Après une 3e chute, Pol Espargaró déplore une saison irrégulière

Une nouvelle chute en course a fait perdre de gros points à Pol Espargaró, qui peine à se projeter sur la suite du championnat compte tenu des hauts et bas incessants que connaissent ses performances.

Après une 3e chute, Pol Espargaró déplore une saison irrégulière

Pol Espargaró affirme ne jamais avoir été aussi irrégulier qu'il l'est cette saison en MotoGP, alors qu'il a enregistré dimanche un troisième abandon sur chute lors du Grand Prix de Catalogne. Estimant avoir eu le potentiel de gagner cet été, le pilote KTM n'a pu transformer ses qualifications en première ligne à Jerez qu'en sixième et septième places, et a vu deux chutes, subies l'une avec Johann Zarco et l'autre avec Miguel Oliveira à Brno et au Red Bull Ring, gâcher son mois d'août. Les deux podiums qu'il a obtenus au Grand Prix de Styrie puis à celui d'Émilie-Romagne encadrent une dixième place à la première manche de Misano.

Résigné, Espargaró peine à établir la moindre prévision pour la suite de ce championnat, alors que cette nouvelle chute l'a fait rétrograder à la 12e position, à deux points de Miguel Oliveira et un point de Brad Binder, les premiers pilotes KTM classés, mais surtout à 51 points du vainqueur de la course de Barcelone et leader du classement général, Fabio Quartararo.

"Vus les hauts et les bas que connaît ce championnat, il est difficile de prédire quoi que ce soit. D'une troisième place le week-end précédent à une chute ici… Et puis Dovizioso est tombé également et il a donc perdu la tête du classement. Ce championnat est imprévisible, alors qui sait ? Peut-être qu'au Mans nos résultats seront incroyables, que les autres feront des erreurs et que l'on récupérera les points que l'on a perdus ici, à Barcelone", suggère-t-il.

"Il est clair que mon résultat ici n'aide pas du tout, c'est certain à 100%, mais c'est dur parce qu'on sait que perdre des points est super douloureux pour le championnat et pourtant on continue à en perdre", regrette le pilote espagnol. "C'est difficile, je n'ai jamais été aussi irrégulier dans un championnat. Je crois que je n'ai jamais de ma vie eu autant de zéros en aussi peu de courses, donc c'est sûr que je me sens mal parce qu'on passe du haut au bas, puis on est à nouveau en haut et encore en bas… J'ai l'impression que quelqu'un nous secoue !"

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Danilo Petrucci a décrit la chute de Pol Espargaró comme ayant été provoquée par un freinage forcé du pilote KTM alors que tous deux se battaient pour la septième place. L'Espagnol, lui, a assuré qu'il n'aurait de toute façon pas pu obtenir de résultat véritablement probant, s'étant trouvé en difficulté à l'heure de la course. Il mettait en cause à la fois l'état de la piste après l'épreuve Moto2, un problème récurrent depuis des années, mais aussi les températures plus fraîches que celles des jours précédents.

Compte tenu des conditions météo qui ont accompagné ce Grand Prix, la grande majorité des choix de pneus pour la course s'est portée sur les gommes tendres, à l'exception d'une poignée de pilotes plus à l'aise avec le medium à l'avant, en l'occurrence Álex Márquez sur la Honda et les quatre membres du groupe KTM. "On a ce problème qu'avait Honda l'année dernière, quand ils utilisaient tout le temps des composés plus durs. Nous-mêmes à présent, par rapport aux autres constructeurs et particulièrement Yamaha et Ducati, nous allons tout le temps vers les gommes les plus dures à l'avant", note Pol Espargaró.

Seulement, même avec ce choix contraint, le pilote KTM s'est senti en difficulté dans la fraîcheur de dimanche après-midi. "Je n'aurais pas pu faire grand-chose, même si je n'étais pas tombé, mon résultat final aurait peut-être été de terminer devant Petrux, dans le groupe de la septième place, autour de Taka ou quelque chose comme ça. Il nous manquait quelque chose sur la moto pour faire cette course", juge-t-il.

"Avec ces températures basses, je manquais beaucoup de confiance dans l'avant que j'ai eue l'après-midi pendant le week-end. [Dimanche] le soleil n'a pas brillé et nous sommes ceux qui l'ont le plus payé. Les températures étaient plus basses et, alors qu'on avait besoin d'utiliser le pneu avant medium, on n'a pas pu retrouver ces bonnes sensations."

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