Les pilotes en appellent à des travaux à Austin

Durant tout le week-end du Grand Prix des Amériques, les pilotes se sont plaints des profondes irrégularités du bitume.

Le Grand Prix des Amériques est celui qui a connu le plus grand nombre de chutes depuis le début de la saison, avec pas moins de 62 accidents au cumul des trois catégories et 28 rien qu'en MotoGP. Pour la catégorie reine, c'est un chiffre bien plus élevé qu'en Argentine (12) ou au Qatar (14), tout particulièrement alimenté par la fraîche séance des Essais Libres 3, samedi matin, qui a compté dix chutes en 45 minutes.

"Malheureusement, en comparaison de l'année dernière, la piste est en mauvais état. C'est le cas des virages 2 et 3 en particulier, mais il y a aussi d'autres endroits, comme le virage 18. Les bosses sont nombreuses. Je ne sais pas si cela vient des voitures ou d'un autre problème. Une chose est sûre, [samedi] matin la majeure partie des chutes a eu lieu à ces endroits et ça n'est pas un hasard parce que la température était basse et les bosses désormais très grosses", expliquait Valentino Rossi.

Le problème a été pointé du doigt par les pilotes dès leurs premiers tours de roue, chacun y allant de sa comparaison imagée comme Marc Márquez et Dani Pedrosa qui s'imaginaient faire du motocross ou du supercross. En toute logique, la question a été abordée en Commission de sécurité, vendredi soir, où les pilotes ont demandé à avoir des explications sur la forte dégradation connue par le bitume texan en un an. Or les réponses ne semblent pas avoir convaincu.

"Il nous a été dit qu'il a énormément plu et que le sol sous l'asphalte a bougé", indiquait Andrea Dovizioso. "Le problème se trouve donc en dessous et il est, à mon avis, impossible à résoudre pour des raisons économiques. De ce point de vue-là, je vois les choses de façon très critique : c'est assez limite de courir dans ces conditions, or pourquoi est-ce que ça ne devrait pas empirer l'année prochaine."

Quelle situation l'année prochaine ?

Si le Grand Prix a été mené à son terme, sans que le programme soit impacté par les mauvaises conditions de piste, chacun pense en effet à l'avenir et, à l'heure de quitter Austin, les pilotes appelaient les organisateurs à se retrousser les manches pour contrer ce problème.

"Bien sûr, j'espère revenir sur ce circuit l'année prochaine, mais ils doivent s'occuper des bosses", suggérait Marc Márquez, vainqueur de l'épreuve pour la cinquième année de suite. "Ça n'est pas sur toute la piste. À certains endroits ça va, mais il y a trois endroits en particulier dans lesquels les bosses sont très grosses. Il faut qu'ils comprennent [ce qui s'est passé] parce qu'entre l'année dernière et cette année, les bosses sont devenues beaucoup plus grosses et si elles augmentent d'autant l'année prochaine, il sera difficile de rouler. Il faut qu'ils comprennent ça."

"Il y a deux ou trois endroits sur lesquels ils doivent travailler pour que ça s'améliore", renchérissait Valentino Rossi, "mais s'ils le font, ils doivent le faire de la bonne façon. Il y avait déjà des bosses il y a quelques années et on en a parlé pour que ça s'améliore, or ils ont fait un travail qui n'est pas bon. Alors s'ils le font, ils doivent le faire sérieusement et essayer de régler les deux ou trois endroits dans lesquels les bosses sont si marquées."

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A propos de cet article
Séries MotoGP
Événement GP des Amériques
Circuit Circuit of the Americas
Pilotes Valentino Rossi , Andrea Dovizioso , Marc Márquez
Équipes Ducati Team , Repsol Honda Team , Yamaha Factory Racing
Type d'article Actualités