Webber et la retraite : "Difficile de faire ce job à moitié"

partages
commentaires
Webber et la retraite :
Par : Basile Davoine
14 oct. 2016 à 15:15

L'Australien est revenu sur sa décision de raccrocher le casque à l'issue de sa troisième saison complète en Endurance.

Race winner Mark Webber, Porsche Team
Mark Webber, Porsche Team
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Mark Webber
Mark Webber dans les rues de Londres avec la Porsche 919 Hybrid LMP1
Les vainqueurs #1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley
#1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley
Les vainqueurs : #1 Porsche Team Porsche 919 Hybrid: Timo Bernhard, Mark Webber, Brendon Hartley, Fritz Enzinger, Vice President LMP1, Porsche Team, Magnus Walker

Au lendemain de l’annonce de sa retraite, Mark Webber a repris le volant de la 919 Hybrid, pour ce qui lance une série de trois courses en Endurance avant de raccrocher le casque définitivement. À Fuji, l’Australien n’a d’ailleurs pas manqué de montrer qu’il était encore au niveau en signant le meilleur temps de la deuxième séance d’essais libres.

Mais tout le monde avait évidemment envie de l’entendre sur le sujet de cette retraite, qui était dans l’air depuis quelques semaines et a donc été confirmée. Trois ans après avoir quitté la Formule 1, et après un titre de Champion du monde décroché en WEC l’année dernière, il deviendra ambassadeur d’une marque Porsche avec laquelle il se sent bien.

Alors qu’il a fêté ses quarante ans en août, Webber a expliqué les raisons qui l’ont mené à prendre cette décision. Et l’on comprend que celui que l’on surnomme Aussie Grit n’avait plus l’énergie de se concentrer à 100% à un programme d’usine, et qu’il l’a assumé pour ne pas pénaliser son équipe et ses coéquipiers.

"La vie défile vite, et c’est difficile de faire ce job à moitié", explique-t-il. "Il faut vraiment s’impliquer, et aussi faire tous les essais et tout ce qui accompagne le véritable pilotage, la course, ce ne sont pas toujours les choses après quoi on court."

"On ne peut pas le faire avec demi-mesure, je suis dans une équipe avec Timo [Bernhard] et Brendon [Hartley]. Peut-être qu’individuellement on pourrait le justifier, mais ça ne peut jamais être le cas au sein d’un équipage. On ne peut pas [toujours] avoir de la passion et de la motivation pour aller à Aragon à trois heures du matin. Ces choses-là s’additionnent, et je veux être honnête avec Porsche et tous ceux qui sont impliqués."

Une réflexion depuis plusieurs mois

Webber a confié qu’il avait commencé à réfléchir à la question depuis le mois de mai, avant de faire savoir que le timing de cette annonce n’avait pas été volontairement choisi mais qu’il permettait au moins à Porsche de pouvoir anticiper au mieux l’année 2017.

"Ça a pris du temps d’arriver à cette décision, évidemment, mais j’ai bien sûr été très chanceux de faire la carrière que j’ai eue, et je travaille encore avec ce qu’il y a de mieux dans le milieu jusqu’à [la dernière course à] Bahreïn, avec Porsche."

"J’aurais pu le faire plus tôt, mais j’aurais pu le faire plus tard. Ça aide l’équipe pour prévoir, pour mettre les choses en place pour l’avenir. Et c’était bien pour moi de le faire maintenant. Ce n’est pas lié spécifiquement au Japon, ni au 13 octobre, c’était juste la fenêtre que nous avions. J’étais en discussions avec Porsche et tout a fonctionné parfaitement."

Article suivant
EL2 - Webber place Porsche en tête à Fuji

Article précédent

EL2 - Webber place Porsche en tête à Fuji

Article suivant

EL3 - Toyota se montre, Ford confirme

EL3 - Toyota se montre, Ford confirme
Charger les commentaires

À propos de cet article

Séries WEC
Pilotes Mark Webber
Équipes Porsche Team Boutique
Auteur Basile Davoine