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Ivan Ballinari se raconte à Motorsport.com - "Ce serait génial de pouvoir faire un autre programme, peut-être à l'étranger"

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Ivan Ballinari se raconte à Motorsport.com - "Ce serait génial de pouvoir faire un autre programme, peut-être à l'étranger"
Par :
Traduit par: Emmanuel Rolland, Motorsport.com Switzerland
25 sept. 2019 à 05:43

Le champion tessinois a donné une longue et intéressante interview dans laquelle il a raconté, aux micro de Motosport.com, le monde des rallyes, ses attentes pour l'avenir et surtout, avec beaucoup d'émotion, de sa carrière qui, à travers une progression continue, l'a conduit à atteindre le but sportif suprême, à savoir la conquête des titres nationaux 2018 et 2019.

Ivan, comment avez-vous vécu la conquête du deuxième titre national comparé au premier acquis en 2018 ?
Assurément, le premier titre, celui de 2018 a été le plus difficile à aller chercher, mais aussi le plus attendu depuis plusieurs années. De nombreuses fois, nous avons été très près d'y parvenir, mais pour diverses raisons, nous n'avions pas réussi. Cette année, cependant, nous nous sommes surtout engagés pour prendre du plaisir, avec l'idée de donner du fil à retordre aux autres prétendants à la victoire, nous avons abordé cette saison avec beaucoup moins de pression, savourant par exemple les deux premières courses comme pur plaisir. A partir de ce moment, nous avons recommencé à réfléchir sur l'éventualité d'un nouveau titre et à partir de là, la confrontation avec les adversaires a pris le dessus sur la performance et par conséquent l'attention s'est portée sur le classement. Donc, en substance, un titre 2019 atteint avec beaucoup plus de stratégie. 

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Cette saison, il y a eu de grosses bagarres, en particulier avec Grégoire Holz et Michael Burri, comment avez-vous vécu ces confrontations ?
Au début de la saison, la possibilité de participer au Championnat suisse était incertaine. La raison pour laquelle nous sommes là depuis les premières courses, c'est précisément parce que nous pouvons rivaliser avec de bons compétiteurs, car courir là où il y a de la compétition est notre objectif. Ce qui s'est ensuite produit. En ce qui concerne les adversaires du championnat, Holz était l'homme à battre par-dessus tout. Pour moi, il a toujours été une idole et, par conséquent, avoir eu l'occasion de me battre avec lui, c'était une grande satisfaction et un défi. Et nous l'avons aussi battu, et c'était vraiment très bien. Burri, je pense que c'est un jeune homme avec de grandes perspectives, montrant déjà aujourd'hui qu'il va très vite. Nous entendrons certainement parler de lui. Nous sommes donc très fiers de ce titre qui nous a permis d'exceller face à des adversaires de très haut niveau.

Ivan Ballinari, Marco Menchini, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Ivan Ballinari, Marco Menchini, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Photo by: Olivier Wintenberger

Comment voyez-vous l'avenir du Championnat suisse des rallyes ?

Comment je le vois ? Je vois les choses difficilement, je vois que si nous n'intervenons pas en modifiant les règles, si nous ne nous mettons pas tous à table pour comprendre ce qui est nécessaire, il n'y aura pas un grand avenir pour le Championnat Suisse. Mais à mon avis, c'est aussi vrai pour le championnat italien et aussi pour les championnats mineurs. Les seuls qui semblent survivre, mais même là au prix de beaucoup d'efforts, sont le Championnat du Monde et le Championnat d'Europe. Mais en dehors de ces catégories officielles, on voit qu'il devient difficile de penser à une tendance à la croissance. Nous devons intervenir de façon claire pour modifier la réglementation afin de permettre d'élargir la base des pilotes participants, notamment pour favoriser l'arrivée de nouveaux pilotes et le développement de jeunes talents.

Ceci peut être obtenu en réduisant les coûts, il ne serait pas mauvais par exemple de courir tous avec des voitures R2, et donc d'avoir probablement une augmentation significative des inscriptions.

