Pour Rea, les titres ne rivalisent pas avec l'euphorie de la victoire

Les 38 victoires qu'il a conquises en huit ans auront procuré à Rea des sensations incomparables… Au point qu'il pourrait poursuivre sa carrière au-delà de son contrat actuel ?

Pour Rea, les titres ne rivalisent pas avec l'euphorie de la victoire
Jonathan Rea, Kawasaki Racing
Jonathan Rea, Kawasaki Racing
Le Team Kawasaki Racing fête la victoire de Jonathan Rea
Podium : le vainqueur Jonathan Rea, Kawasaki Racing, le deuxième Tom Sykes, Kawasaki Racing, et le troisième Nicky Hayden, Honda World Superbike Team
Jonathan Rea, Kawasaki Racing
Le vainqueur Jonathan Rea, Kawasaki Racing Team dans le Parc Fermé
Jonathan Rea, Kawasaki Racing Team, sur le podium
Jonathan Rea, Kawasaki Racing Team
Jonathan Rea, Kawasaki Racing, vainqueur de la course

Jonathan Rea n'est plus qu'à quelques points d'un deuxième titre mondial et pourrait entrer, dès Jerez la semaine prochaine, dans le cercle très fermé des doubles Champions du monde Superbike, sachant qu'il compte aujourd'hui 48 points d'avance sur son plus proche poursuivant et qu'il devra en afficher 50 pour être libéré avant la dernière manche.

À seulement 29 ans, et alors qu'il domine la scène WSBK depuis l'an dernier avec Kawasaki, le Nord-Irlandais serait en droit de commencer à rêver aux trois titres de Troy Bayliss ou aux quatre couronnes de Carl Fogarty, mais il n'en est rien. "Battre Fogarty ne m'intéresse pas", assure-t-il à Bikesportnews. "Non, les records et les choses comme ça, c'est sympa mais rien ne bat ce que l'on ressent en gagnant. Remporter le championnat, l'année dernière, c'était sympa, mais ça n'était pas le meilleur moment de l'année."

"Les meilleurs moments de l'année sont quand vous passez la ligne et que vous retournez au parc fermé, c'est là que vous ressentez cette sensation euphorique de la victoire en course", décrit-il. "Vous voyez tout le monde heureux autour de vous et vous êtes le gars du moment. Remporter un championnat ou être assis chez vous avec votre tasse de thé et quatre trophées ne vous apporte pas cela. Cette sensation ne dure pas, mais elle est irremplaçable."

"Il y a des courses que j'ai abordées en sachant qu'on pouvait gagner, mais que rien n'était garanti. Mais peu importe les sensations ou les circonstances quand vous réussissez à gagner, quand vous voyez le drapeau à damier, qu'il n'y a personne devant vous et que vous passez la ligne", poursuit celui qui a remporté 23 courses sur 48 depuis l'an dernier. "Cela dure deux virages, puis quand vous arrivez au parc fermé ça revient, et puis ça diminue. Ensuite, vous allez à l'aéroport habillé en civil et personne ne sait qui vous êtes, mais ces moments-là sont incroyables."

Raccrocher au sommet ?

S'il témoigne de sensations qui semblent lui procurer une certaine addiction, Jonathan Rea sera-t-il prêt à raccrocher lorsque son contrat avec Kawasaki arrivera à échéance, dans deux ans ? "Ce serait bien de rester impliqué dans la moto, peut-être de courir encore. Je n'aurai que 31 ans, c'est assez jeune, mais je crois que j'ai vraiment envie de partir en étant au top", pointe-t-il.

"J'essaye juste de prendre les choses année après année", poursuit le Nord-Irlandais, sans rien exclure prématurément. "Il y a une part de moi qui aimerait partir en étant au top et aller dans les montagnes en Australie, rouler à vélo et monter une école de pilotage Kawasaki à Phillip Island, prendre du plaisir à rouler sans pression, mais il y a aussi une part de moi qui aimerait continuer à courir jusqu'à ce que j'aie 35 ou 40 ans."

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