "survivre" sous la pluie

Miguel Oliveira est parti à la faute au virage 3 du GP de France, où se sont déroulées la majorité des chutes au cours du week-end. Le Portugais peine à expliquer son erreur, qui l'a privé de son premier top 10 de l'année.

Surpris par sa chute, Oliveira n'a pas su "survivre" sous la pluie

Miguel Oliveira a fait partie des pilotes piégés par la pluie au GP de France, voyant ainsi lui échapper ce qui aurait pu être son meilleur résultat de la saison. Après avoir perdu beaucoup de places au début de l'averse, le pilote KTM a réussi une remontée jusqu'à la neuvième position, remontée conclue sur une erreur au virage 3, à la chicane Dunlop, théâtre de 14 chutes des pilotes au cours du week-end – 37 en comptabilisant les trois catégories – et où il avait déjà été piégé la veille en Q2.

"C'était une course folle", a résumé Oliveira. "Nous savions qu'il pouvait y avoir un risque de pluie et cela s'est concrétisé. Je suis déçu de la chute mais [il n’y a] pas grand chose à dire. J'étais rapide. Je n’ai pas pu en profiter. J'ai encore été piégé au virage 3 et ça peut arriver. Il faut aussi survivre et avoir un peu de chance, même si je n’aime pas vraiment ces termes mais parfois c’est comme ça. J'ai aussi besoin d'un peu de chance."

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"C'est parfois très dur de survivre au Mans, et cette fois je n'ai tout simplement pas eu la chance de mon côté", résume Oliveira. Il peine à comprendre l'origine de sa chute, la seule donnée à sa disposition étant qu'il a pris un peu plus d'angle que dans le tour précédent : "J'aimerais pouvoir l'expliquer ! [rires] Techniquement, j'avais la même vitesse. J’avais juste trois degrés de plus d’angle − [je n'étais] pas complètement sur l'angle, juste un peu penché − et avec un peu plus de frein avant. Nous parlons de différences qui ne devraient pas me faire tomber. Et aussi, de nombreux autres tours ont été différents, donc c’est comme ça. [Je n'ai] pas eu de chance avec la façon dont ça s'est terminé au virage 3."

La course Miguel Oliveira était pourtant prometteuse. Huitième dans les premiers tours, le Portugais a perdu beaucoup de temps en slicks, quand la pluie a fait son apparition, et il n'était plus que 14e à la sortie des stands. Plusieurs tours délicats l'ont fait glisser à la 16e position, avant sa remontée. C'est donc un souvenir mitigé qu'Oliveira gardera de la première course flag-to-flag de sa carrière.

"C’est bien parce que c’est nouveau mais ce n’est pas très agréable d’être avec les slicks quand il pleut. J’ai juste essayé de survivre jusqu'au box et c'était vraiment difficile. Et enfin, j’ai essayé de bien faire la procédure, de faire chauffer le mieux possible les freins. Je suis passé large dans le virage 7 car mes freins était encore très froids donc je suis passé dans les graviers [...], puis je suis remonté jusqu'à la dixième ou neuvième place – je ne sais pas – et je suis tombé. Les flag-to-flag sont fun mais c'est aussi assez risqué. Il faut comprendre les conditions assez rapidement."

Le résultat final ne reflète pas notre véritable position et ce qui le plus frustrant quand tu ne vois pas l'arrivée, c'est que tu ne peux pas montrer ce que tu aurais pu faire dans ces conditions.

Miguel Oliveira

Privé cette année du pneu avant dur asymétrique qui était très favorable à sa machine la saison passée, KTM a vécu un début de saison difficile. Brad Binder est le seul pilote du team officiel à avoir accroché le top 10 en course, les représentants de Tech3, Danilo Petrucci et Iker Lecuona, y étant de leur côté parvenu au Mans. Même si le prochain circuit visité ne semble pas taillé pour la RC16, Oliveira veut garder l'espoir.

"Le Mugello est l’une des pistes les plus difficiles du calendrier pour nous mais c’est vrai que nous n'y sommes pas allés l’année dernière. Donc nous sommes très ouverts d’esprit et bien sûr aussi optimistes", assure celui qui a décroché ses deux premiers succès en MotoGP l'an passé, estimant que la situation actuelle n'est pas aussi mauvaise que ce que les résultats bruts pourraient laisser penser : "Je ne pense pas que nous soyons face à un mur. Peut-être qu'au Qatar, oui : nous étions en quelque sorte en difficulté et c'était notre réalité. Mais depuis, je pense que nous avons fait de petits progrès."

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"Pour le moment, le résultat final ne reflète pas notre véritable position et ce qui est le plus frustrant quand tu ne vois pas l'arrivée, c'est que tu ne peux pas montrer ce que tu aurais pu faire dans ces conditions. Mais c’est ce qui compte au final. Ce sur quoi nous devons nous concentrer pour le Mugello, c'est de terminer la course."

"Je ne pourrais rien modifier dans mon approche, y compris dans l’approche de l’équipe. Ils font tout ce qu'ils peuvent. Il n'y a pas un environnement de pression qui fait que je n'ai pas terminé la course, si vous voyez ce que je veux dire. Ces choses arrivent. C'est la compétition et c'est Le Mans, un étrange endroit, dont on veut partir le plus vite possible !"

Avec Chloé Millois

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