Une réduction significative des coûts pourrait donc permettre aux équipages suisses de participer à des courses au-delà des frontières, voire même d'inclure des étapes du championnat suisse dans des courses disputées dans les pays voisins, et d'éviter les situations, comme par exemple au Valli Ossolane, où malheureusement seuls trois équipages suisses ont été engagés, résultat des raisons mentionnées ci-dessus. Nous y étions, mais nous nous sentions très mal à l'aise parce qu'en tant que représentants de notre championnat, nous aurions aimé un contingent plus fourni de pilotes suisses. Entre autres choses, pour cette occasion, nous n'avons pas compris certains positionnement, de ceux qui devraient voir au-delà des questions budgétaires.

Bref, de nouvelles réglementations, plus souples et plus favorables à la réduction des coûts, pour avoir plus de participants et permettre aux équipages suisses d'acquérir de l'expérience, même pour les étapes du championnat, en dehors des frontières nationales.

Est-il difficile de changer de copilote pendant la saison ? 
C'est certainement une chose particulière, je ne dirais pas une difficulté au vu de nos résultats que nous avons obtenus ensemble. En effet, si l'on fait le bilan en cette fin de saison, cela a certainement constitué une valeur ajoutée, une force de pouvoir changer de navigateur. C'est un groupe très soudé qui soutient l'équipe. La particularité, presque unique, est que le groupe nous donne le sentiment d'être une équipe dans l'équipe. Nous sommes un groupe vraiment uni qui réussit à se donner des priorités communes, toujours avec l'objectif du meilleur résultat, qui cette année pour la deuxième fois s'être avéré être le titre national. Quant au navigateur qui m'accompagnera par la suite, je ne sais pas encore qui sera avec moi, cela se jouera entre Pagani et Menchini.

Ivan Ballinari, Giusva Pagani, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Ivan Ballinari, Giusva Pagani, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Photo by: Jürg Kaufmann

Pour parler du présent, le championnat suisse, en termes de navigateurs, pour moi a été remporté par trois personnes, Pagani, Menchini, et certainement aussi par Pianca qui, depuis des années, a donné sa précieuse contribution. Enfin, en ce qui concerne les rallyes suisses, je sais que c'est la première fois qu'un pilote remporte le titre avec des navigateurs différents, l'an dernier avec deux et cette année avec trois et c'est aussi une grande satisfaction.

Le Rallye du Tessin 2019, votre épreuve à domicile, comment s'est passée la course ?
Ma course à domicile s'est déroulée comme prévu avec un duel acharné pour la victoire finale entre Crugnola et Gilardoni, tous deux en WRC, qui s'est conclue par la victoire de Crugnola, copiloté par le Tessinois Moira Lucca avec 9 secondes d'avance. Pour la troisième place, il y avait beaucoup de prétendants et a vu les champions 2017 Carron - Revaz, sur VW Polo, prendre le dessus sur nous après une bonne bataille conclue avec un écart de moins de 10 secondes. Derrière nous, à 10 secondes, un autre pilote tant attendu et toujours très rapide, Gio Dipalma.

En résumé, nous sommes très satisfaits de notre performance et particulièrement fiers d'avoir célébré correctement, sur les routes de chez nous, ce deuxième titre national.

Ivan Ballinari, Giusva Pagani, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Ivan Ballinari, Giusva Pagani, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Photo by: Ti- Press

Serez-vous présent au départ du Rallye du Valais, le dernier rendez-vous de la saison ? 
Alors, comme toujours, même quand on gagne les championnats, l'argent ne tombe pas du ciel, alors aujourd'hui, penser être définitivement au départ du Rallye du Valais est encore utopique. J'aimerais beaucoup y être, car c'est une épreuve qui a une histoire et beaucoup d'importance. Une course avec de nombreux kilomètres avec des difficultés que les autres courses n'ont pas, par exemple la météo est toujours imprévisible et on y retrouve un asphalte avec une adhérence très spéciale. Ce serait formidable de créer un rendez-vous idéal pour remercier tout le monde, en premier lieu les sponsors, ainsi que tous ceux qui m'ont donné l'occasion d'être là, Amag avant tout, la société importatrice du groupe VW pour laquelle j'ai toujours travaillé, et je me sens si honoré de pouvoir la représenter dans le cadre du championnat. Une opportunité pour des événements en tant que champion suisse 2019, apportant et véhiculant l'image d'un Canton dynamique et victorieux en sport automobile, le Tessin.  

