Dix ans après sa dernière victoire au Mugello, Rossi vise le podium

Le Docteur n'est plus prophète en son pays et le niveau actuel de la Yamaha ne devrait pas permettre d'inverser la tendance.

Dix ans après sa dernière victoire au Mugello, Rossi vise le podium
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Podium : Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Podium : le deuxième Max Biaggi, Repsol Honda Team,  le vainqueur Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, le troisième Loris Capirossi, Ducati Team
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, fête sa victoire sur le podium
Jack Miller, Pramac Racing, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Le troisième, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

Valentino Rossi pourrait devenir dimanche le premier pilote à atteindre les 5000 points en catégorie reine. Il lui en manque 11, soit l'équivalent d'une cinquième place. Néanmoins il y a fort à parier qu'il fera tout pour ne pas se contenter d'un top 5, galvanisé notamment par la ferveur d'un public tout acquis à sa cause et qui souhaite plus que tout le voir gagner.

Pour autant, Rossi possède un palmarès contrasté au Mugello, lui qui en est le recordman de victoires (à la fois en MotoGP et toutes catégories confondues), mais qui ne s'y est plus imposé depuis maintenant dix ans. "Durant la seconde partie de ma carrière j'ai connu plus de difficultés", reconnaît-il. "J'ai réussi à faire deux podiums. J'ai aussi manqué de chance parce qu'en 2016 j'aurais pu gagner et la moto a cassé, ce qui n'arrive presque jamais. Et puis l'année dernière, je suis arrivé ici blessé."

Il est vrai que le Mugello n'a pas toujours été un rendez-vous heureux pour le Docteur. Le pire a été atteint en 2010, lorsqu'il s'est blessé aux essais et a dû manquer la course – course que Jorge Lorenzo allait terminer sur le podium, avec un t-shirt à la gloire de son coéquipier, mais aussi meilleur ennemi, c'est dire l'importance de ce manque sur une telle grand-messe. Et puis, l'an dernier, bien que le forfait ait été évité, la douleur était toujours de mise puisque Rossi s'était blessé à l'entraînement quelques jours plus tôt.

Mieux vaut oublier ces mauvais souvenirs pour se concentrer sur l'essentiel : la beauté des lieux et l'excitation de courir à domicile. "Le Mugello est spécial pour moi et pour tous les pilotes italiens parce que c'est le GP d'Italie historique en MotoGP, comme Monza pour la F1. C'est une piste fantastique, l'une des meilleures, et l'ambiance est toujours très chaude, très spéciale, surtout dimanche."

"J'arrive en meilleure forme que l'année dernière parce que je m'étais blessé en motocross. J'avais beaucoup souffert pendant le week-end, mais au final ça avait été une assez bonne course. Il faut voir ce qu'il en sera cette année. Au Mans, on a obtenu un bon podium mais c'est toujours une bonne piste pour la Yamaha, il faut donc qu'on comprenne quel est notre potentiel ici."

Un potentiel qui ne devrait pas permettre de viser la victoire à la régulière, d'après le numéro 46, qui doit toujours composer avec l'imperfection de la Yamaha. "Ce sera vraiment difficile. Pour le moment, nous n'avons pas le potentiel pour la victoire. Ça fait longtemps qu'on le dit et on travaille, mais je pense que ce sera plutôt un week-end sur lequel on va souffrir. En tout cas, on va se battre au maximum parce qu'on est en Italie et j'espère me battre pour le podium."

Le test réalisé il y a trois semaines n'a rien eu de très engageant pour les M1, néanmoins la donne à prendre en considération est plutôt celle du Mans, selon le pilote. "Le test n'a pas été fantastique pour moi parce que je n'ai pas été très rapide, mais les conditions n'étaient pas géniales et on n'avait roulé que le matin. De toute façon, on n'a pas changé grand-chose, on part d'une base similaire à celle du Mans et ensuite on va essayer de comprendre les sensations avec la moto et progresser. C'est une piste différente, avec beaucoup de changements de direction, il faut donc un feeling différent avec la moto."

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