Rossi/Márquez - Pénalité injuste et "mafia espagnole" selon Read et Gardner

L'affaire Rossi/Márquez continuera longtemps de faire débat. Les anciens Champions du Monde Phil Read et Wayne Gardner l'ont une nouvelle fois prouvé aujourd'hui, en prenant position contre les décisions des instances dirigeantes.

Rossi/Márquez - Pénalité injuste et "mafia espagnole" selon Read et Gardner
Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing et Marc Marquez, Repsol Honda Team
Phil Read
Wayne Gardner
Marc Marquez, Repsol Honda Team et Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing
Kenny Roberts, Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing, Giacomo Agostini et Phil Read
Marc Marquez, Repsol Honda Team et Valentino Rossi, Yamaha Factory Racing

Parmi les différents événements qui ont alimenté cette vaste affaire, tous deux retiennent avant tout le Grand Prix de Malaisie et le contact entre les deux pilotes, suite auquel Valentino Rossi a été pénalisé par la Direction de Course.

"C'était totalement injuste que Valentino soit pénalisé lors du Grand Prix de Malaisie et qu'il ait à s'élancer du fond de la grille [à Valence]," a accusé Phil Read ce dimanche lors de l'Autosport Show. "A mon sens, c'était de la faute de Márquez : il s'est appuyé sur Valentino."

L'avis du septuple Champion du Monde est partagé par Wayne Gardner : "Je pense que les commissaires de course ont pris la mauvaise décision en pénalisant Rossi de sorte qu'il parte du fond de la grille. Toute cette situation a été aggravée par le fait que Márquez a tenté de gêner Rossi pour laisser Lorenzo s'échapper, et puis il est seul responsable de sa chute. Rossi ne l'a pas fait tomber en le poussant du genou, il a été poussé parce qu'il s'est appuyé sur [Rossi]."

Jugé coupable par la Direction de Course, Valentino Rossi a reçu trois points de pénalité pour cet accrochage. Ajoutés à celui dont il avait déjà écopé quelques semaines plus tôt, ces points lui ont valu d'atteindre le palier entraînant la première pénalité prévue par le règlement : le départ de la manche suivante depuis la dernière place de la grille.

"Faire partir Rossi du fond de la grille pour la dernière course du championnat, alors qu'il s'est battu pour cela toute l'année, c'était un peu injuste," juge l'Australien, Champion du Monde 1987.

Phil Read va plus loin : "Le MotoGP est géré par un groupe espagnol (Dorna Sports, ndlr) et j'ai l'impression que ça devient comme une mafia espagnole. Ils favorisent les pilotes espagnols et ne soutiennent pas de façon juste les pilotes étrangers."

Tout le monde ne partage pas ce point de vue parmi les autres Légendes du MotoGP, à en croire les avis plus pondérés exprimés par Casey Stoner, Kevin Schwantz ou encore Mick Doohan.

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