De toutes les voitures que vous avez pilotées au cours de votre carrière, y en a-t-il une en particulier qui a fait battre votre cœur plus que toute autre ?
Quand on est en compétition avec certaines voitures, se souvenir de la plus belle devient un peu difficile. Il est clair qu'aujourd'hui nous vivons dans le présent avec une voiture fantastique, la Skoda. Pour répondre à la question d'une façon amusante et amicale, je dirais ceci. Qui sait, l'année prochaine nous changerons de voiture et ce sera celle qui fera battre mon cœur, car c'est la plus performante, nous verrons. Cependant, je n'oublie pas les voitures importantes et significatives de ma carrière, comme la petite 106 qui fut ma première voiture de course, partagée avec mon premier navigateur, Roberto Amstuz (Rupper). J'ai reçu beaucoup de leçons de sa part, qui sont encore très utiles aujourd'hui. Aujourd'hui, je cours et pilote des voitures très puissantes, mais la passion du rallye, qui coule dans mes veines, vient de très loin, juste de voitures comme la Peugeot 106.

Ivan Ballinari, Marco Menchini, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Ivan Ballinari, Marco Menchini, Skoda Fabia R5, Lugano Racing Team

Photo by: Jürg Kaufmann

Vous serez également présent cette année au Monza Rally Show et dans ce sens, pensez-vous que l'absence de Valentino Rossi puisse peser sur ce rendez-vous?

A ce jour, dire si je serai présent comme je l'ai dit pour le Rallye du Valais, c'est difficile, bien sûr que j'aimerais y être. Le Monza Rally Show est un événement de fin de saison auquel j'ai eu la chance de participer durant quatre ans, grâce au soutien de mon partenaire Vortice. J'aimerais y être, je l'espère, et entre autres choses, il semble effectivement confirmé qu'il n'y aura pas Valentino Rossi. Il sera donc intéressant de comprendre comment l'organisateur a pensé combler cette absence qui laissera certainement un vide. Je suis très curieux, les rumeurs disent qu'il ne devrait pas y avoir de WRC dans la course, laissant ainsi de la place à la concurrence entre les R5. Ce serait aussi bien d'avoir plus de contrôles et donc un peu de course un peu moins de show et de ramener l'événement à son origine et au vrai Monza Rally Show. Beaucoup plus de rallye et un peu moins de spectacle.

Quels sont vos plans pour 2020 ?

La priorité pour 2020 ainsi que pour 2018 et 2019 était et sera ma famille. Ils m'ont toujours soutenu avec affection et attention, conscients de ma passion, et pour cela je leur serai toujours reconnaissant, surtout pour le temps qu'ils m'ont consacré. Je devrai donc discuter avec eux s'il y a des conditions pour continuer. Il est clair que la passion est là, alors je ferai tout pour être en compétition. Nous verrons bien.

Ce serait génial de pouvoir faire un autre programme, peut-être à l'étranger dans des courses prestigieuses, des courses où l'on ne va pas pour gagner mais seulement pour acquérir de l'expérience et profiter du fait de rouler sur des routes historiques, un rêve, c'est certain, mais un rêve très cher, mais pour le moment rêver ne coûte rien, nous le voyons. Alors pourquoi pas, j'aimerais avoir une expérience à l'étranger et laisser le championnat suisse de côté après la confirmation et le second titre de cette année. Voyons ce qu'en pensent mes partenaires, qui m'ont soutenu jusqu'à présent et qui pourraient décider ensemble soit de relever le défi du championnat suisse à l'horizon 2020, soit de trouver une autre solution. Aujourd'hui, c'est clair, si je devais choisir au fond de moi, j'aimerais faire autre chose.

 

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À propos de cet article

Séries Rallye Suisse
Pilotes Ivan Ballinari , Giusva Pagani
Équipes Lugano Racing Team
Auteur Lorenzo Senna